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LTT Lignes télégraphiques et téléphoniques
Lignes Télégraphiques et Téléphoniques
plus couramment appelé LTT était une société
française spécialisée dans létude et
la fabrication de lignes de communication destinées à la
télégraphie et à la téléphonie, active
de 1920 à 1985.
Fondée le
13 mars 1920 Quatre actionnaires fondateurs
se partagent, à parts égales, le capital social de 10 millions
de francs.
- la Compagnie Française pour lexploitation des procédés
Thomson Houston
- la Compagnie Générale des Câbles de Lyon
- les Tréfileries et Laminoirs du Havre
- la société Le
Matériel Téléphonique filiale de la holding
américaine ITT.
A sa tête Georges VIARD,
polytechnicien et ingénieur de lécole supérieure
de télégraphie. Il fut directeur jusquà son
décès en 1933 et 7 autres PDG lui succéderont, tous
issus de Polytechnique.
La Société LTT est constituée
à Paris ; elle a pour objet létude, la fabrication,
linstallation, lamélioration, lentretien, lexploitation
de toutes lignes (câbles et accessoires), de tous systèmes
destinés à la télégraphie et à la téléphonie.
Dans les semaines suivantes la société
La Canalisation Electrique, toujours à parts égales, entre
à son tour au capital de la société.
Dans les mois suivants, elle quitte le tour de table où elle sera
remplacée par Les Forges et Ateliers de Construction de Jeumont.
1921 Début de la construction de
lusine de Conflans Sainte Honorine.
Le choix du site pour limplantation de lusine est de toute
évidence dû à la proximité de la voie de chemin
de fer et des voies navigables. Une voie ferrée arrive directement
dans lusine pour assurer larrivée des matières
premières et les expéditions des tourets de câbles.
La surface de lusine passera de 5 000 m² à lorigine
à plus de 160 000 m² dans les années 1970 pour une
superficie bâtie au sol de 64 000 m².

Le bâtiment d'origine et l'usine dans les années 1970
1922 LInternational Western Electric
entre, à hauteur de 10%, au capital de la société.
1922 22 décembre. Le siège
social est transféré à Conflans Sainte Honorine.
1923 7 septembre. LAdministration
des Postes et Télégraphes notifie à LTT le contrat
pour la construction du câble Paris-Strasbourg.
Ce sera la première liaison téléphonique souterraine
à Grande Distance française. Cette liaison sera mise en
service en avril 1926.
1925 La CGE absorbe la Compagnie Générale
des Câbles de LYON.
1925 : réalisation du 1er câble téléphonique
souterrain français à grande distribution pour la ligne
Paris-Strasbourg.
1926 ITT rachète la Compagnie des
Téléphones THOMSON HOUSTON à la CFTH.
1926 : lusine emploie 250 personnes.
1928 Création à Alger
de la société Lignes Télégraphiques et Téléphoniques
Nord-Africaines (LTT NA) et construction de lusine de Maison Carrée.

La cablerie de Maison-Carrée et le logement des cadres
1929 Construction du premier câble
téléphonique souterrain dAfrique du Nord entre Oran,
Alger et Constantine.
1930 : installation dun atelier de menuiserie,
lusine emploie 1200 personnes
1931 : construction dun dépôt
de poudre et de liquides : effectif 1800 personnes
1932 : 1er câble téléphonique français
comportant des circuits à plusieurs voies Lyon-Marseille. Effectif
: 2300 personnes.
1933 23 février. Décès
de Georges VIARD, qui a été aux commandes de la société
depuis son origine.
1934 : crise économique mondiale, lentreprise est
sauvée par diverses commandes de lEtat, effectif : 1500 personnes.
1938 : réalisation du 1er câble coaxial Paris-Vierzon
1941 juin. LTT absorbe la société
LTT NA qui devient son Département Afrique du Nord , mais le sigle
LTT NA subsistera.
1944 : création de latelier plastiques
1945 La CGE
se désengage du capital de LTT.
