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Vienne, le 80 Mai 1894 Commutateur automatique
NISSL
Nissl Franz, pionnier
Autrichien, ingénieur électricien
et industriel né en Bohême, est déjà intéressé
pendant ses études de physique. à l'Université technique
de Vienne (à partir de 1871), en particulier pour l'ingénierie
des communications. Après avoir obtenu un excellent diplôme
d'étudiant en 1876, Nissl s'est d'abord consacré à
la télégraphie, mais a rapidement construit un appareil
Bell à partir de croquis du téléphone et les
a présentés à l'Autriche-Hongrie pour la première
fois en 1877 à l'Université technique de Vienne.
De 1877 à 1878, Nissl travailla dans l'entreprise
de construction de télégraphes de Teirich à Vienne,
Bucarest et Budapest .
Des écrits disent qu'en 1881 a ouvert le premier réseau
téléphonique de la monarchie à Budapest, mais je
n'ai pas d'autres échos sur ce fait. (à suivre)
1885 Les lignes téléphoniques ne
sont généralement utilisées de cette époque
que dans une mesure incomplète.
Comme chaque poste doit être relié à la station centrale
par une ligne spéciale et souvent assez longue dont on ne fait
ordinairement usage que pour un court instant, les frais d'établissement
des lignes et d'installation des appareils et commutateurs ainsi que les
dépenses d'exploitation sont par ce fait considérablement
élevées.
On ne pourrait remédier à ces mauvaises conditions économiques
par l'emploi de compteurs de conversations, car il aurait seulement pour
effet d'augmenter encore plus les frais d'installation sans dispenser
les agents de la station centrale de l'obligation d'établir les
communications, bien que cet établissement pût être
alors un peu moins fréquemment réclamé par les abonnés.
Il arrive souvent que des postes d'abonnés d'un même réseau
soient très près les uns des autres ou même installés
dans la même maison, et cependant chacun d'eux est raccordé
par une ligne spéciale à la station centrale commune.
On réaliserait une grande économie si l'on pouvait relier
plusieurs postes d'abonnés à la station centrale par une
ligne commune dont la permutation devrait être naturellement effectuée
automatiquement pour chacun des postes raccordés par cette ligne.
Des appareils plus ou moins ingénieux ont été construits
en vue de la réalisation de ce problème, mais aucun d'entre
eux n'a donné des résultats bien pratiques et satisfaisants.
La plupart portent déjà en eux-mêmes le germe de la
défectuosité de leur fonctionnement.
Les relais polarisés à contacts délicats, les mouvements
à cadran actionnés par l'électricité, et les
mouvements d'horlogerie à marche synchronique ne présentent
aucune garantie d'un service d'une sûreté constante.
Pour l'application de ces appareils on est, d'ailleurs, obligé
de prendre des arrangements spéciaux dans les stations centrales
; le maniement des appareils des postes d'abonnés devient dans
la règle plus compliqué; les abonnés peuvent ainsi
troubler ou entendre les conversations d'autres clients reliés
à la même ligne; tous les systèmes jusqu'ici imaginés
permettent qu'un souscripteur fasse usage de la ligne pour un temps indéfini,
au détriment des autres abonnés et, enfin, le nombre des
raccordements qu'il est possible d'effectuer est très limité.
L'appareil de M FRANZ NISSL, Ingénieur à Vienne.
dont nous donnons ci-après la description permet d'éviter
tous ces inconvénients.
Quand on en fait usage, la station centrale n'a besoin d'aucune disposition
spéciale et les appareils des abonnés restent tels qu'ils
le sont actuellement.
L'appareil de M. Nissl est protégé en Allemagne par le brevet
impérial n° 75 492 et par un brevet additionnel publié
le 18 Décembre 1898.
Il a aussi été breveté en Autriche-Hongrie, en France,
en Angleterre et en Belgique, et son inventeur est actuellement en instance
pour le faire breveter dans tous les autres Etats civilisés.

