American Telephone
& Telegraph
American Telephone & Telegraph
Company, appelée aussi AT&T Corporation
ou plus simplement AT&T années,
a été le leader américain des télécommunications
de tous types : vocales, vidéo, données et Internet pour
les particuliers, entreprises ou encore les agences gouvernementales.
Lors de la fondation d'AT&T en 1873 , le modèle
industriel dominant était celui du capitalisme concurrentiel.
Les entreprises industrielles étaient de petite taille, soumises
aux contraintes des États et gérées par leurs propriétaires.
Il n'existait alors aucune société industrielle cotée
en bourse. Toutefois, le capitalisme concurrentiel ne fut qu'une étape
transitoire. En effet, en 1832, la vision d'un entrepreneur donna naissance
au télégraphe, déclenchant ainsi la révolution
de l'information.
Durant sa longue histoire, AT&T fut la plus grande entreprise mondiale
de téléphonie, de télévision par câble,
et profita d'un long monopole acquis très tôt.
En 2005, AT&T fut rachetée par la Baby Bell (issue
de son propre démantèlement) : SBC Communications
pour plus de 16 milliards de dollars, qui reprit ensuite le nom de AT&T
Inc.
À son apogée, la société employait un million
de personnes et son chiffre d'affaires était de l'ordre de 300
milliards de dollars actuels (à titre de comparaison, le chiffre
d'affaires de Wal-Mart en 2007 est de 351 milliards de dollars).
Durant cette période charnière (1880-1914), AT&T et
le secteur des télécommunications ont pris une forme qui
perdurera jusqu'à l'irruption de l'informatique au milieu des
années 1960.
En août 1877 la création de l'entreprise
Bell Telephone Company résulte d'un
accord entre Alexander Graham
Bell et ses financiers, les principaux étaient Gardiner
Greene Hubbard et Thomas Sanders.
Rebaptisée National Bell Telephone Company en mars 1879, l'entreprise
devient American Bell Telephone Company en
mars 1880.
Avant 1881, elle avait acquis un pouvoir de contrôle dans la Western
Electric filiale de la Western Union.
Seulement trois ans plus tôt, la Western Union avait rejeté
l'offre de Gardiner Hubbard de vendre tous ses droits sur le téléphone
pour 100 000 dollars.
En 1880, la direction de American Bell créa ce
qui deviendra « AT&T Long Lines » (réseau
longues distances).
Le projet était le premier de ce type : créer un réseau
longues distances à l'échelle nationale avec une structure
et des coûts commercialement viables. Ce projet a été
assigné à une filiale baptisée American Telephone
and Telegraph Company le 3 mars 1885.
En commençant à New York, le réseau atteint Chicago
en 1892.
Lignes métalliques au 1er mars 1891.
Les brevets de Bell sur le téléphone avaient expiré
en 1894, mais la société apportait un service client supérieur
à la concurrence ce qui fit que la croissance demeura forte.
Le 30 décembre 1899, l'American Telephone and Telegraph
Company acheta les actifs d'American Bell ; parce que les droits des entreprises
au Massachusetts étaient très restrictifs et limitaient
la capitalisation à dix millions de dollars, empêchant la
croissance d'American Bell elle-même.
Le service de longue distance atteint San Francisco en 1915 grâce
au premier appel téléphonique transcontinental.
C'est aussi en 1915 qu'a lieu le premier appel téléphonique
transatlantique, entre Arlington (Virginie) et la Tour Eiffel en France.
Des services téléphoniques transatlantiques commerciaux
ont commencé en 1927 en utilisant la radio, mais le premier câble
téléphonique transatlantique sous-marin n'est arrivé
qu'en 1956, avec TAT-1.
À la suite d'une série d'actions régulatrices
du gouvernement et d'initiatives d'AT&T, la société
a finalement gagné ce que l'on pourrait qualifier de statut de
monopole.
En 1907, Theodore Vail président d'AT&T
a fait savoir qu'il ne poursuivait qu'un but : « une politique,
un système, un service universel ».
