Télécommunications
de l'OTAN
L'OTAN
La ligne de communication (et pas télécommunication) américaine
en France sétend depuis lAquitaine jusquà
la Lorraine en décrivant un arc de cercle presque continu qui
traverse le quart des départements de la métropole.
Créée à la fin de lannée 1950 par
un accord qui prend effet très rapidement, cette ligne donne
lieu rapidement également au choix des sites daccueil de
lUS Army parmi un ensemble qui lui est proposé, mais sans
doute aussi parmi des sites sur lesquels elle souhaite sinstaller
parce quelle les a déjà employés quelques
années ou quelques décennies plus tôt. Son rôle
est dassurer le soutien des forces, ce qui explique quelle
stocke et entretient des chars et des camions, des munitions et des
rations de combat...
Pour leur part, les bataillons du génie et des transmissions
présents en France ont pour mission de réaliser des constructions
et de les entretenir, de poser des lignes téléphoniques
et des télescripteurs, mais pas de creuser des tranchées
ou de provoquer des abattis, ou de transmettre des ordres et des informations
.
Cette ligne a disparu le 31 mars 1967 à minuit à lexpiration
de lopération dévacuation Freloc, déclenchée
un peu plus dune année auparavant par le général
de Gaulle. Lexistence de cette ligne de communication sest
donc étendue sur un peu plus de seize années.
! Tout cela est très compliqué. Aussi les premières
années de la ligne sont-elles souvent passées sous silence
parce quelle nexiste encore pas autrement que sous la forme
de demandes, de négociations, de recherches de sites, et de villages
de tentes dans la neige ou dans la boue, quelquefois les deux, quelquefois
dans une partie de forêt comme le sont la forêt de
Haye entre Nancy et Toul, la forêt de Trois-Fontaines à
la limite entre la Lorraine et la Champagne, la forêt de Chinon
entre cette ville et Azay-le-Rideau, ou encore La Braconne près
dAngoulême -, et que la mise en place de lOTAN masque
celle de la ligne... (lire
l'article de cet aspect à cette adresse) .
sommaire
Les télécommunication de l'OTAN
Il y a peu d'informations disponibles sur ces télécommunications
de l'Otan, je reste à l'écoute de toute information sur
ce sujet. Merci.
De 1951 à 1955 la contribution de 150 milliards d'anciens francs
a été attribuée à l'OTAN pour la mise en
place d'une infrastructure de transmission d'ailleurs largement dimensionnée
par rapport aux besoins d'alors.
C'est cette importante contribution (les autorisations de programme
ouvertes en 10 ans aux télécommunications de 1949 à
1958 se montèrent à 217 milliards d'anciens francs courants)
qui explique la reprise de 1952, la. récession de 1955 à
1959 et surtout que les difficultés en matière d'écoulement
du trafic n'apparurent qu'à partir de 1955.
La plus forte progression enregistrée de l'évolution
du téléphone en France, au cours du Ve
Plan, fut un doublement en trois ans de 1952 à 1955 à
cause de l'importante contribution de l'OTAN.
Au départ les bataillons du génie et des transmissions
présents en France ont pour mission de réaliser des constructions
et de les entretenir, de poser des lignes téléphoniques
et des télescripteurs, mais pas de creuser des tranchées
ou de provoquer des abattis, ou de transmettre des ordres et des informations
.
1952 LOTAN déploie plusieurs réseaux
de télécommunications SHF en phonie, télégraphie
et données dédiés aux commandements de ses forces
en Europe. (le AIRCENT de 1952 à 1958, le LANDCENT de 1952 à
1962, lAFCENT de 1962 à 1967).
Parallèlement et à partir de 1961, le premier grand réseau
de radiocommunications en fréquences UHF à diffusion troposphérique
(800/900 MHz) entre en service. Nommé ACE-High-Network (pour
Allied Command Europe Highband), il sétendait du nord de
la Norvège au sud de la Turquie sur un linéaire de 6800
Km !
Il existait près de 90 stations, dont des stations hertziennes
en ligne de visée (LOS), situées dans 9 pays différents.
