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Le patrimoine historique des télécommunications
Devenir des musées Télécom
Déjà en 2011 se pose la question
du devenir des musées des télécom.
En interrogeant le Web, que reste t'il des associations
et musées des télécom ? :
Il y a eu jusquà 6 musées associatifs
consacrés aux Télécoms ; en 2006 il nen reste
plus que 4 (le musée de Toulouse ayant disparu en 1995 et celui
de Lyon en 2002)
- Le CNAM Musée des Arts et Métiers et
ses Réserves, vitrines au 1er étage et pas mal d'appareils
dans les réserves pour les expositions. https://www.arts-et-metiers.net/
- La Cité des télécoms Pleumeur-Bodou : Fondation
dentreprise du groupe Orange, http://www.cite-telecoms.com/
- La FNAHR La fédération regroupe lensemble
des musées de la poste et des télécommunications
Association qui gère la répartition des aides apportées
par les entreprises Orange et La Poste. https://www.fnarh.com/
- NANCY Musée du téléphone, Association LorHisTel
et FT Lorraine partenaire qui se retire en 2000. LorHisTel reste une Initiative
locale.
https://www.futura-sciences.com/planete/escapades/meurthe-moselle-musee-telephone-320/
- ARHISCOM Musée du téléphone de narbonne.
- ARMORHISTEL (Rennes) L'association Armoricaine de Recherches
Historiques sur les Télécommunications .
https://www.armorhistel.org/armorhistel-2017/
. Initiative locale.
- ATRL Amicale des Télécommunications
de la Région de Lille à Marcq-en-Barul, Autrefois
France Télécom, devenu Initiative locale.
http://www.museetelecom5962.fr/museetelecom5962/accueil.html
- HISTELPOST à St Gély du Fesc, petit musée
d'histoire de la communication 90% France Télécom et 10%
LaPoste, devenu Initiative locale et pas rafraichi depuis 2015.
http://m.herault-tourisme.com/patrimoine-culturel/saint-gely-du-fesc/histelpost-de-saint-gely-du-fesc/tourisme-PCULAR0340000052-1.html
- Bordeaux un musée des télécommunications
http://www.cyberillac.com/musetel.php.
Initiative locale.
- Tous les sites de collectionneurs de téléphones comme
ce site, fabriqués par des collectionneurs indépendants
... et d'Initiative locale.
Pour aborder le sujet des musées d'entreprise, je reprends
un article lu dans Hermès, La Revue 2011/3 (n° 61), pages
119 à 124 ;
D'entreprise ou de société
? Deux opérateurs « historiques » et leurs musées,
EDF et Orange
Pascal Griset, Léonard Laborie (disponible
en pdf)
De plus en plus dentreprises ont créé
leur propre musée, un lieu où elles se prennent elles-mêmes
« comme objet détude, sexposent à lintention
de publics divers, internes et externes » (Meyssonat-Courtois créatrice
du Musée Amora)
À cet égard, les années 1970 ont été
charnières : la légitimation de lhistoire des entreprises
sur le terrain académique a nourri celle de lhéritage
industriel sur le terrain patrimonial (Bergeron et Dorel-Ferré,
1996), tandis que les fonctions de communication étaient en plein
essor.
La plupart des musées dentreprises, dont la variété
des formats et des discours néchappe pas aux visiteurs, sont
nés de ces tendances (Rasse, 1995 ; Cousserand, 2009). Cet article
revient sur deux expériences muséales exemplaires quant
à leur genèse, leurs ambitions et leurs évolutions
historiques. Bien que portées par des entreprises, et non des moindres,
elles ne se présentent pas et ne se pensent pas comme des «
musées dentreprises ». Les deux appartiennent au secteur
des musées scientifiques, techniques et industriels (Schroeder-Gudehus,
1992).
Il sagit du Musée EDF Électropolis à Mulhouse
et de la Cité des Télécoms à Pleumeur-Bodou.
Dans les coulisses se tiennent deux entreprises aux histoires assez parallèles,
quoique décalées dans le temps : EDF et France Telecom.
Elles renvoient en effet à deux opérateurs de services
publics en réseaux, avec leurs spécificités opérationnelles
et patrimoniales (Varaschin, 2008 ; Bouvier et Varaschin, 2009). Devenues
propriété de lÉtat, elles ont connu une situation
de monopole avant dêtre confrontées à un changement
de statut et, concomitamment, à la concurrence, ce qui na
pas manqué de renouveler la question de leur identité et
de réinterroger leur soutien à des musées dont elles
étaient, en partie mais pas exclusivement, le sujet.
