Yémen

Le Yémen est l'un des plus anciens berceaux de la civilisation au Moyen-Orient.
En 1585, les Ottomans occupent la partie nord du Yémen mais en sont chassés dès 1608 par les imams Al-Mansur al-Qasim et Al-Mu'ayyad Muhammad.
En 1835, l'imamat Zayidi commença à décliner. Au sud, les Britanniques occupent Aden en 1839 afin de contrôler la route des Indes et au nord les Ottomans profitent de l'instabilité politique et envahissent le pays en 1873, l'occupant jusqu'en 1918.
En 1949, la quasi-totalité de la population juive est évacuée par un pont aérien.
La monarchie (imamat), qui portait le nom de royaume mutawakkilite du Yémen, est abolie en 1962 et la partie nord du pays prend le nom de république arabe du Yémen (Yémen du Nord), où une guerre civile dure jusqu'en 1970.

La partie sud du Yémen correspond à l'ancienne colonie britannique, formée progressivement à partir de 1839 autour du port d'Aden.
Après le départ des troupes britanniques, la fédération d'Arabie du Sud et le protectorat d'Arabie du Sud se regroupent en 1967 pour former un nouvel État indépendant, la république démocratique populaire du Yémen (Yémen du Sud), d'orientation pro-soviétique.
Le 22 mai 1990, le Yémen du Nord et le Yémen du Sud se réunissent pour former la république du Yémen actuelle ...
En 1850, les télécommunications telles que nous les connaissons (comme le téléphone ou internet) n'existaient pas encore au Yémen.
Sur le plan historique, l'année 1850 correspond au moment où l'Empire britannique a déclaré Aden comme un port franc, ce qui a provoqué une explosion du commerce international. C'est ce boom commercial qui a rendu crucial le besoin de communications rapides avec le reste du monde.
Le Yémen était divisé d'une part sous l'influence de l'Empire ottoman (au nord) et d'autre part sous protectorat britannique à Aden (au sud).

Le télégraphe est apparu au Yémen, sous l'administration ottomane dans le nord du pays ; à l'époque, il fonctionnait uniquement par signal lumineux et sur de courtes distances ne dépassant pas un kilomètre, utilisant le code Morse dans des bureaux dédiés à Sanaa et dans d'autres villes.
Il a fallu attendre 1859-1860 pour qu'Aden soit relié aux premières tentatives de câbles sous-marins.
En 1869, à la suite de l'ouverture du canal de Suez, Aden est devenue une station de relais majeure sur la ligne télégraphique sous-marine reliant directement Londres à Bombay (Inde).
Dans le Nord du Yémen (Sous contrôle de l'Empire ottoman) durant les années 1880, l'administration du sultan Abdul Hamid II a massivement développé le réseau télégraphique terrestre à travers ses provinces pour centraliser son pouvoir. Des lignes télégraphiques aériennes reliaient progressivement les grandes villes du Nord (comme Sanaa) aux réseaux de l'Empire ottoman pour faciliter les communications militaires et administratives.

Le Téléphone : En novembre 1957, Taez connaît une avancée technique majeure pour l'époque avec l'ouverture de sa toute première ligne téléphonique, marquant un début de désenclavement pour cette ville traditionnellement enserrée dans ses remparts.

Par la suite, les services téléphoniques ont été introduits, couvrant 800 lignes réparties entre Sanaa, Taïz et Hodeïda durant la période 1956-1958.
La station stratégique d'Aden fait partie du réseau de câbles et de télécommunications contrôlé par les Britanniques pour l'Empire. C'est également à cette époque que Dhirubhai Ambani, futur magnat indien, utilise un des rares téléphones de son bureau de négoce naissant à Aden avant de retourner en Inde .

Mars 1959 Inauguration du central téléphonique automatique Strowger de Sanaa avec 800 abonnés, 35 kilomètres de câbles souterrains ont été déployés à travers la ville à l'aide d'outils rudimentaires, reliant notamment le centre urbain à l'aéroport.