La figure 1, indique six postes I à VI raccordés par la
même ligne. Brevet NISSL Nissl, F du 12 Mar. 1895 US535,806
La station centrale est en état d'appeler chacun des postes raccordés
et, vice-versa, chaque abonné peut appeler la station centrale
sans déranger par un signal quelconque les autres postes reliés
à sa ligne. Aucun abonné ne peut troubler ou interrompre
une conversation déjà commencée. Il ne lui est plus
loisible de faire usage de la ligne aussi longtemps que cela lui convient,
le commutateur l'excluant automatiquement du circuit après un certain
temps. Le principe sur lequel ce commutateur automatique est fondé,
est le suivant.
Cet appareil comprend plusieurs disques ou cylindres mis en mouvement
par un moteur d'un genre quelconque et munis de contacts pour la ligne
commune et les abonnés qui y sont reliés, de sorte que chaque
poste soit raccordé successivement et alternativement à
la ligne commune pendant un certain temps.
La station centrale de même que les abonnés peuvent toujours
observer à chaque instant la position de ces contacts, ce qui permet
à la station centrale d'appeler chacun des abonnés, pendant
que son poste est en contact avec la ligne commune, et de leur côté
tous les abonnés peuvent appeler la station centrale pendant que
leur poste est en contact avec la ligne commune. Il n'y a en outre que
l'abonné qui puisse enrayer, à lui seul ou conjointement
avec la station centrale, la marche du rouage pour un certain temps, par
exemple 3 ou 5 minutes, afin de pouvoir rester dans cet intervalle en
communication avec la station centrale et, par l'intermédiaire
de cette dernière, avec un autre abonné du réseau.
Le nombre des postes d'abonnés que l'on peut relier à un
pareil appareil est illimité en principe, mais dans la pratique
il aura une limite suivant l'importance de l'usage de la ligne. Pendant
qu'un abonné est en communication avec la station centrale, tous
ceux qui sont reliés au même commutateur que lui restent
complètement exclus du circuit; ils ne peuvent, par conséquent,
ni troubler ni écouter la conversation.
Pour observer la position des contacts on peut employer soit des signaux
optiques ou acoustiques, soit des signaux de ces deux genres.
La fig. 2 donne un plan schématique de ce système.
Il est établi sous la supposition que quatre abonnés (I
IV) sont reliés au commutateur par des circuits métalliques
d'aller et de retour et que la ligne commune est également composée
de deux fils. On pourrait évidemment aussi prendre la terre comme
fil de retour.
Le cylindre W est par conséquent pourvu des contacts c c' pour
la ligne commune et de 4 contacts c1 c1' c2 c2' c3 c3' c4 c4' pour chacun
des abonnés. On a attribué deux contacts à chaque
ligne, pour assurer l'audition d'une manière plus complète.
Les contacts correspondants c1 c1' , etc., arrivent en même temps
en communication avec les ressorts de contact f1 f1', etc.
Les contacts c1 c 2, c3, c 4 sont en communication électrique avec
les contacts c1' c2' c3' c4' avec c'.
Le cylindre W est en communication avec un rouage mu par un moyen quelconque,
par exemple un poids, des ressorts, etc., et de telle façon qu'il
fait son évolution en un temps donné. S'il fait par exemple
un tour en une minute, tous les abonnés viennent une fois en contact
avec la ligne commune dans ce laps de temps. On pourrait aussi multiplier
ces contacts sur le périmètre du cylindre, afin que chaque
abonné puisse venir deux ou plusieurs fois en communication avec
la ligne, à chaque évolution du cylindre.
Les contacts du cylindre sont effleurés par les ressorts ff de
la ligne principale et par les ressorts f1 f1', f2 f2' f3 f3' f4 f4' des
lignes conduisant aux appareils des abonnés.