Lactionnariat est alors partagé entre LMT (40%), JEUMONT
(30%) et TREFILMETEAUX (30%). Cette situation durera 30 ans et assurera
à LTT une stabilité dans la période de reconstruction
daprès-guerre, puis dans celle de forte croissance du réseau
téléphonique.
1947 : liaison Paris-Toulouse .
1947 Création de la Société
Mixte pour le Développement de la Technique des Télécommunications
sur câbles (SOTELEC) à laquelle LTT participe aux cotés
de la CGE, de la SAT , de la SACM et de ladministration des PTT.
1965 : création dune nouvelle usine
à Lannion (Côte dArmor) avec un atelier bobinage.
Cest le commencement de la décentralisation industrielle,
lusine compte 1500 personnes.

1967 : création du département de circuits intégrés,
1ère liaison expérimentale transistorisée à
12 MHz.
1968 La nationalisation de lusine
dEl Harrach par le gouvernement algérien met un point final
à la présence industrielle de LTT en Afrique du Nord.
1969 : 1ère liaison transistorisée
à 12MHZ entre Montpellier, Carcassonne et Toulouse.
1974 : création dune 3ème usine
à Dinard (Ille-et-Vilaine) effectif 200 personnes.
1975 LTT dépose les premiers brevets
concernant le jonc rainuré pour la conception des câbles
à fibres optiques.
1976 Dans le cadre de la reprise des activités
françaises du groupe ITT par Thomson CSF, ce dernier reprend les
40% du capital de LTT qui étaient détenus par LMT.
1978 : LTT devient filiale de Thomson CSF.1 mois
de grève de 300 personnes dans lunité câblerie.
Réduction du temps de travail accordée, augmentation de
la prime de panier accordée, la direction prévoit pour 1979,
300 licenciements et le passage à 32 heures, payées 32.
Effectifs totaux 5742 personnes dont 4237 à Conflans. François
DAYONNET cède le poste de Président Directeur Général
à Philippe GISCARD dESTAING.
1979 Leffectif de la société
atteint son apogée avec près de 6000 personnes.
1980 : LTT réalise la 1ère liaison française
par câble optique entre centraux téléphoniques «
Tuileries » et « Philippe Auguste » sur 7 km, le câble
utilisé est en fibre optique permettant la transmission de 30 000
voies téléphoniques, en utilisant comme source lumineuse
un laser ou une diode électroluminescente.
1981 : création de la Société Fibres Optiques
Industries : FOI en association avec Quartz et Slice et lAméricain
Corning Glass Works. FOI est chargée de létude du
développement et de la production des fibres optiques. Cette unité
de fabrication permet de maintenir 50 emplois.
1982 : les PTT installent à la Tour Maine-Montparnasse
2 câbles LTT de 70 fibres optiques sur une hauteur de 300 m.
1982 Nationalisation de THOMSON SA.
1983 : la direction de lusine annonce une réduction
des effectifs de 565 personnes venant en contradiction avec les engagements
de Thomson CSF.
1984 : plan social :
Transfert de 40 à 50 personnes de Conflans à Bezons chez
CABLES de LYON.
Reclassement demployés dans les groupes CGE et Thomson
Plan de préretraites à 55 ans
Les syndicats LTT font état dune menace de 900 licenciements,
laction se durcit le 28 novembre, les manifestants LTT bloquent
les trains gare St-Lazare, le 13/12/1984, 3 élus retenus en mairie
par des manifestants qui bloquent la RN 184. Le comité central
dentreprise est reporté au 29/1/1985, les manifestants séquestrent
la direction de lusine dans les locaux sociaux de la LTT. Effectifs
au 31/12/1984, 1542 salariés
1985 : 29 janvier : journée ville morte
: 1000 personnes dans la rue, publication du bilan social 1985 sur lensemble
du personnel, soit 1076 p restantes, 245 sont mutées dans dautres
sites ,477 sont licenciés économiques, 88 démissions,
79 Fond National de lemploi, 9 retraités, 178 licenciements
encore prévus. Effectifs au 16/12/1985 : 436 salariés.
Epilogue le 30 Décembre :. .Scission de LTT avec apport
de la branche « EQUIPEMENTS » à la Compagnie Industrielle
des Télécommunications CIT-ALCATEL et de la branche «
CABLES » à la Société Les Câbles de Lyon
et dissolution anticipée de la société LTT.