Dans les années 1960, la capacité totale atteignait 7 855 lignes téléphoniques, principalement destinées à l'administration coloniale et à ses institutions.
Ces services n'ont été rendus accessibles au grand public qu'après l'indépendance du sud du Yémen en 1967, bien que leur gestion soit restée sous la tutelle de la société britannique « Cable and Wireless » jusqu'en 1978, s'étendant alors d'Aden vers Al-Houta (Lahj), Zinjibar (Abyan), Al-Mukalla et Seiyun.

En 1978, des contrats ont été conclus avec trois entreprises françaises pour l'installation de 26 500 lignes téléphoniques dotées d'infrastructures complètes (électricité, climatisation, liaisons par micro-ondes) afin de renforcer les communications dans le nord du Yémen.

À la fin de l'année 1980, le central téléphonique de Shu'ub a été inauguré à Sanaa, suivi, en septembre 1982, de la mise en service d'un central international et d'une station terrienne pour les communications internationales.

Le secteur des télécommunications au Yémen a continué de se développer jusqu'à l'unification des deux parties du pays en 1990.

Un projet de pose de câble sous-marin à fibre optique reliant le Yémen à Djibouti a été lancé, mais la guerre civile de 1994 a retardé sa réalisation et entraîné des pertes considérables dans divers domaines, y compris celui des télécommunications. Après la guerre, le ministère a relancé ses projets : le câble sous-marin a été achevé en 1996, tout comme une autre liaison terrestre par fibre optique reliant le Yémen aux pays du Golfe. Les contrats d'extension se sont multipliés, le volume total des contrats visant à accroître la capacité des centraux téléphoniques atteignant 171 000 lignes rien qu'en 1997.

En 1998 Grâce à un prêt du gouvernement japonais, des travaux d'extension et de modernisation du central téléphonique d'Aden sont en cours. Ces améliorations concerneront plus de 50 000 lignes téléphoniques dans la ville et sa périphérie.
Ridhwan Al-Saqqaf, chef du bureau d'Aden du Yemen Time, a mené l'entretien suivant avec l'ingénieur Ahmed Mohammed Nasser, directeur général du bureau du ministère des Communications à Aden.
Q : Pourriez-vous nous en dire plus sur ce projet d'extension du central téléphonique d'Aden ?
R : Les travaux de ce projet, financés par le gouvernement japonais et mis en œuvre par une entreprise indienne avec l'aide d'ingénieurs et de techniciens yéménites, ont débuté le 27 mai. Il est prévu que le projet soit achevé le 3 mars 1999. Il comprendra 50 000 lignes téléphoniques, un nombre qui pourra être augmenté ultérieurement, réparties entre les centraux téléphoniques de Maalla, Al-Mansoura et Carter.
Le coût du projet est estimé à 3,7 milliards de rials yéménites. Ce projet permettra de résorber un arriéré de 27 232 demandes d'extension de lignes téléphoniques datant de 1979 à cette année. Il est vital pour Aden, capitale économique et commerciale du Yémen. Élément essentiel de l'infrastructure de la zone franche, il devrait couvrir les besoins en communication de cette zone pour les dix prochaines années.
Q : Quels sont les progrès réalisés à ce jour dans ce projet ?
R : Le projet comprend trois phases : les travaux intérieurs (instrumentation et équipement), les travaux extérieurs (creusement des tranchées et pose des câbles téléphoniques) et la dernière phase, qui consiste à construire des bâtiments spécifiques pour abriter les centraux téléphoniques. Environ 80 % des travaux ont été menés à bien.
Q : Des extensions du réseau sont-elles prévues ?
R : Oui, le central téléphonique de Dar Saad, d'un coût de 24 millions de rials yéménites, et l'extension de 3 000 lignes, pour un coût de 977 millions de rials yéménites, sont en cours de réalisation.
Parmi les autres projets figure le central téléphonique de la zone franche d'Aden, dont les câbles à fibre optique ont déjà été installés par Caltex. Le Yémen a également souscrit au projet OXYGEN pour un coût de 15 millions de dollars.
Q : Ce projet permettra-t-il de réduire les factures de téléphone ?
R : Oui, de 10 %.
Q : Quelles sont les principales difficultés rencontrées par le bureau du ministère des Communications à Aden ?
R : La principale difficulté consiste à creuser des tranchées pour les câbles téléphoniques à proximité des maisons, construites de manière anarchique et sans permis de construire .

