Léon Soulerin
Léon Soulerin (1844 1893) Ingénieur,
inventeur, entrepreneur, est né le 8 septembre 1844, à
Chassiers, près de Largentière.
D'abord géomètre en Haute-Savoie, il travailla ensuite
comme ingénieur en Amérique du Nord, de 1867 à
1879 ou il fut vice-président de la Chicago Telephony. C'est
à ce titre qu'il prit part à la construction du chemin
de fer de Milwaukee Manitowoc et Gree-Bay.
Il s'est marié le 2 juillet 1877 (lundi), à Clinton, ETATS
UNIS, avec Magdeleine WILLYS .
La Téléphonie :
Soulerin revint à Paris apportant en France la nouvelle invention
des téléphones Bell dont il introduisit l'usage dans toute
l'Europe.
Un article du Figaro daté du 21 décembre 1884 nous apprend
dans quelles circonstances M. Soulerin installa la première
ligne de téléphone dans la capitale en 1878 au cabinet
du ministre des "Postes et Télégraphes" depuis
1877, M. Cochery :
Le téléphone qui alors allait d'une chambre à l'autre
dans un appartement, ne pouvait pas grand chose ; il fallait le faire
fonctionner à une longue distance pour convaincre les récalcitrants.
Le Ministre ne permettait point la pose d'un câble sur la voie
publique ; la question était à l'étude, comme on
dit. On sait ce que cela signifie le plus souvent, n'est-il pas vrai
?
Une question à l'étude, c'est quatre vingt dix neuf fois
sur cent un enterrement de première classe pour l'invention qui
en est l'objet.
Le téléphone Bell, appareil américain, importé
par un Français, M. Soulerin, était moins appuyé
en haut lieu que ses concurrents. Poussé à bout, cet homme
ingénieux fit un véritable coup d'État...
Dans la nuit, sans permission préalable, il fit établir
un téléphone, partant de la halle aux blés et aboutissant
dans la haute rue Richelieu, et, par une ironie audacieuse..., il attacha
le poteau conducteur sur l'ancien hôtel des Postes, monument officiel...
Les gardiens de la paix, en voyant les ouvriers affairés sur
la toiture de M. Cochery, ne se doutaient de rien ; au petit jour, le
téléphone clandestin fonctionnait et M. Cochery fut invité
à venir le voir.
« Savez-vous que vous venez de commettre un délit ? »
s'écria M. Cochery, « et que vous pourriez être arrêté
pour avoir établi une ligne télégraphique en dehors
de l'État ? ». « Ce soir, j'aurai fait enlever votre
téléphone ! »
Mais la première colère passée, M. Cochery se ravisa.
Non seulement il ne fit pas enlever le premier fil, mais il existe encore
aujourd'hui (en 1884)...
1879-1880 La Société Française de Correspondance
téléphonique
Le 12 juillet 1879 Léon Soulerin14 crée la Société
Française de Correspondance Téléphonique
(SFCT).
Cette société a pour but « Létablissement
de lignes téléphoniques servant à mettre en rapport
entre elles les personnes habitant Paris avec le reste du département
de la Seine et de la Seine-et-Oise. » La société
est titulaire de la deuxième concession, accordée au sénateur
Louis Alexandre Foucher de Careil le 12 juillet 1879 pour la seule ville
de Paris.
24.Juillet 1879 Soulerin dépose le Brevet 131914
"système perfectionné de transmetteur téléphonique"
(6 pages).
Transmetteur Blake
Le système exploité par Léon Soulerin est le récepteur
de Bell associé au transmetteur microphonique de Francis
Blake, un américain qui vient de faire breveter son système
et de le vendre à la Bell Telephone Company.
Le siège social sétablit au 7, avenue de lOpéra
à Paris. Cette autorisation est transférée à
Léon Soulerin le 23 septembre 1879.
La société est absorbée par la Compagnie
des Téléphones le 2 février 1880 en
même temps que la Compagnie du Téléphone
(Gower).
Grâce à une communication habile et une redevance dabonnement
nettement moins chère que ses deux concurrents, la société
dispose de 120 souscripteurs à la fin de 1879.
Mais Léon Soulerin ne réussit pas à installer un
bureau central capable de relier ses futurs abonnés. Il est probable
que les sociétés Compagnie du Téléphone
(Système Gower) et Société Française de
Correspondance Téléphonique, aient employé les
services de deux sénateurs de la République pour négocier
plus aisément l'obtention auprès de lÉtat
des deux concessions, puis que ces deux sénateurs se soient ensuite
retirés par transfert des concessions, pour la Compagnie du téléphone
du sénateur Hébrard à Charles Wallut, pour la SFCT
du sénateur Foucher de Careil à Léon Soulerin.