Afin d'être en mesure de connaître toujours la position du
cylindre, on l'a relié à un disque ou tambour T qui est
muni en différents points donnés de saillies ou de pointes
i1 i2, i3 i4 qui font résonner par leur ébranlement des
lames toniques z lesquelles sont au nombre de 4 dans le cas représenté
par le plan schématique. Ces sons produits par ces lames agissent
sur un microphone M communiquant avec la pile B et la bobine d'induction
et respectivement avec J. Ils pourraient être aussi produits par
un autre moyen quelconque et peut-être même à l'aide
d'un cylindre de phonographe. Ils sont différents pour chaque position
et on les entend aussi bien dans les téléphones des abonnés
que dans celui de la station centrale.
Pour faciliter aux abonnés le moyen de s'assurer si la ligne est
libre on amène, en se servant pour le retour de la ligne allant
au cylindre, une ligne spéciale entre chaque poste et le commutateur,
ou circulairement d'un poste à l'autre.
Cette ligne passant par la bobine d'induction J t et par les récepteurs
t1' t2' t3" t4' des quatre abonnés, toutes les vibrations
microphoniques, c'est-à-dire non seulement les sons, mais le bruit
du rouage, du pendule, etc., sont transmises par son intermédiaire
à l'appareil de l'abonné écoutant. Celui-ci sait
alors de suite si le cylindre est en mouvement ou non, et partant, si
la ligne est libre ou occupée
Pour cette audition, il convient de faire usage du téléphone
suspendu à la fourchette fixe, parce que l'autre appareil acoustique
arrête le levier automatique du commutateur dans la position pour
la transmission de signaux.
Si l'on voulait renoncer à fournir aux abonnés la facilité
de s'assurer immédiatement si la ligne est libre, on pourrait supprimer
la ligne d'audition spéciale ainsi que la bobine d'induction J
t , de sorte que chaque poste d'abonné n'aurait besoin que d'une
seule ligne et de la terre, pour l'aller et le retour. Dans ce cas, l'abonné
ne s'aperçoit du mouvement du rouage que lorsque son contact entre
en fonction, et il n'entend que le signal
qui lui est destiné.
Il nous reste maintenant encore à expliquer comment on arrête
temporairement le rouage et le cylindre.
Dans le cas supposé par le plan schématique ici représenté,
Il emploie à cet effet une méthode semblable à celle
qui est appliquée depuis nombre d'années pour les appareils
à signaux électriques des chemins de fer. On installe sur
la ligne commune un électro-aimant qui, en excitant une armature,
fait mouvoir par son intermédiaire une fourchette g et décroche
un bras de levier H. On peut naturellement employer cet arrangement pour
les courants de pile de même direction aussi bien que pour les courants
alternatifs pour lesquels le plan schématique est disposé
et qu'il est utile d'employer pour empêcher que le rouage du commutateur
ne vienne à être arrêté par l'électricité
atmosphérique. La fourchette est munie d'un certain nombre de palettes
disposées en degrés, ainsi qu'on le fait généralement,
et le levier ne peut donc entrer dans la fourchette qu'à la suite
de plusieurs émissions de courants dirigés en sens contraires.
Le levier à deux bras H entre dans une roue à rochet S reliée
au rouage qui meut le cylindre W et le rouage W est ainsi momentanément
arrêté. Ce mode d'arrêt du rouage du commutateur n'a
été choisi ici que pour la facilité de la représentation
schématique. Dans l'exécution pratique du système,
un levier vient se placer devant le pendule mis en mouvement par l'armature
du rouage ; on peut d'ailleurs encore obtenir cet arrêt par d'autres
moyens.
Maintenant, il faut que le levier H soit relevé après l'écoulement
du terme fixé pour la conversation, soit après 3 ou 5 minutes,
et que le rouage et le cylindre soient ainsi de nouveau remis en liberté.