 

Développement des télécommunications rurales :
Jusqu'à une époque récente, les services de téléphonie rurale sont restés limités et peu étendus pour plusieurs raisons, notamment le relief montagneux, l'absence d'électricité dans de nombreux villages et le coût élevé du déploiement du service. Initialement, l'Établissement public des télécommunications (filaires et sans fil) a utilisé des systèmes de communication rurale analogiques alimentés à l'énergie solaire. Par la suite, l'établissement a introduit des systèmes de bornes à fibre optique ainsi que des systèmes de téléphonie fixe sans fil. Les télécommunications en milieu rural connaissent actuellement une expansion considérable. Les efforts se concentrent sur l'extension des services et leur déploiement auprès du plus grand nombre possible de localités rurales, grâce à un projet visant à ajouter un million de lignes et à introduire divers systèmes de communication sans fil modernes, permettant ainsi de couvrir la majeure partie du territoire à moindre coût, avec facilité et rapidité.

Projets de raccordement par fibre optique
Un projet de liaison régionale par transmission numérique a été mis en service pour relier le Yémen à l'Arabie saoudite — et, au-delà, aux autres pays du Golfe et à la Jordanie — pour un coût de 630 millions de riyals ; par ailleurs, le raccordement des autres gouvernorats par fibre optique a été finalisé, couvrant une distance totale de 2 455 km.
Le Yémen a également participé, aux côtés d'opérateurs de télécommunications de nombreux pays, au financement du câble sous-marin « SEA-ME-WE 2 », qui s'étend de Singapour (Asie du Sud-Est) jusqu'à Marseille (France) en passant par le Moyen-Orient. Il a aussi contribué, avec Djibouti, au financement du câble sous-marin secondaire « Aden-Djibouti », assurant la liaison du Yémen avec le câble « SEA-ME-WE 2 » via la station de répartition de Djibouti. L'importance de ce câble réside dans le fait qu'il constitue une voie alternative pour le trafic de télécommunications internationales à destination et en provenance du Yémen. La capacité allouée au Yémen sur ce câble s'élève à 345 canaux téléphoniques.
L'Établissement public des télécommunications a signé un contrat avec l'organisation « Arabsat » pour l'exploitation d'une demi-voie satellitaire destinée aux communications locales et au raccordement de plusieurs zones reculées via le système VSAT. La première pose de câbles à fibre optique au Yémen a été réalisée par Mohammed Ahmed Ibrahim Al-Khadhmi en 1992, reliant Aden à Abyan (Ja'ar), Al-Buraiqah et Sabr (Lahj), ainsi que Harad (Abs) à Hodeïda, puis à Bajil, Taïz et Sabr (Lahj). D'autres liaisons ont été établies entre Sanaa et Dhamar, Ataq et Nisab, Taïz et Al-Turbah, ainsi qu'entre Al-Udayn et Al-Jarrahi, incluant le raccordement de nombreuses tours de l'opérateur « Yemen Mobile » et la pose de câbles principaux et secondaires dans les zones suivantes : Aden, Hodeïda, Taïz, Ataq, Nisab, Dhamar, Ibb et certains centraux téléphoniques à Sanaa.