AT&T a commencé l'achat de ses concurrents ce qui a attiré
l'attention des régulateurs anti-monopole. Pour éviter l'action
du gouvernement, dans une procédure anti-monopole, Vail a négocié
un compromis avec le Kingsbury Commitment (en) en 1913. Les termes de
l'accord ont permis à AT&T d'acheter des sociétés
indépendantes de téléphone tant qu'il vendait une
quantité égale de réseaux téléphoniques.
G.W. Brock écrit dans Telephone, « Cette disposition a permis
à Bell et aux indépendants des échanges de zones
téléphoniques pour donner à chacun des monopoles
géographiques. Tant qu'une seule société sert un
secteur géographique donné il y avait peu de raison de s'attendre
à ce que la compétition sur les prix se développe.
AT&T a concentré ses achats de sociétés dans
des secteurs géographiques spécifiques qui ont augmenté
son contrôle du marché du téléphone, en vendant
les sociétés moins rentables précédemment
acquises à des acheteurs indépendants. Comme cela était
prévu dans l'Engagement Kingsbury, AT&T devait permettre à
ses concurrents de se connecter via ses propres lignes téléphoniques
longue distance. Les économistes indiquent que cela a réduit
la motivation de ces sociétés à construire des lignes
longues distances concurrentes. »
Autour de 1917, l'idée que chacun dans le pays
devait avoir le téléphone et que le gouvernement devait
le gérer a commencé à être débattue
au sein du gouvernement. AT&T était d'accord, disant dans son
rapport annuel 1917 : « Avec une telle combinaison d'activités
sous le contrôle approprié de règlements, un service
public serait meilleur, plus progressif, efficace et économique
que des systèmes concurrentiels. »
En 1918 le gouvernement fédéral a nationalisé l'industrie
des télécommunications dans son ensemble, avec comme prétexte
la sécurité nationale. Les tarifs furent régulés
pour que les clients dans les grandes villes payent des tarifs plus élevés
afin de subventionner ceux vivants dans des secteurs plus éloignés.
Théodore Vail a été nommé pour gérer
le système téléphonique d'AT&T qui était
payé avec un pourcentage des revenus téléphoniques.
AT&T profita de la nationalisation qui prit fin un an plus tard. Les
États ont alors commencé à réguler les tarifs
pour que les clients des zones rurales ne payent pas de prix trop élevés
et la concurrence a été fortement régulée,
voire interdite sur les marchés locaux. Il a aussi été
interdit aux concurrents potentiels d'installer de nouvelles lignes, les
gouvernements des états souhaitant éviter « la duplication
». La justification était que ce service téléphonique
était un monopole naturel, arguant qu'une société
pourrait mieux servir le public que deux ou plus. Finalement, la part
de marché de AT&T saccroissait, ce qui pouvait être
considéré comme monopolistique.
En 1913, après l'invention de la lampe à
vide, Lee De Forest a commencé à subir des difficultés
financières, AT&T acheta les brevets d'invention de la lampe
à De Forest pour le prix avantageux de 50 000 $. En particulier
AT&T acquis la propriété de l'Audion, la première
lampe triode (à trois éléments), qui permettait d'amplifier
les signaux téléphoniques. Le brevet d'invention a augmenté
le contrôle d'AT&T sur la fabrication et la distribution des
services téléphoniques longue distance et a permis à
Bell System de construire la première ligne téléphonique
des États-Unis de côte à côte. Grâce aux
pressions de la Première Guerre mondiale, AT&T et RCA possédaient
tous les brevets d'invention utiles sur les lampes à vide. RCA
s'était créé une position dominante dans la communication
sans fil ; AT&T a poursuivi l'utilisation de lampes dans les amplificateurs
téléphoniques. Certains brevets d'invention étaient
en association avec RCA et quand les recherches des deux sociétés
sur les lampes ont commencé à se chevaucher et il y eut
pas mal de litiges en matière de brevets.