(Dans les Ardennes 5 stations LOS : La Férée, Poix-Terron-la
Bascule, Stonne, Marlemont, Vieux moulins dHargnies). A partir
de la fin des années 1980, afin de libérer les fréquences
pour des usages civils de téléphonie mobile et de télédiffusion,
le réseau est démantelé progressivement, jusquà
sa désactivation totale en 1996.
1963 LE RÉSEAU DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
DE L'O.T.A.N. par voie hertzienne et troposphérique est achevé
Voir Le
Monde Publié le 19 novembre 1963
sommaire
Il existe un site ou vous pouvez obtenir de nombreuses
informations sur cette colossale organisation :
contenat 908 docuùents.
Cliquer sur l'image pour y accéder.
Voici quelques extraits
En 1951 COMMUNIQUE
.DE PRESSE PULLIE A L'ISSUE DE LA SEPTIEME SESSION DU CONSEIL DE
L ATLANTIQUE NORD, le 20 septembre 1951, OTTAWA
EXTRAIT
1. La septième session du Conseil de l'Atlantique Nord a pris
fin. Au cours de celle-ci, pour la première fois, ...
2. A l'occasion d'un échange de vues sur la situation mondiale,
le Conseil a constaté que, dans un monde où là
tension persiste, la Communauté Atlantique dispose d'une force
croissante justifiant une confiance accrue. Le Conseil a été
mis au courant par les ruissences d'Occupation des progrès accomplis
dans les pourparlers relatifs à l'établissement d'une
nouvelle base de relations avec la Républicue Fédérale
Allemande. Il a été informé d'autre part de le
déclaration faite par les trois ministres des affaires étran:gères
à la suite de leur entrevue de Washinton, aux termes de laquelle
ceux-ci ont accuéilli avec satisfaction le projet de création
d'une communauté européenne --de défense dont l'Allemagne
ferait partie.
..
5. Tous les gouvernements membres ont reconnu que leur effort commun
doit tendre à porter leurs forces de défense à
un niveau suffisant; ils ont reconnu également que le maintien
d'une économie suffisamment saine et stable indispensable pour
soutenir cet effort constitue un objectif non moins important, Les rapports
du Bureau de production de défense et du bureau économique
et financier, ainsi que la discussion qui s'est instituée à
leur sujet ont mis en évidence un certein nombre de difficultés
dans le domaine de la production et dans le domaine économique.
Les pays membres reconnaissent que ces difficultés doivent être
surmontées si l'on veut poursuivre et développer les efforts
qui ont été entrepris
pour renforcer le monde libre.
Le Conseil a constaté l'existence d'un danger d'inflation ainsi
que les charges pesant sur les balances des paiements du fait de l'accroissement
des efforts de défense; il a constaté également
que les problèmes de prix et de répartition des matières
premières rendent plus difficile la réalisation d'une
défense efficace. Les Ministres ont reconnu que l'effort que
les pays membres poursuivent en commun leur impose de s'attaquer en
commun à ces problèmes.Ils sont convenus de prendre individuellement
et collectivement les mesures qui-leur paraîtront propres à
les résoudre. ...
9. . Le Conseil a publié unc déclaration distincte soulignant
l'importance cue les gouvernements membres attachent au progrés
de la Communauté Atlantique, en vue non seulement de sauvegarder
leurs libertés et leurs traditions communes sur une base d'égalité,
mais encore d'affermir leurs institutions démocratiques et de
promouvoir le bien-être de leurs peuples. Cette déclaration
fait état de la création d'un Comité ministériel
chargé d'étudierles mesures 5énérales qui
pourréient être prises à cette fin et de faire des
recommandations appropriées. ...
En 1958 Document BESOINS
MILITAIRES EN TELECOMMUNICATIONS
EXTRAIT
... Il ressort des études cffectuées conformément
aux recommandations du Groupe de travail ad hoc sur les téléè
communications (2) quen ce qui concerne la seconde catégorie
de circuits, il nest pas impossible quavant la fin de lannée
les dispositifs de commutation manuelie se soient suffisamment améliorés
pour que ces circuits puissent nêtre branchés quau
moment requis en cas durgence.