Téléphonie mobile
Le Yémen dispose de plusieurs systèmes de téléphonie mobile sur réseau local : l'opérateur public « Yemen Mobile » et trois sociétés utilisant la norme GSM (Y, MTN et Sabafon), dont les activités ont débuté entre février 2001 et 2007. Actuellement, les services de ces entreprises couvrent la majeure partie du pays, auxquels s'ajoute la téléphonie mobile par satellite. Le nombre d'abonnés aux opérateurs GSM est passé de 120 000 la première année à près de 400 000 l'année suivante, pour atteindre aujourd'hui plus d'un million d'abonnés. On s'attend à ce que « Yemen Mobile », qui utilise la technologie CDMA, contribue à doubler le nombre d'abonnés dans le cadre de la concurrence au sein du secteur des services. Gouvernement électronique

Internet
Le gouvernement a adopté le projet de programme national des technologies de l'information et a pris les dispositions initiales pour élaborer le plan global du programme, lequel servira de base à sa mise en œuvre. Un portail Internet général pour le gouvernement électronique a également été conçu, englobant les gouvernorats ; il intègre actuellement 31 sites web de ministères et d'organismes publics ainsi que 20 sites de gouvernorats. La première phase de la Cité des technologies de l'information et de la communication (TIC) à Sanaa a été inaugurée en 2002, et les travaux de la seconde phase sont actuellement en cours. Cette cité constitue l'un des éléments clés du projet national « Gouvernement électronique », dont la mise en œuvre s'échelonnera sur quatre phases s'achevant en 2012. Ce projet vise à étendre l'usage des TIC, contribuant ainsi à améliorer la productivité, à générer des ressources économiques, à créer des emplois et à moderniser les procédures administratives, la recherche scientifique ainsi que l'enseignement sous toutes ses formes et à tous les niveaux.
À travers cette seconde phase, le ministère des Communications et des Technologies de l'information cherche à achever les projets et les composantes de la Cité. Parmi les éléments les plus marquants figurent le centre de normalisation et de métrologie, le centre de fabrication et d'assemblage d'ordinateurs, et le centre d'installation et de maintenance des réseaux de communication et d'information. S'y ajoutent des services électroniques couvrant l'information, le divertissement, l'éducation, les voyages et le tourisme, ainsi que la réponse directe aux demandes de renseignements émanant du grand public, des entreprises et des institutions. Cette phase englobe également le projet de la Cité des technologies de l'information et de la communication.

La passerelle Internet du Yémen est un projet visant à fournir des services Internet et à relier tous les fournisseurs de services du pays au réseau mondial d'information. Dans sa première phase, cette passerelle permet de connecter 51 fournisseurs de services du secteur privé, dans un contexte concurrentiel, avec des débits atteignant 2 Mbit/s et des liaisons internationales d'une capacité de 42 Mbit/s. Le service Internet a été lancé au Yémen en 1996 par un fournisseur unique ; le nombre d'abonnés s'élève aujourd'hui à environ 35 000, et plus de 40 entités utilisent des liaisons louées pour l'accès à Internet. Par ailleurs, plus de 60 sites — appartenant à diverses organisations et à leurs succursales, ainsi qu'à des centres de la Société publique des télécommunications (filaire et sans fil) et de l'Autorité générale de la poste — sont connectés au réseau de transmission de données. À la mi-2003, la passerelle hébergeait 55 entités, avec une capacité de 550 Mbit/s. Quant aux cybercafés, leur nombre dans l'ensemble des gouvernorats était estimé à environ 1 200 à la mi-2003, dont 400 dans la capitale (Amanat al-Asima).

Le projet du Président de la République vise à diffuser l'informatique, dont la première phase a commencé par la mise à disposition d'ordinateurs aux salariés, aux groupes de jeunes et aux étudiants à des prix raisonnables et sous forme de mensualités. Trois phases ont été identifiées pour ce projet, avec un total de 100 000 appareils, pour contribuer à combler le fossé numérique et à rattraper le rythme civilisationnel de la société de l'information et de la connaissance.