AT&T, RCA et leurs associés d'inventions ont
finalement mis fin à leurs dissensions en 1926 par un compromis.
AT&T a décidé de se concentrer sur les systèmes
téléphoniques en tant qu'opérateur public
de télécommunications et a vendu sa filiale de radiodiffusion
Broadcasting Company of America (en) à RCA.
Ces actifs incluaient la station WEAF (en), qui avait, quelque temps,
émis depuis le siège social AT&T à New York.
En retour, RCA a signé un accord de service avec AT&T, assurant
que n'importe quel réseau de radiodiffusion RCA utiliserait les
liaisons de transmission fournies par AT&T. Les deux sociétés
ont signé une licence de partage des brevets d'invention, ce qui
mit fin à cet aspect du conflit. RCA, General Electric et Westinghouse
étaient maintenant libres de combiner leurs actifs pour former
la National Broadcasting Company : le réseau NBC.
En 1925, AT&T a créé une nouvelle unité
appelée Bell Telephone Laboratories,
généralement connue comme les Bell Labs.
Cette unité de recherche et de développements s'est illustrée
et s'est montrée novatrice dans, parmi d'autres domaines, la radioastronomie,
le transistor, la cellule photovoltaïque, le système d'exploitation
UNIX et le langage de programmation C. Cependant, sa société
mère n'exploitait pas toujours ses inventions.
En 1949 le Ministère de la Justice a intenté un procès
anti-monopole visant à forcer le désaisissement de Western
Electric, que NBC avait créé sept ans plus tôt avec
l'accord d'AT&T pour limiter ses produits et services au marché
des télécommunications et d'opérateur public et donner
une licence pour ses brevets d'invention « à toutes les parties
intéressées ». Une conséquence induite de cela
était interdire à AT&T de vendre des ordinateurs malgré
son rôle clef dans la recherche et le développement des composants
électronique (transistor).
Téléphone domestique standard du milieu du XXe siècle
fabriqué pour AT&T Western Electric, loué (jamais vendu
aux États-Unis aux abonnés téléphoniques).
Les commissions sur le service public de l'état
américain et des juridictions locales ont régulé
le Bell System et toutes les autres sociétés téléphoniques.
La Commission Fédérale des Communications (FCC) a réglementé
tous les services de communication sur les lignes nationales (entre les
États américains). Ces commissions ont contrôlé
les tarifs que les sociétés pourraient facturer et les services
spécifiques et les équipements qu'elles pourraient offrir.
Néanmoins, l'innovation technologique a continué. Par exemple,
AT&T a participé aux premières communications expérimentales
satellite, Telstar I en 1962.
AT&T a accru son contrôle sur tous les services
téléphoniques par les locations de téléphones
et d'équipements téléphoniques opérés
par sa filiale Western Electric. Comme la plupart des téléphones
de l'époque aux États-Unis, les téléphones
fabriqués pas la Western Electric ne sont pas la propriété
des clients individuels, mais des sociétés locales de Bell
System qui toutes appartenaient à AT&T qui possédait
aussi Western Electric. Chaque téléphone était loué
mensuellement par AT&T à ses clients, qui payaient généralement
plusieurs fois pour leur téléphone et sa connexion des honoraires
et un abonnement. Ce monopole a rapporté des millions de dollars
supplémentaires à AT&T ; il avait comme effet secondaire
de limiter énormément le choix des téléphones
et leur style. La politique d'AT&T strictement mise en application,
interdisait l'achat et l'utilisation de téléphones d'autres
fabricants qui n'avaient pas d'abord été vendus (puis reloués)
au monopole des sociétés locales de Bell System. Beaucoup
de modèles de téléphones fabriqués par Western
Electric portaient le marquage suivant de manière permanente :
« Propriété de BELL SYSTEM - Vente Interdite ».
Ces Téléphones ont aussi été étiquetés
d'un autocollant marquant la propriété des Bell Operating
Companies.