Le moyen le plus facile pour opérer ce relèvement consiste
dans l'emploi d'un second rouage qui se met en évolution au moment
de la chute du levier H et qui s'arrête de lui-même au moment
fixé pour la clôture de la conversation dès qu'il
a ramené le leviersur la fourchette G. Cette opération est
représentée schématiquement par l'excentrique e qui
se trouve en communication avec ce deuxième rouage.
On peut aussi installer l'électro-aimant E dans une ligne spéciale
de communication avec les abonnés ou dans la ligne d'audition.
Un manipulateur pour l'intercalation de l'inducteur magnétique
de la station centrale dans cette ligne spéciale ou dans la ligne
d'audition, fournit alors le moyen pour la mise en fonction de l'électro-aimant.
Dans un cas comme dans l'autre on obtient, selon les circonstances et
surtout avec les appareils disposés pour une durée prolongée
de la conversation, le grand avantage que le cylindre W peut être
arrêté seulement par l'abonné et non par la station
centrale, parce qu'il n'y a aucune perte de temps inutile, par exemple
dans le cas d'une absence de l'abonné.
En transférant l'électro-aimant dans la ligne d'audition
on réalise l'économie d'une ligne spéciale, il est
vrai, mais l'embrasement du rouage du commutateur par un poste peut causer,
par son bruit, une lésion de l'oreille de l'abonné alors
aux écoutes.
Quand le rouage du commutateur est en arrêt, les ressorts o et p
que le bras d presse l'un contre l'autre pendant la marche de ce rouage,
interrompent le circuit du microphone quand ils viennent à être
relâchés par le bras d. Ce dernier fait une évolution
sur son axe chaque fois que s'opère un déclanchement du
rouage qui commande aussi l'excentrique e et levier H, et il ferme de
cette manière de nouveau le circuit du
microphone quand le rouage du microphone se met en mouvement.
En tournant, le bras d ferme aussi pendant quelques secondes les ressorts
m n , et met ainsi en fonction le circuit d'une pile Bt , qui pourrait
d'ailleurs aussi être fourni par la pile B et l'interrupteur automatique
U qui y est installé. Ce circuit renfermant aussi la ligne primaire
de la bobine d'induction Jt , il s'y produit des émissions de courant
qui manifestent leurs effets dans la ligne secondaire, soit la ligne d'audition,
et dans les téléphones qui y sont intercalés. Cet
arrangement a un double but. En premier lieu le faible bruit qu'occasionne
l'induction avertit les abonnés que le temps de la conversation
approche de son terme, et, d'autre part, il est possible d'appeler à
l'appareil par un fort son phonique, perceptible dans les téléphones
t1' t2' t3 't'4 l'abonné qui attend que la ligne soit devenue libre.
Pour empêcher que cet appel n'importune les autres abonnés,
on peut mettre clans chaque poste le commutateur sur R ou S, soit sur
le point de repos ou sur le point de travail (signal); dans le premier
cas le circuit d'audition est interrompu, et dans le second cas il se
trouve installé dans la ligne de transmission.
Ainsi un abonné trouvant la ligne prise n'a qu'à pousser
le levier de son commutateur sur S sans attendre que la ligne devienne
libre, car l'appareil l'appelle automatiquement quand ce moment se présente.
On peut de la sorte observer rigoureusement l'ordre de la succession des
abonnés qui demandent à se servir de la ligne. Pour empêcher
que les conversations ne puissent être entendues lorsque des courants
de charge circulent dans la ligne d'audition, on interrompt cette dernière
pour chaque abonné. Cela s'effectue au moyen des 10 ressorts P
qui, restant fermés pendant que le rouage du commutateur est en
rotation, s'ouvrent dès que le deuxième rouage se met en
mouvement. C'est aussi pour cela qu'il convient d'amener la ligne d'audition
de chaque abonné à l'appareil. Si l'on ne fait pas usage
d'une ligne d'audition, mais d'une seule ligne, respectivement d'un double
circuit, entre l'appareil et les abonnés, en employant donc une
seule bobine d'induction J, on intercale r enroulement primaire de la
bobine J dans le circuit de l'interrupteur automatique. On dispose alors
le rouage du commutateur de telle façon qu'il entre en évolution
quand les ressorts m et n sont fermés et que les deux rouages restent
par conséquent en activité jusqu'à ce que tous les
abonnés aient reçu, l'un après l'autre, le signal
d'appel phonique. Il faut naturellement que le levier H soit alors déjà
poussé sur la fourchette H au premier contact venant après
celui du poste avec lequel la conversation a eu lieu, afin que l'abonné
qui suit puisse éventuellement arrêter le rouage du commutateur.