Secteur public
**Établissement public des télécommunications et des technologies de l'information :**
Fourniture de services de téléphonie fixe (filaire et sans fil) et de télécommunications rurales, ainsi que de systèmes de transmission analogiques et numériques (stations micro-ondes, stations terriennes). Le nombre d'abonnés au téléphone fixe s'élève à environ 920 000, un chiffre atteint après la destruction de certains centraux téléphoniques lors des inondations de Hadramout en 2008.
**Yemen Net (Services de logiciels et Internet) :**
Hébergement de sites web, services d'accès commuté (Dial-up), RNIS (ISDN), ADSL, transmission de données, etc.
**Institut public des télécommunications :**
L'objectif initial de la création de cet institut était de renforcer et de qualifier le personnel du ministère, tant sur le plan professionnel spécifique que dans des domaines éducatifs plus généraux. Toutefois, les progrès considérables réalisés par le ministère depuis l'unification du Yémen en 1990 ont attiré des entreprises internationales, transformant l'institut en un carrefour mondial et un centre d'enseignement supérieur ouvert à tous les citoyens (accueillant notamment les académies Microsoft, Cisco, Oracle et Esri).
**Cité des sciences et de la technologie :**
Aucune activité majeure n'est pour l'instant visible pour cette entité, probablement en raison de sa création récente. Elle est néanmoins responsable de la célèbre revue mensuelle « Technologie des télécommunications » ainsi que de services liés aux logiciels.
**Autorité publique de l'épargne postale :**
Cette autorité a également démontré son efficacité ces dernières années grâce à la complémentarité des services ministériels (réseaux, télécommunications, etc.). Elle s'impose aujourd'hui comme un concurrent de taille dans les domaines du paiement de factures (tous types confondus), du transfert de fonds et du versement de certains salaires de la fonction publique. Centre de télédétection : un nouveau département qui sera inauguré par le ministère pour fournir aux entreprises des services de levés aériens, de cartographie routière et de suivi par GPS.

Secteur privé
Sabafon (téléphonie mobile GSM) : Cette entreprise a obtenu une licence du ministère yéménite des Communications et opère sur une fréquence dédiée ; le code réseau 421-01 lui a été attribué, ses numéros de mobile commencent par 71 et elle compte environ 600 000 abonnés.
MTN (anciennement Spacetel) (téléphonie mobile GSM) : Cette entreprise a obtenu une licence du ministère yéménite des Communications et opère sur une fréquence dédiée ; le code réseau 421-02 lui a été attribué, ses numéros de mobile commencent par 73 et elle compte environ 1 100 000 abonnés.
Y Telecom (téléphonie mobile GSM) : Cette entreprise a récemment obtenu une licence du ministère yéménite des Communications et opère sur une fréquence dédiée ; le code réseau 421-04 lui a été attribué, ses numéros de mobile commencent par 70 et elle compte environ 180 000 abonnés.

Secteur mixte
TeleYemen (Télécommunications internationales et services Internet) : L'une des premières entreprises de télécommunications au Yémen et au Moyen-Orient, elle est responsable des communications internationales et gère l'indicatif international du Yémen (967). Auparavant, le ministère détenait une part minoritaire de l'entreprise, tandis qu'une société britannique en possédait la majorité ; aujourd'hui, TeleYemen appartient entièrement au ministère yéménite des Communications, bien qu'elle soit gérée par une société de télécommunications française.
Yemen Mobile (Téléphonie mobile CDMA2000) : Il s'agit du seul opérateur utilisant la technologie CDMA2000/1x au Yémen. Bien que l'entreprise ait bénéficié, à ses débuts, d'études, de la mise en place et d'un soutien total de la part du ministère des Communications, elle a été privatisée par la suite. Les numéros de Yemen Mobile commencent par « 77 » et son code réseau est 421-03 ; selon les statistiques de 2008, elle comptait plus de 1 700 000 abonnés.
Le service de télécommunications au Yémen est excellent.

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