L'utilisation croissante de l'informatique par les organisations
au milieu des années 1960 risquait de se heurter aux politiques
et pratiques restrictives d'American Telephone & Telegraph (AT&T),
le monopole réglementé des télécommunications.
À l'opposé de la dynamique turbulente et structurante
du marché de l'informatique, où l'innovation ne connaissait
aucune limite, le secteur des télécommunications s'était
replié sur lui-même ; AT&T s'opposait avec véhémence
aux nouveaux usages du réseau téléphonique, y compris
ceux rendus possibles par des produits issus de ses propres innovations.
Pendant vingt ans, AT&T a lutté pour préserver les dispositifs
institutionnels qui la protégeaient des incertitudes de la concurrence.
Puis, grâce à deux décisions historiques de la Federal
Communications Commission (FCC) les affaires Carterfone (1968)
et MCI (1969) la concurrence avec AT&T est devenue possible.
En 1968 la Commission Fédérale des Communications
a autorisé le Carterfone
et d'autres dispositifs à être connectés directement
au réseau d'AT&T tant qu'ils n'endommageaient pas le réseau.
Cette décision a créé la possibilité de vendre
les dispositifs qui pourraient se connecter au réseau téléphonique
et ont ouvert le marché à de nombreux produits, y compris
le répondeur téléphonique, le télécopieur,
le téléphone sans fil, l'ordinateur, le modem et le début
de l'Internet.
Dans les années 1980, après que des consommateurs
aient commencé à acheter des téléphones d'autres
fabricants, AT&T a changé sa politique en vendant à
ses clients des téléphones résidentiels, gardant
la propriété des composants - ce qui impliquait toujours
le paiement à AT&T d'honoraires de location mensuels.
En 1983, la bataille des idées et des technologies était
gagnée et, le 1er janvier 1984, AT&T, alors la plus grande
entreprise au monde, s'est restructurée en huit nouvelles sociétés.
Pendant la majorité du XXe siècle, la filiale
d'AT&T Long Lines (longue distance) a ainsi joui d'un
monopole presque total sur les services téléphoniques longue
distance aux États-Unis. AT&T a aussi contrôlé
Bell Operating Companies qui ont fourni un service téléphonique
local dans la plus grande partie des États-Unis. Alors qu'il existait
plusieurs sociétés téléphoniques indépendantes,
General Telephone and Electronics (GTE) étant la plus importante,
les RBOC de Bell System étaient de loin plus grandes que toutes
les autres et AT&T était largement considéré
comme un monopole.
AT&T a pu conserver son monopole sur les télécommunications
durant de nombreuses années parce que celui-ci était généralement
considéré comme un monopole naturel. La première
attaque contre les positions d'AT&T a lieu en 1956 lorsque la décision
rendue dans le cadre du procès Hush-A-Phone v. United States (en)
autorise l'association d'un dispositif fourni par une autre société
à un téléphone loué à AT&T. Ce
jugement est renforcé en 1968 par la décision des autorités
réglementaires américaines d'autoriser la société
Carterphone à connecter des équipements tiers au réseau
téléphonique d'AT&T. La réduction du coût
des infrastructures nécessaires pour mettre en place un réseau
de télécommunications à longue distance dans les
années 1960 et 1970 ouvre le marché aux concurrents. Il
n'est plus question d'imposer des droits d'entrée élevés
pour la construction d'un réseau téléphonique longue
distance. Dans ce nouveau contexte l'autorité régulatrice
autorise la société MCI Communications (Microwave Communications,
Inc) à vendre des services de télécommunications
aux grandes entreprises brisant le monopole d'AT&T. L'argument technico-économique
qui justifie le monopole d'AT&T durera pendant une quinzaine d'années
jusqu'à la révolution de la fibre optique qui sonne la fin
des télécommunications par faisceaux hertziens.
Le symbole en forme de globe, le logo de l'entreprise, a été
créé par Saul Bass en 1983, il a été surnommé
"l'étoile noire" en référence à
Star Wars.