A lheure actuelle, il nest pas possible de déterminer
si, à longue échéance, la commutation automatique
se révélera comme une opération pratique et économiquement
réalisable.
...
Dés mai 1950. lcs cing pays constituant le WUDO ont consacré
une première tranche de £ 16.200.000 à lamélioration
de. leurs réseaux nationaux, Ce fut le début du financement
commun de lInfrastructure Télécommunications.
Par la suite, le financement obtenu par les tranches dinfrastructure
OTAN a permis de développer et daméliorer les installations
de télécommunications jusquà l?extrême
Nord de la Norvège et. aux
frontières orientales de la Turquie. Jusquà la tranche
VIII incluse, 1OTAN ? ainsi financé £ 142 millions
(1) pour lamé| lioration des réseaux nationaux
en vue de Leur utilisation militaire,
Bien que ces améliorations aient êté réalisées
au moyen dun financement commun, les frais d'entretien et d'exploitation
en sont a charges nationales.
Il résulte de ce qui précède que, dans leur quasi
totalité, les Installations ae télécommunications
financées par 1'OTAN viennent s'intégrer aux réscaux
nationeux,
Par l'excéption , le réseau "Forward Scatter
constituera un réseau militaire entièrement indépendant
des réscaux netionaux. Dans lesprit du Commandement, cette
indépendance assurera une sécurité accrue aux communications
acheminées sur ce système.
Les frais dexploitation et dentretien de ce système
seront à charge commune. De ce qui précède, on
déduit que le financement commun a permis de réaliser
un réseau de télécommunications susceptible de
faire face aux besoins OTAN du temps de paix comme du temps de guerrce
Or, les besoins du temps de guerre excèdent largement les besoins
du temps de paix. Il existe donc un certain nombre dinstallations
financées par lOTAN mais non utilisées par lui en
temps de paix. Lusage sest établi que ces installations
"surabondantes' soient laissées à la disposition
des pays hôtes qui ont ainsi la faculté de les utiliser:Pour
amcliorer leurs liaisons nationales. ...
Ici quelques commentaires apparaissent indispensables.
Dès le temps de paix-les Etats-Majors OTAN ont besoin déchanger:
entre eux des communications téléphoniques et des messages
télégraphiques. De méme, les informations provenant
des installations radar de surveillance doivent être centralisées
en permanence pour les besoins OTAN dans certains. centres de défense
aérienne.
Ces divers trafics pourraient san doute être acheminés
de la façon la plus ordinaire par lintermédiaire
des centraux interurbains ou des bureaux télégraphiques
PTT.
Pour des raisons diverses telles que commodité, rapidité,
économie, etc, les Etats-Majors OTAN demandent généralement
aux PTT quils soient écoulés par des lignes directesspécialement.
établies, sans aucun intermédiaire, entre les utilisateurs
principaux.
Leur usage donne lieu à facturation par les PTT selon des tarifs
indépendants du nombre de communications échangées
et calculés en fonction
de la distance qui sépare les deux extrémités de
la ligne directe.
...
On estime que pour lannée 1958 le total de ces facturetions
avoisinera F.F. 4milliards,.. il sagit doncon le voit, dune
source. importante de recettes pour les pays OTAN intéressés
(qui:sont à peu prés exclusivement les pays curopéens)
... Dautre part, dens la quasi totalité des pays OTAN,
les organismes de télécommunications. sont plus ou moins
assimilés à des entroprises commerciales.
...
22 Les considérations ci-dessus montrent que le problème
des télécommunications, à part quelques aspects
techniques mineurs, est essentiellement un problème financier
dunt les répercussions sent différentes selon que la position
prédominante des pays est celle de pays "note" ou de
pays "contributeur", ...