Le commutateur est agencé de telle sorte qu'aucun abonné
ne puisse prolonger le temps de sa conversation; son contact passe juste
avant que le levier H se pose librement sur la fourchette G. Mais il n'y
aurait aucune difficulté de prendre des arrangements qui permissent
de prolonger le temps de conversation, pour les services publics, par
exemple. L'appareil fournit aussi un moyen de communication entre des
groupes d'abonnés éloignés les uns des autres et
reliés seulement par une ligne, tout abonné d'un groupe
pouvant dans ce cas appeler un abonné quelconque de l'autre groupe
et se mettre en relation avec lui, sans l'intermédiaire d'une station,
c'est-à-dire par une opération automatique de son appareil.
La figure 3 représente deux groupes d'abonnés 1,2, 3, 4,
5 et I, II, III, IV, V reliés par une ligne commune K K'.
Un système automatique est installé dans chacun des points
de jonction K K'.
Les électro-aimants de ces appareils ne se trouvent pas sur la
ligne commune, mais sur la ligne d'audition ou, ce qui vaut encore mieux,
sur une ligne spéciale. L'abonné 1 veut parler à
l'abonné I. Attendant le signal de ce dernier, il arrête
le rouage de son propre commutateur et il entend ensuite dans son appareil
les signaux du commutateur K'. Dès qu'il a entendu le signal de
l'abonné T il fait jouer sa sonnerie; I arrête le rouage
du commutateur K', et il peut alors s'entretenir avec son correspondant
pendant le temps fixé pour les conversations. Les autres abonnés
sont entièrement exclus du circuit et ne peuvent entendre aucun
mot de l'entretien.
Au moment où la conversation doit finir, les abonnés qui
l'ont tenue sont de nouveau exclus automatiquement du circuit et leurs
co-abonnés sont, s'ils l'ont demandé, avertis par un signal
phonique de la reprise du fonctionnement des commutateurs.
Il est presque inutile d'ajouter que les appareils travaillent indépendamment,
les uns des autres, soit sans aucun synchronisme.
Pour plus de clarté, nous croyons devoir indiquer le chemin suivi
par les courants dans la méthode représentée par
la figure 2.
Il nous faut premièrement encore remarquer que comme le microphone
doit toujours être très sensible, il est possible de l'ajuster
en conséquence. A cet effet, on a construit un microphone particulier
qui se compose seulement d'un diaphragme de charbon sur lequel est légèrement
fixé un petit bouton de charbon garni de platine. Ce microphone
n'est sujet à aucune variation; il ne nécessite pour la
transmission qu'une force de courant très minime, un élément
Meidinger, avec une résistance de 50 ohm installée dans
le circuit étant déjà suffisant pour le faire fonctionner
pendant plusieurs mois. En considération de la faible quantité
de courant requis pour le travail du microphone, on peut aussi employer
d'autres éléments à cet effet, par exemple des Leclanché
avec une résistance intercalée devant eux dans le circuit.
La combinaison de la résistance avec l'hélice primaire des
bobines d'induction présente alors quelque avantage.
Dans le circuit du microphone le courant suit le chemin ci-après:
De la pile B 54, 55, quand les ressorts sont fermés par le bras
d, par le ressort o au ressort p 56, 57, an microphone M 58, 59, 65, à
travers l'enroulement primaire de la bobine d'induction J de nouveau à
la pile B.