Provenace des archives Edison , Lettre de T.A.
Edison à Léon Soulerin, Accord du 14 octobre 1879 , contrat
de partenariat téléphonique français.
Sujet Gestion (entreprises et organisations) Téléphone

Et aussi Agreement, Cornelius Roosevelt, Joshua Franklin Bailey, Edward
Du Chateau, Leon Soulerin, October 18th, 1879 (Telephone -- Foreign
-- Europe)
Suite du procès-verbal de Tel Co.
1880-1880 La Compagnie des Téléphones,
société de transition
La Compagnie des Téléphones est créée le
2 février 1880 à loccasion de labsorption
de la SFCT en grande difficulté par la Compagnie du Téléphone
; la Compagnie du Téléphone devient la Compagnie des Téléphones.
Elle est constituée avec un capital de 5 millions de francs pour
exploiter les brevets d'Edison, de Gray et de Breguet. Le Conseil d'administration
est présidé par le riche banquier Amédée
Jametel (frère du sénateur) et constitué de la
Banque franco- égyptienne, Kohn-Reinach & Cie, Lévy
Crémieu, Ernest May, Charles Ferry, Morel-Kahn, rejoint par le
CIC . Le 2 avril 1880 l'État transfère à M. Amédée
Jametel les deux concessions d'exploitation téléphoniques
accordées les 27 juin 1879 et 12 juillet 1879 détenues
jusqualors par MM Wallut et Soulerin, à la demande de ces
derniers.
La société est intégrée en aout 1880 à
la Société
Générale des Téléphones.
A Paris se trouvent le bureau central, situé au siège
social, 66 rue Neuve des Petits Champs à Paris et un bureau annexe
à La Villette, quatre nouveaux bureaux sont en construction.
Au mois doctobre 1880, 200 abonnés sont déjà
reliés et 130 attendent leur tour. La société installe
chez ses abonnés le téléphone Gower. En province,
la compagnie a ouvert un réseau à Lyon avec 23 abonnés,
à Marseille avec 25 abonnés et à Nantes avec 19
abonnés (octobre 1880). Elle est aussi installée àBordeaux,
Lille et Le Havre où les discussions sont en cours avec les municipalités.
La société installe chez ses clients de province le téléphone
à crayons de charbon de John Crossley
Brevet 227128
(lien Inpi) du 14.01.1893 " Perfectionnements introduits dans un
système de communications électriques et dans les appareils
télégraphiques" Déposant 1 : SOULERIN Léon
Adresse : Paris, 20, rue Taitbout, 75056.
Lien
du détail du brevet
Mon invention a pour objet des perfectionnements introduita dans
les appareils destinés à ttansmettre électriquement
des sirnaux .µ
La fig: 1 représante un enaemble sublématuque
du syatème loraque plusieurs appareils trangmetteurs sont
intércalés dens le même cirecuit, léquel
ne renferme qu'un seul appareil récepteur ot ses accessoires,
A M M M P r B représente le cireuit principal sur lequel
sont intercalés un nombre quelconque d'appareils transmetteurs
M, un relais et une pile P entretenant un courant constant tant
que les appareiles trangmetteurs ne sont pas actionnés.
Le relais r est placé sur un cireuit local B r S R p C
dana lequel se trouvent, outre le relais une sonnerie d'appel,
un appareil récepteur et une pile p. Ce circuit est ouvert
tant que les aprareils transmetteurs ne fonctionnent pas, et le
récepteur R nest autre quun récepteur
Morse ordinaire, dont la bande de papier peut être mise
en mouvement automatiquement, le déroulement pouvant être
arrêté soit à la main, soit automatiquement
après un déroulement d'une longueur donnée.
La mise en mouvoment est déterminée dès quon
agit sur lun quelconque des boutons que porte l'appareil
récepteur ... La suite est pationnante.
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Le chemin de fer
Soulerin avait aussi imaginé de nouveaux systèmes
de frein à air comprimé dont l'usage s'est répandu
sur toutes les lignes de chemin de fer: les freins Soulerin.
: Numéro de brevet : 227129
Date de dépôt : 14.01.1893 à Paris, 20, rue Taitbout,
75056.
Il s'est également intéressé à l'étude
des freins dits "continus", appliqués aux tramways,
locomotives et autres wagons de chemin de fer. Toutes les voitures et
fourgons du Petit Anjou étaient équipées du frein
à vide Soulerin. Entreprenant,
Louis Soulerin crée la "Société
anonyme des freins Soulerin" qui sera présente
sur l'exposition universelle de Paris en 1900.
Soulerin décéde le 22 octobre 1893 (dimanche)
- Paris, 75, Ile de France, à l'âge de 49 ans.
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