CONCLUSION
25.. De ce qui précède, il résulte que le problème
des tarifs de facturation à l'0T/N de la location des circuits
directs spécialisés ne peut être examiné
séparément, Il ne constitue en effet quun aspect
dun seul et même problème financier qui englobe dautre
part les remboursements au titre de laccord sur lintérêt
économique, la valeur résiduelle des installations, lutilisation
en temps de paix pour des fins nationales des installations OTAN surabondantes,
les frais d'entretien des installations financées par l'OTAN.|
(signé) J. DANTON
RESEAU
DE COMMUTATION TELEPHONIQUE INITIAL DU NICS
AC/4-D/2297 · Item · 1974-01-08
(1974 il est question de centres de commutation )
1. Conformément à 1'AC/4-DS/918, la description suivante
du premier stade des travaux proposé par l'ensemble des Grands
commandements et à réaliser au titre des projets 135B
(SHAPE) et 22{SACLANT) - installation de noeuds de commutation pour,
le NICS est soumise a. votre attention pour, examen et approbation .
2. Les projets. 135B (SHAPE) ot 22(SACLANT). de 1a tranche XXIV du programme
d'infrastructure, tels qu'ils ont été approuvés.
prévoient l'inscription au programme de l'installation d'un réseau
téléphonique nodal commuté automatique. Ce réseau
commuté; ainsi que les éléments: terrestres et
spaciaux de satellite et les tares/centres. de distribution de messages.
constituent les éléments majeurs du premierélément
fiable du NICS (configuration A) . Ainsi qu'on l'à initialement
proposé dans la Tranche. XXIV; le, premier stade de l'installation
du réseau. comnuté aurait du être. La mise
au point d'un: commutateur nodal, prototype et du software d'ordinateur:
nécessaire.
Après l'approbation de la tranche XXIV, pour répondre
aux besoins des grands commandements en capacité de commutation
initiale requise pour apporter des améliorations notables dans
les meilleurs délais, la NICSMA a proposé qu'à
titre de premier stade de la mise en oeuvre du système nodal
un réseau initial commuté soit installé en utilisant
plusieurs commutateurs d'accès directement interconnectés.
Des conmutateurs d'accès de ce type seront requis pour assurer
le soutien du réseau nodal prévu en tous cas 23 commutateurs
(18 dans
le CAE et 5 dans le SACLANT) au service d'abonnés des Gouvernements,
des Grands commandements de l'OTAN, des Grands commandements subordonnés,
des Commandements subordonnés principaux et auxiliaires permettront
de répondre aux besoins militaires minimaux pour cette capacité
de commutation .
...
4. ... Ces commutateurs doivent, pouvoir, commuter: des voies analogiques
à deux et quatre fils et ils. auront, des terminaisons à
deux et quatre fils. Les conmutateurs, seront. également. capables
de commuter les appels en phonie protégéé, OTAN.
Les centraux et les appareils des abonnés existants devront,
être utilisés au maximum en connectant les abonnés
dans. ce réseant et, 1orsqu'un central, ou un appareil d'abonné
existants sera. utilisé, ce projet. devra prévoir l'interface.
avec les ce réseau. Les commutateurs doivent-être capables
d'opérer des rétours. au repos multiples et doivent avoir
un reroùtage automatique limité, ces éléments.
étant jugés nécessaires pour relier ces commutateurs
d'accès. au réseau nodal ultérieur du NICS, Les:
commutateurs d'accès seront câpables d'utiliser un ensemble
de circuits (circuits terrestres, par satellite et. par câbles,
sous-marins). Ces; commutateurs fourniront les ins-A wdà tallations
suivantes, au moins pour les utilisateurs qui leur soit DNS)
(a) Numérotation automatique directe
(b) 4 degrés, de. priorité.
(c) préemption automatique du trafic de faible priorité
(d) circuit d lignes prioritaires pour abonnés choisis
(e) Circuit de conférénces pour certains abonnés
choisis.
. ....
RAPPORT
CONCERNANT LES "CHAPITRES PAR PAYS" EN VUE DU BILAN ANNUEL
1963 DES PROGRES ACCOMPLIS A L'ECHELON NATIONAL DANS LA PREPARATION
DES PLANS CIVILS D'URGENCE
AC/98-D/174 · Item · 1963-10-04
TELECOMMUNICATIONS
Le siège de repli protégé du Gouvernement central,
récemment terminé, sera desservi par un relais télégraphique
primaire et par un Centre téléphonique dinterconnexion;
la construction et linstallation des centres étaient achevées
à 80% à la fin de 1962,
Les dix sièges régionaux durgence, dont six sont
des sièges protégés, qui seront achevés
en 1963, seront dotés chacun dun centre télégraphique
et téléphonique dinterconnexion ; 80% de léquipement
nécessaire a été achetés Il est envisagé
d'achever le reste de léquipement'en 1963.