Le reste du monopole téléphonique d'AT&T
sur les télécommunications locales subsiste jusqu'en 1974.
Cette année-là, le Ministère de la Justice intente
un procès antimonopole contre AT&T et le 8 janvier 1982, AT&T
(« Ma Bell ») doit accepter de partager les marchés
locaux avec d'autres opérateurs, en échange d'un accès
au marché des réseaux informatiques (voir les Systèmes
Informatiques AT&T). AT&T est scindé en sept opérateurs
indépendants les Regional Bell Operating Companies également
connues sous le nom de Baby Bells.
Les consommateurs américains peuvent désormais acheter librement
leurs téléphones ; AT&T et Bell System perdent les revenus
considérables associés à la location de ceux-ci aux
particuliers. Les appareils téléphoniques de Western Electric
commercialisés par AT&T sont concurrencés par ceux d'autres
fabricants, plus modernes, et Western Electric doit finalement fermer
ses usines fournissant le marché américain. AT&T, dont
la valeur a chuté de 70 %, se concentre sur les services longue
distance par le biais de la société AT&T Communications
(nouvelle appellation d'AT&T Long Lines) ; sur ce marché il
perd également des parts de marché dans les années
qui suivent au profit de MCI et de la Sprint Corporation.
« Ma Bell » a été scindée
en sept « Baby Bells » régionales, tandis quAT&T
conservait les activités longue distance et la fabrication déquipements.
Cette libéralisation du marché a inauguré une ère
de concurrence féroce. Au fil des décennies, AT&T a
mené une stratégie de reconquête via des acquisitions
massives, rachetant plusieurs Baby Bells et dautres acteurs, pour
reconstituer un géant intégré. Les rachats de DirecTV
(satellite) et, plus récemment, de Time Warner (devenu WarnerMedia),
témoignent de sa volonté de se transformer en empire des
médias et du divertissement, au-delà des simples télécommunications.
Le 31 janvier 2005, la Baby Bell SBC Communications a
annoncé son intention d'acquérir Ma Bell AT&T Corp pour
16 milliards de dollars. SBC a annoncé en octobre 2005 qu'il abandonnait
le nom SBC pour prendre la marque AT&T, avec le T comme symbole au
NYSE.
L'approbation de la fusion, conclue le 18 novembre 2005, le « rebranding
» de SBC Communications en AT&T Inc. commença le lundi
suivant, 21 novembre, et les titres ont commencé à être
négociés comme AT&T le 1er décembre sous le symbole
T.
La communication dAT&T est rythmée par
des slogans qui ont marqué lhistoire de la publicité
américaine. Lun des plus célèbres est «
Reach out and touch someone » (Tendez la main et touchez quelquun),
qui, dans les années 80, humanisait la communication longue distance.
Plus récemment, avec lavènement du mobile, le slogan
« Your World. Delivered. » (Votre monde. Livré.) promettait
un accès personnalisé à linformation et aux
loisirs. Dans la bataille de la 5G, AT&T a utilisé des messages
plus techniques et comparatifs, comme « The More You Do, The More
You Need AT&T 5G » (Plus vous en faites, plus vous avez besoin
dAT&T 5G). Une campagne marquante a également introduit
le slogan « Just OK Is Not OK » (Juste correct, ce nest
pas correct), visant directement la prétendue médiocrité
du réseau de ses concurrents. Ces campagnes publicitaires ont construit
une notoriété massive, alternant entre lémotion
et largument technique de la performance.
La stratégie marketing dAT&T a considérablement
évolué. Elle ne vend plus seulement une ligne téléphonique,
mais un écosystème connecté. Sa communication met
en avant la couverture et la fiabilité de son réseau, essentielles
dans un monde mobile-first. Les campagnes publicitaires comparent souvent
ses performances 5G à celles de ses principaux rivaux, comme Verizon
et T-Mobile. Avec lacquisition de WarnerMedia, AT&T a également
communiqué sur la valeur de la convergence entre les réseaux
et le contenu, promettant une expérience client unique, bien quelle
ait depuis revu sa stratégie en scindant à nouveau ces activités.