On entend les transmissions microphoniques dans les téléphones
des lignes reliées aux enroulements secondaires des bobines d'induction
J1 et J.
Le courant du circuit de l'interrupteur automatique U prend le chemin
suivant:
De la pile B1 60, 61, 62, 63, 64, 65 à l'enroule ment primaire
des bobines j1 66, 67, quand les ressorts m et n sont fermés,
pour retourner de là par 68, 69, 70 à la pile B1
Aussi longtemps que les ressorts m et n restent fermés, l'appel
phonique peut être entendu dans les téléphones de
la ligne qui est raccordée à l'enroulement secondaire de
J1 .
Dans les téléphones de la ligne raccordée à
l'enroulement secondaire de la bobine d'induction J, l'appel phonique
n'est entendu que très faiblement, n'étant pas directement
induit par l'enroulement primaire; il est donc très approprié
pour avertir que le temps de la conversation arrive à son terme.
Quand la station centrale veut appeler un abonné, par exemple I,
la marche du courant est la suivante:
La station attend en premier lieu le signal pour l'Itinéraire du
courant: De la station centrale à 1, 2, à l'électro-aimant
E, 3, 4, 5, par l'enroulement secondaire de la bobine d'induction J, à
6, 7, de là par le ressort f\ le contact étant établi
avec cn à f1, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et de là à travers
le multiplicateur de la sonnerie d'induction J K 14 à l'inducteur
J d fermé en court circuit, à 15, 16, 17, f1', c1' f' 18,
19, 20, 21, 22, d'où il revient à la station centrale. Cette
dernière ayant entendu le signal, sonne l'abonné I:
Le courant fait alors le même chemin que précédemment,
mais la sonnerie du poste I se met en jeu. L'armature de l'électro-aimant
E entre en même- temps en activité, le levier s'engage dans
la fourchette et enraie momentanément le rouage et le cylindre
W. À cause des contacts p dans q, l'électro-aimant E et
la bobine d'induction J se trouvent pendant la conversation en dérivation
de la communication directe, à partir de 2, par 71, 72, 73, q.,
p, 74, 75 jusqu'à 6, et ils n'exercent donc
aucun effet nuisible sur la communication. Les autres détails de
l'opération ont déjà été décrits
précédemment. La même chose a lieu quand l'abonné
appelle la station centrale.
Dans la ligne d'audition, le courant suit la voie ci-après: Chaque
station qui veut écouter pousse le levier de son commutateur sur
S et applique à l'oreille le téléphone suspendu au
crochet fixe. Commençons par I : de 23, 24, 25, 26 à travers
la première paire de ressorts E, 27, 28, par l'hélice secondaire
de la bobine Jt , à 29, 30, 31, de là par la cinquième
paire de ressorts F à 32, 33, 34, t 2, puis par S à 35,
36,37, 38, de là par la seconde paire de ressorts F, à 39,
40 et plus loin par R, 41, 42, 43, 44, par la troisième paire de
ressorts F, à 45, 46. 47, 48, t4' d'où il arrive à
S, et après avoir traversé 49, 50, 51, 52 retourne, en passant
par la quatrième paire de ressorts F, 53, 17 et 16 à R.
Les postes II et IV, dont les leviers de communication sont arrêtés
sur S, peuvent écouter la marche du rouage et recevoir éventuellement
le signal phonique.
Les appareils des abonnés sont donc installés dans ce système
de la même manière que dans ceux qui sont aujourd'hui en
usage, à cette seule exception qu'on fait usage d'un levier de
commutation et qu'il faut, dans le but de l'audition, apporter une légère
modification à la mise en circuit; on pourrait d'ailleurs aussi
supprimer le levier si les abonnés ne voyaient aucun inconvénient
à entendre l'appel phonique toutes les fois que le rouage du commutateur
se remet en mouvement..