Cest lArmée de terre qui assurera la réalisation
et lexploitation des télécommunications d'urgence,
.garantissant la permanence dès activités du Gouvernement
fédéral à partir du Siège central et des
sièges régionaux, et à partir des régions
jusquaux 34 sièges de Zone; le plan de télécommunications
prvoit la location de circuits, plus le réséau HF et VHF
de soutien appartenant à 1Etat. Une somme de $ 500.000
environ
a été consacrée jusqu'ici à léquipement
des télécommunications durgence des sièges
provinciaux et municipaux, Il est envisagé dy consacrer
une autre somme de $ 250.000 en 1963/1961.
Les télécommunications gouvernementales pour répondre
aux besoins durgence figurent au nombre des objectifs prioritaires
du Canada. Pour maintenir le contrôle des moyens de télécommunications,
des plans ont été mis au point prévoyant que lorganisation
nationale des télécommunications durgence (ENTO),
qui est un organisme civil et militaire dont le Comité principal
est placé sous la présidence dun civil fonctionnera
en temps de guerre à partir des sièges de replitant à
léchelon central quaux échelons régionaux.
Un registre des priorités comprenant la liste des lignes privées
essentielles, des circuits dexploitation essentiels des transports
ferroviaires et aériens, etc.., a été établi
et sera utilisé pour les remises en état ou en cas de
crise. Les plans généraux pour le maintien des télécommunications
destinées à répondre aux besoins en cas durgence
prévoient lidentification et la protection des points de
télécommunications d'importance vitale. (surtout les points
dinterconnexion).
Les autorités canadiennes examinent à lheure actuelle
la possibilité dinstituer un contrôle technique afin
de |sassurer que lutilisation de services téléphoniques
publics sera limitée en cas de crise aux usagers essentiels.
Aucun progrès na été signalé en ce
qui concerne le stockage de matériel de télécommunications.
|En ce quiconcerne le système dalerte, de nouveaux progrès:
ont été réalisés pour ce qui est de linstallation
dun réseau d'alerte par émissions radio, qui fonctionnera
21 heures sur 24. Il est prévu que le système de transmission
de renseignements sur les explosions et les retombées nucléaires
sera entièrement achevé en 1964, à lexception
dune extension vers le nord du Canada dont lachèvement
est prévu pour 1965, Des installations de télécommunications
limitées existent déjà pour plus de 50% des postes
de transmission de renseignements sur la retombée, Un plan pour
le contrôle des émissions radio en temps de guerre. a été
approuvé .
...
Un des premiers systèmes, le central Strowger
du constructeur allemand Siemens, qui fut installé après
la Seconde guerre mondiale à Paris dans les locaux de lOTAN
(porte Dauphine)
Lors de la conférence de Lisbonne en février 1952, le
Conseil de lOrganisation du Traité de lAtlantique
Nord prend la décision détablir à Paris le
siège permanent de son organisation. Le nouvel édifice
remplacera ses bureaux provisoires installés en 1950 sur les
pentes du jardin du palais de Chaillot, malcommodes et décriés
pour leur caractère inesthétique (ils avaient été
réalisés par Carlu pour la VIe session des Nations Unies
de 1951). Le gouvernement français met à la disposition
de lorganisation, en avril 1954, un terrain de 16 000 m²
situé porte Dauphine, à la lisière du bois de Boulogne,
en accord avec la Ville de Paris.
Ce terrain avait été réservé pour le siège
de lUNESCO dont la construction est alors finalement déplacée
derrière lEcole militaire, avec un nouveau projet architectural.
Le coût de louvrage, près de quatre milliards de
francs, est à la charge des quinze pays membres de lOTAN.
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