Les perspectives dévolution pour AT&T
sont aujourdhui recentrées sur son cur de métier
: les télécommunications.
Après avoir cédé WarnerMedia à Discovery,
lentreprise se concentre sur le déploiement et lamélioration
de son réseau 5G et de sa fibre optique. Les projets incluent le
développement de solutions B2B pour lentreprise connectée
et lIoT. Elle doit également gérer une dette importante
et faire face à une concurrence agressive sur les prix. Sur les
réseaux sociaux, AT&T est très active pour le service
client, la promotion de ses forfaits et la démonstration de la
puissance de son réseau, cherchant à engager directement
avec ses abonnés.
AT&T est bien plus quune entreprise ; cest
une institution qui a façonné la communication moderne.
Son histoire, reflet des grandes mutations économiques et technologiques,
est un enseignement en matière dadaptation et de résilience.
Du monopole à la concurrence, du cuivre à la 5G, du téléphone
au divertissement et retour, le géant a toujours su naviguer dans
les eaux troubles du changement. Aujourdhui, recentré sur
son rôle de bâtisseur de réseaux, AT&T porte une
responsabilité immense : connecter les personnes, les entreprises
et les objets dans une société de plus en plus numérique.
Son avenir dépendra de sa capacité à maintenir son
leadership technologique tout en restant compétitif, prouvant une
fois de plus que même les plus grands navires peuvent manuvrer
lorsquils sont pilotés avec vision. Lhéritage
de Bell est entre de bonnes mains, celles dune entreprise qui a
survécu à sa propre légende pour continuer à
innover.
La complexe et très longue histoire de AT&T, est racontée,
détaillée dans l' Histoire
des communications informatiques dans
ces pages
Les Présidents AT&T

Le siège social de AT&T
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De 1885 à 1910, le siège social de
AT&T se situait 125 Milk St à Boston. Avec son expansion,
il déménage à New York, au 195 Broadway (près
de ce qui est maintenant le site du World Trade Center). Le propriétaire
était à l'origine à la Western Union, dont
AT&T a détenu le contrôle jusqu'en 1913 lorsque
AT&T a cédé ses intérêts dans le
cadre du Kingsbury Commitment. La construction du bâtiment
actuel a commencé en 1912. Conçu par William Welles
Bosworth, qui a joué un rôle important dans la conception
de Kykuit (en), le manoir Rockefeller au nord de Tarrytown (New
York), il est formé d'une structure moderne en acier décorée
à l'extérieur de haut en bas dans un style grec, les
trois étages, de colonnes ioniques en granit du Vermont formant
huit registres sur une base dorique. Le style du Building AT&T
était un des plus originaux de l'époque.
Au lieu d'un espace de grande taille, similaire au Woolworth Building
voisin, Bosworth conçut ce que l'on appelle une « salle
hypostyle », renforcée d'un réseau de colonnes
doriques inspirées du Parthénon ; Bosworth cherche
à concilier la tradition classique avec les exigences d'un
bâtiment moderne. Les colonnes ne sont pas seulement des éléments
décoratifs comme cela aurait pu être le cas entre les
mains d'autres architectes, mais toutes créent l'illusion
d'être un réel soutien. Bosworth a également
conçu le campus du MIT ainsi que l'hôtel de Theodore
Vail à Morristown dans le New Jersey.
En 1978, AT&T a commandé un nouveau bâtiment au
550 Madison Ave. Ce nouveau siège d'AT&T a été
conçu par Philip Johnson et est rapidement devenu une icône
du nouveau style architectural postmoderne. Le bâtiment a
été achevé en 1984, l'année même
de la cession des Bell Systems.
Le bâtiment s'est révélé trop grand pour
la société d'après-cession et en 1993, le bâtiment
est loué à Sony, qui le détient maintenant.
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