Aux origines du Musée des Télécoms et du Musée
EDF Électropolis
Le développement des entreprises de réseau a sensiblement
modifié la dimension patrimoniale de lactivité industrielle.
Depuis le modèle séminal ferroviaire, en passant par les
réseaux dénergie (gaz puis électricité),
les transports publics ou les télécommunications, lintensité
capitalistique doublée de contraintes politiques fortes impliquait
lattribution de concessions pour établir une emprise territoriale
continue, sur de longues distances, jusquà léchelle
de la nation. La plupart des entreprises opérant dans ces secteurs
dactivité se sont dotées de lieux de valorisation
de leurs collections historiques. La création dun espace
muséographique à EDF, comme chez France Telecom/Orange vient
dune initiative locale. Antérieure au changement de statut,
elle est déliée des fonctions de communication de lorganisation.
Le directeur général des Télécommunications
Pierre Marzin engage, à partir des années 1960, cette branche
de ladministration des PTT dans un effort sans précédent
de recherche et développement pour moderniser le réseau
(Griset, 2005).
La France, jusqualors mauvaise élève des nations industrialisées,
devient, au début des années 1980, le pays doté des
capacités les plus avancées du monde.
Dans lintervalle, les réseaux sont renouvelés dans
des proportions et à un rythme sans précédent. Tout
va très vite et ce qui est remplacé est bientôt oublié.
Il ne sagit dailleurs souvent que déléments
invisibles, qui échappent au regard du public. Câbles souterrains
ou sous-marins, structures soigneusement cachées dans des bâtiments
sans charme dont personne dailleurs ne connaît la fonction.
Alors quune usine promise à la destruction peut susciter
la mobilisation des amoureux de larchitecture industrielle, les
nouvelles technologies de linformation et de la communication du
temps jadis disparaissent en toute discrétion
La création, en 1973, de la « Collection historique des
Télécommunications », à linitiative
des chercheurs et techniciens du Centre national dÉtude des
Télécommunications (CNET), fer de lance du mouvement de
modernisation en cours, témoigne dune prise de conscience
de ces risques. Une petite équipe sefforce de protéger
la « mémoire technique » de la Direction générale
des Télécommunications. Des premiers télégraphes
et téléphones aux terminaux et portables récents,
des postes de TSF aux satellites, 6 500 pièces ont été
rassemblées. Cette dynamique prend une dimension tout à
fait spécifique à Pleumeur-Bodou. Dans cette commune du
Trégor (Côtes du Nord), en juillet 1962, une antenne «
cornet » de plus de 350 tonnes, abritée par un radôme
de 50 mètres de haut a réalisé la première
transmission intercontinentale dune émission de télévision.
Obsolète dès 1964, léquipement gigantesque
a pris une place à part dans le bocage trégorois. Objet
tout autant que bâtiment, le radôme est ouvert au public dès
1962, à linitiative du Comité des uvres sociales
du CNET, alors que la station est encore en activité, ce qui le
préservera du funeste destin de son homologue américain
détruit en 1985. Associé à cette région de
Bretagne, le radôme est en effet devenu une véritable attraction
dans un espace très dynamique sur le plan touristique. Plus encore,
il fait désormais partie de lidentité même du
Trégor. Le projet de créer un musée, en complément
de la conservation de la relique monumentale, fait son chemin. Validé
dès le milieu des années 1980, le Musée des Télécoms
est inauguré en 1991 ; il atteint bientôt les 100 000 visiteurs.
Du côté dEDF, linitiative à lorigine
du Musée EDF Électropolis, inauguré en 1987 et qui
a pris sa forme définitive en 1992, est en réalité
extérieure à lentreprise puisquelle vient de
la Société industrielle de Mulhouse (Ott, 2010). Elle touche
en revanche elle aussi à un « monument » car, quoique
non architectural, le groupe électrogène à vapeur
Sulzer-BBC situé au cur de lusine textile DMC (filterie),
présente des proportions colossales avec ses 170 tonnes de métal
(Blanchard, 2009). La menace de ferraillage de cette « grande machine
» construite en 1901, en fonction pendant un demi-siècle,
a suscité un mouvement de sauvegarde à lorigine du
musée. Témoignage exceptionnel dune ère révolutionnaire
mais révolue, alors que le pays achève son vaste programme
déquipement électronucléaire, la machine est
un spectacle en soit. Après 20 000 heures de restauration, elle
tourne de nouveau et fascine encore les visiteurs. Cest matériellement
autour delle que se construit le musée et que viennent sagréger
les collections. Nombre dobjets ont été collectés
par le service des études et recherches dEDF, situation parallèle
à celle des télécommunications. En revanche, ce patrimoine
date en grande partie dune période antérieure à
la Fondation dEDF (1946), alors que lhistoire et le patrimoine
des télécommunications se superposent très largement,
depuis la fin du xviiie siècle, époque de la mise en place
de ladministration des télégraphes optiques. Musée
de France ce qui témoigne de la part des pouvoirs publics
dune reconnaissance et dune exigence de rigueur dans la gestion
des collections , le musée EDF Électropolis se présente
comme le seul en Europe à être entièrement consacré
à lélectricité. Il est visité en moyenne
par 40 000 visiteurs chaque année. Mis en place de manière
précoce, son site web a été primé à
la fin des années 1990 à Montréal et a tôt
donné à létablissement une visibilité
sur la toile.