Les deux figures donneront une idée très complète,
présente les avantages suivants :
1. Cet appareil permet d'utiliser les lignes téléphoniques
dans la mesure la plus étendue possible.
2. Le nombre des postes que l'on peut installer dans une ligne commune
est illimité en théorie. Au delà de deux on peut
en étendre le nombre autant que la pratique le permet. Dans certaines
circonstances la limite de ce nombre pourrait être très considérable
si l'on fournissait par exemple au public, à l'aide de cet appareil,
des facilités dont il n'userait que dans de certaines éventualités,
par exemple pour demander l'assistance d'un médecin, pour appeler
la police et le corps des pompiers, etc.
3. La station centrale peut appeler chaque poste d'abonné séparément
et peut, vice-versa, être aussi appelé ainsi par chaque abonné.
4. Aucun poste n'a la possibilité de troubler ou d'écouter
la conversation échangée entre- deux autres abonnés.
5. Les stations centrales fonctionnent avec les mêmes appareils
et dispositifs que ceux dont elles ont fait usage jusqu'ici.
6. Les appareils téléphoniques des abonnés restent,dans
leur agencement et leur manipulation, aussi simples que précédemment.
7. La possibilité est enlevée à chaque abonné
de faire un usage exagéré des lignes téléphoniques.
8. Pour les services publics, l'appareil peut être disposé
de façon à permettre une prolongation du temps de la conversation.
9. L'appareil permet de réaliser une économie notable dans
les constructions de lignes qui deviennent d'ailleurs de plus en plus
difficiles et dans les installations des stations centrales. Une station
disposée pour un certain nombre de lignes pourra desservir un nombre
d'abonnés de plusieurs fois plus considérable.
10. L'appareil facilite dans une plus grande mesure la centralisation
du service téléphonique.
11. Il rend le service plus sûr, par le fait que la marche du rouage
doit pouvoir être entendue quand la ligne est libre et en bon état.
12. Il résulte du chiffre 11 que cet arrangement permet la suppression
de la ligne de contrôle dont il est fait usage pour les commutateurs
multiples.
18. L'appareil fournit le moyen d'égaliser les taxes d'une manière
rationnelle.
14. Il permet de développer le service téléphonique
dans une mesure beaucoup plus étendue que jusqu'ici.
15. Il annonce automatiquement aux abonnés que le temps fixé
pour les conversations arrive à sa fin et que la ligne est devenue
libre.
16. Si l'on considère que, sur les lignes parallèles sur
un long parcours, les transports de courants et l'induction peuvent avoir
pour effet que la conversation échangée par un fil soit
entendue dans le circuit voisin, on appréciera encore mieux l'avantage
que présente cet appareil en excluant automatiquement du circuit
tous les abonnés, à l'exception de ceux qui sont en conversation.
17. En installant chacun un commutateur aux points de raccordement, deux
groupes d'abonnés reliés par une ligne commune peuvent communiquer
l'un avec l'autre de façon à ce que chaque poste de l'un
des deux groupes puisse correspondre avec un poste quelconque de l'autre
groupe, sans l'intervention de la station centrale.
18. En raison des fonctions multiples que l'appareil exécute avec
plus de tranquillité et de précision que ne pourrait le
faire la main de l'homme, il est certainement d'une grande simplicité
et son fonctionnement ne laisse absolument rien à désirer
sous le rapport de la sûreté.
En 1896, Franz Nissl acquiert les droits sur les brevets de la «
Western Electric Company / American
Telephone and Telegraph Company » en échange d'une participation
et construit . Nissl a été un acteur majeur au développement
du téléphone en Autriche ...
Autriche Appareil Western Electric Czeija,
Nissl & Co. Construit vers 1910.
Pied de microphone en laiton, tiges de contact et poignée nickelées.
Base en fonte avec microphone à grain mobile, entonnoir d'enregistrement
en tôle de laiton peint en noir.
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