Changement de statut des entreprises, changement de statut des musées
? Les enjeux communicationnels
Ces deux établissements ne furent pas à lorigine conçus
par ou pour les communicants de lentreprise. Leur sujet déborde
largement de celui de lentreprise ; ce sont des musées de
société. Pour souligner que Pleumeur-Bodou nest pas
un « musée dentreprise », Marcel Roulet, président
de France Telecom de 1986 à 1995, confie sa gestion à une
association subventionnée par lentreprise. Dans le cas dÉlectropolis,
cest aussi une association, constituée par des industriels
et des collectivités publiques au moment du combat pour la sauvegarde
de la génératrice Sulzer-BBC, qui est chargé de la
gestion du musée. EDF assure le financement de lexploitation
via sa fondation.
Quoique formellement indépendants, ces musées recouvrent
demblée des enjeux symboliques forts au sein de lentreprise.
Deux faits le révèlent particulièrement pour les
télécommunications (Griset et Laborie, 2004).
Dabord, il faut rappeler quau sein du ministère des
PTT, les efforts patrimoniaux visaient à laffirmation des
télécommunicants face aux postiers. Les postiers avaient
et ont toujours leur musée ; il fallait que les télécommunicants
aient leur vitrine. Ensuite, il faut revenir sur le conflit interne aux
télécommunicants qui a privé durablement le Musée
des Télécoms de collections permanentes substantielles.
Symbole de la réussite technologique des télécommunications
françaises, construite par le CNET au début des années
1960 comme un véritable prototype, la station de Pleumeur-Bodou
avait été transférée par la suite à
la Direction des Télécoms et des Réseaux internationaux,
grande rivale du CNET au sein de la Direction générale des
Télécommunications. Cest donc cette direction qui
reçut la responsabilité du musée situé sur
« son » terrain. Le sentiment de dépossession fut dautant
plus fort du côté du CNET que le personnel de ce dernier
avait largement contribué, de manière informelle, à
la préservation du site et à sa valorisation.
Le CNET, contrarié, a ainsi décidé de tenir à
distance du musée sa « Collection historique des Télécommunications»
Installée en janvier 1999, sur le site France Telecom de Soisy-sous-Montmorency,
dans le Val-dOise, cette collection est devenue le Conservatoire
des techniques des Télécommunications. Adossé au
service des Archives et Documentation historique du département
Archives et Patrimoine historique (APH), il offre aux étudiants
et chercheur une ressource de grande valeur et fournit, sous convention,
des objets muséographiques à une dizaine de musées
en France. Il est également le lieu de prédilection des
accessoiristes qui le sollicitent pour le tournage des films ou série
télévisées
De manière générale, le soutien de ces projets par
la direction montre en outre, au-delà de la sensibilité
à lhistoire et au patrimoine de ces dernières, quils
étaient compatibles avec leurs stratégies. On imagine sans
peine que la promotion de lhistoire des télécommunications
ou de lélectricité, vue plus ou moins à travers
les réussites françaises, ne pouvait que valoriser les acteurs
contemporains de cette histoire, leur offrir une certaine légitimité
historique aux yeux des élus et du public des clients.
Mais cest toutefois bien au moment du changement de statut
et de la mise en concurrence de ces opérateurs désormais
baptisés « historiques », que les enjeux symboliques
et de plus en plus communicationnels liés à leur musée,
se sont renforcés.
Combinées, ces deux dynamiques renouvellent en effet à partir
des années 1990 la question de lidentité et de limage
des entreprises.
La Direction générale des Télécommunications
devient France Telecom en 1990, exploitant public au statut très
proche de celui détablissement à caractère
industriel et commercial, sur le modèle dEDF, avant de devenir
une société anonyme et dêtre privatisée
à partir de 1997. Lentreprise est de plus en plus soumise
à la concurrence et se lance dans de vastes investissements. EDF,
de son côté, devient société anonyme en 2004,
restant à une très forte proportion contrôlée
par des capitaux publics.
Ces changements remettent en cause une histoire longue de plusieurs décennies,
déjà muséifiée. Ils interviennent dans un
contexte, autour de la révolution Internet et des spéculations
financières associées, qui ne paraît en outre guère
propice à la valorisation de ce qui réfère au passé.
Que faire des musées, de lhistoire quils portent
et du patrimoine ?
Les abandonner, pour mieux marquer la coupure avec la période antérieure
? Ou les investir, pour en faire des outils dune promotion vantant
la solidité de lexpérience acquise, la qualité
des partenariats noués ? La question nest plus simplement
patrimoniale.
De fait, France Telecom sinterroge bientôt sur la pertinence
du maintien de son engagement au côté du musée.
Il apparaîtra au fil dun processus mobilisant de très
nombreuses composantes de lentreprise et intégrant les plus
larges consultations extérieures, que le Musée des Télécoms,
loin dêtre une charge dont il faudrait se séparer dans
une période difficile sur le plan matériel est un atout
unique pour exprimer, tant en interne quen externe, ce quest
la véritable culture dentreprise de France Telecom.
Un plan de renouvellement du musée est alors adopté à
partir de plusieurs principes. Lhistoire ne célébrera
pas un passé révolu, mais posera les bases permettant dappréhender
les enjeux contemporains de façon plus attractive pour le public.
Lentreprise décide de sinvestir plus directement dans
la gouvernance du musée et, tout en respectant sa vocation première,
lintègre à sa politique de communication, non sans
heurter la sensibilité de lassociation jusqualors investie
de cette mission.
Alors que lavenir de lindustrie fait de plus en plus débat
en France, le musée est ainsi considéré comme un
lien ; lien entre lentreprise et la société, sans
quaucun objectif commercial ne lui soit assigné.
Pour marquer très visiblement ce nouveau départ, le Musée
des Télécoms a pris depuis le printemps 2006 le nom de «
Cité des Télécoms».
Pour EDF, les événements sont parallèles, mais la
chronologie est décalée. Les questions qui se posent à
France Telecom, à la fin des années 1990, ne se posent pour
EDF quà partir du milieu des années 2000. Est-ce la
raison de la trajectoire assez différente suivie jusquà
présent en ce qui concerne les relations entre le musée
et la communication de lentreprise ? De fait, la gouvernance dÉlectropolis
na pas changé, restant associative. Comme la Cité,
le Musée na aucun objectif commercial. Une visite attentive
pointera que la mention de lentreprise EDF sur les cartels est presque
absente la réfection des salles est dailleurs intervenue
avant le changement de statut, en 2003, et na pas été
revue depuis. Mais cette visite pointera aussi quaucune salle nest
dédiée aux débats ou aux accidents liés au
nucléaire
À leur corps défendant, ces deux musées sans
être des « musées dentreprise » stricto
sensu du fait de leur passé et de leur mission « publics
» sont des objets communicants, légitimant les entreprises
qui les portent. Pour jouer avec les mots, on peut donc assurément
conclure sur le fait que ce sont des musées de « société
», au double sens que lon peut donner à ce terme, selon
que lon se réfère au champ lexical culturel ou juridique.
Sils ont survécu aux changements radicaux intervenus depuis
vingt ans et sils survivent à ceux qui sannoncent,
cest et ce sera peut-être un peu aussi par un calcul purement
pragmatique : laisser tomber ces institutions muséales, désormais
bien ancrées au plan local et régional, pourrait être
contre-productif en terme dimage et de communication.
2021 Essayons de faire le point des associations
et sites concernant le patrimone des télécommunications
:
Fermé : APH, Musée de La Collection
Historique dOrange (ex France Télécom) https://histoire.orange.com/fr/
Adresse Bâtiment Fauré, 61 avenue
Kellermann, 95230 Soisy-Sous-Montmorency
A l'origine, la Collection Historique dOrange conserve, accueille
et prête depuis quarante ans des objets qui témoignent
des grandes évolutions dans le domaine des télécommunications
et contribuent au rayonnement du nom Orange.
Les 11 000 pièces répertoriées racontent une
histoire qui sécrit en filigrane de celle du pays; elles
permettent de comprendre comment laudace et le génie
de quelques-uns ont pu changer la manière de communiquer de
tous. Elles nous rappellent que chacun de nous est à la fois
le témoin et lacteur dune histoire qui ne cesse
jamais de sécrire.
Un nouveau départ pour la Collection ?
Lors de la dernière réunion du Comité de Pilotage
sur le patrimoine de lentreprise des décisions ont été
prises pour le pérenniser, le bail des locaux dans lesquels est
installé le fonds historique sera prolongé pour une durée
minimale de 3 ans et un appel à candidature sera diffusé
pour remplacer le responsable de la Collection.
Des travaux seront lancés sur les 4 initiatives définies
par le Comité de Pilotage
oRendre accessible le patrimoine par le digital
oUtiliser lunivers ludique pour le patrimoine
oOrganiser des expositions itinérantes
oCréer du contenu autour du patrimoine.
Les nombreuses pages d'informations et de l'histoire du téléphone
ne sont plus actives ? Est ce la fin ?
Nous attendons la suite des événements
Fermé : Le Musée lyonnais; Fermé
en 2002 pour des raisons de sécurité
Petit rappel : construit en 1928 lors de lautomatisation du
réseau téléphonique lyonnais, le central des
pentes de la Croix-Rousse a accueilli le musée de 1989 à
2002. Puis il a été vidé pour des raisons de
sécurité, une remise aux normes savérant
trop coûteuse pour lopérateur public alors déficitaire.
En 2009, Patrice Battiston, responsable de la Collection Historique
Orange, est venu faire son marché dans les cartons stockés
dans la banlieue lyonnaise. Certains avaient dailleurs été
pillés. Sur les 1 500 éléments dorigine,
il en a retenu 700. « Jai pris les plus anciens, jai
laissé le matériel en double, se souvient-il. Ils témoignent
de toute lhistoire de la communication moderne, de la révolution
à la fin des années 1990 ». Parmi les pièces
majeures : une cabine anglaise, un téléphone Lyre et
un télégraphe dHughes.
À lépoque, le musée lyonnais accueillait
entre 8 000 et 10 000 visiteurs par an, dont une majorité de
scolaires. Aujourdhui, la Collection voit passer un millier
de personnes par an. Mais la collectivité a perdu son patrimoine,
il est passé dune entreprise publique à une société
privée, Orange.
Fermé : LorHisTel, Le Musée de Riquewihr
Histoire des Postes et Télécoms en Alsace.
Le 24 décembre 2020 le musée de
la poste et des télécommunications de Riquewhir fermera
définitivement ses portes. Confrontée à une baisse
de subventions et à une baisse de fréquentation, l'association
qui gère le lieu doit se résoudre à mettre la
clé sous la porte.
C'est une bien triste nouvelle pour les amateurs
de vieux timbres, de diligences postales ou de télégraphes
électriques en Alsace. Dans deux semaines, le musée
de la poste et des télécommunications de Riquewhir n'accueillera
plus de visiteurs, faute de moyens pour assurer son fonctionnement.
Il n'y a plus assez d'argent et surtout plus assez de personnels pour
ouvrir le lieu dans de bonnes conditions. La Poste et France Télécom
participent depuis le début à l'aventure de ce musée
en mettant à disposition des agents. Problème : ces
salariés font valoir peu à peu leur droit à la
retraite et les deux entreprises ne sont plus d'accord pour les remplacer.
En quinze ans, huit postes ont ainsi été supprimés
et il ne reste plus que deux salariés pour faire tourner le
musée. Ouvert tous les jours de la semaine auparavant, il ne
fonctionne plus que du jeudi au dimanche avec des horaires restreints.
Difficile dans ces conditions de faire venir le public. D'ailleurs
le nombre de visiteurs a chuté ces dernières années,
passant de quarante mille dans les années quatre vingt à
huit mille aujourd'hui.
Pour la partie télécommunication, les objets vont être
récupérés par une association sur le point de
se monter. Elle héritera de télégraphes électriques
et optiques, d'un vieux central téléphonique encore
en état de fonctionnement et même du dernier téléphone
du général De gaulle,
Disparu : AMHITEL . Le Musée des Télécoms
d'Aquitaine Bordeaux : http://musee.telecom.aquitaine/
La faiblesse de ces Musées provient dun rayonnement
trop restrein et le fonctionnement des matériels anciens requiert
des « vieux de la vieille », qui ne voient guère arriver
la relève.
Les prestations de mise à disposition des locaux par FT et surtout
la vente des bâtiments sont une épée de Damoclès
pour la survie de ces Musées. La logique économique conduira
à une limitation du nombre des Musées associatifs
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