Et voilà, cest terminé, cette belle
entreprise familiale créée il y a plus de 65 ans disparait.
Elle en a vu passer du personnel de générations en générations,
mais la loi du plus fort, il faut laccepter même si cest
difficile, pourtant ils se sont battus pendant des mois et des mois, mais
rien ny a fait. Il ne reste quà
garder les bons souvenirs.
LA FAISANDERIE
Il semble que le bureau parisien de LTT, situé
au 89 rue de la Faisanderie dans le 16 ème arrondissement de Paris
ait été ouvert en 1936.
Située parallèlement au chemin de
fer de petite ceinture, entre la porte de la Muette et la porte Dauphine,
la rue de la Faisanderie, est une rue calme et bourgeoise où ce
sont installées quelques ambassades étrangères.
Le Duc de Windsor pendant son exil parisien était le prestigieux
voisin de LTT.
Dès 1939, LTT dû quitter cet hôtel particulier où
sinstalla un collège italien.
Après guerre, en 1945, LTT reprend possession des lieux.
La nécessité dune proximité
avec le service des Lignes à Grande Distance des PTT, le principal
client de LTT, établi à Paris, dabord rue du Général
BERTRAND, puis rue du Commandant MOUCHOTTE dans le quartier de Montparnasse
explique le besoin de ce bureau Parisien. Il faut en effet replacer la
chose dans le contexte du milieu du siècle dernier : le trajet
PARIS CONFLANS était une expédition ; quant au téléphone,
le délai dattente dépassait couramment une heure dans
les années 60.
Ce sont donc les services en contact permanent avec les
LGD qui eurent le privilège de sinstaller à «
La Faisanderie »
Outre la Direction Générale, les bureaux étaient
donc occupés par :
Le service commercial Les services pose et raccordement (les chantiers)
Le service facturation client
La Faisanderie est constituée dun hôtel
particulier à 5 niveaux (R de C, 3 étages puis les combles
aménagés) et dun pavillon de 4 niveaux situés
à lentrée, en bordure de la rue de la Faisanderie.
Dans les années 1960,on trouvait, dans lhôtel
particulier , au rez-de-chaussée les services généraux
et communs (entretien, fournitures, standard téléphonique
avec Marie Jo, la charmante standardiste).
Les direction et services commerciaux occupaient le 1er étage.
Le second étage était le niveau directorial : Le bureau
du PDG, Jean Marie ARCHANGE, bureau auquel on accédait en traversant
celui de la secrétaire Mademoiselle WATSON, non sans avoir enjambé
une planche de protection qui empêchait le petit chien de séchapper,
et slalomé autour des joujoux dudit bichon, le bureau de Marcel
JACQUEMINET, le DG adjoint, et celui de Henri PECH, le directeur technique
Câbles.
La direction financière et la direction des Chantiers Câbles
se partageaient le 3ème étage. Au 4ème, sous les
combles aménagés, on trouvait le bureau de dessin du service
Pose qui, sous lautorité de Albert ALIX, établissait
les plans de détail des itinéraires de pose de câble,
et le service facturation clients.
Dans le pavillon, naturellement, le gardien veillait au
rez-de-chaussée. Le personnel se pressait au restaurant dentreprise
au 1er étage (une quarantaine de places) Latelier de prototypes
et de formation du service Raccordement occupait le 2ème étage.
Au troisième étage, le bureau de dessin du service raccordement
mettait la dernière touche aux notices techniques dinstallation.
Après le rachat de LTT par THOMSON, et une visite
détaillée des lieux par Philippe GISCARD d ESTAING
restée épique, les services parisiens furent transférés
à Conflans, lEtablissement de Paris fermé administrativement
le 31 décembre 1979 et le site vendu à un importateur de
célèbres Whisky et Vodka.
LTT le site de Conflans Le site de Conflans Ste
Honorine situé dans le département de la Seine et Oise fut
choisi, à lépoque, par la disponibilité des
terrains agricoles qui jouxtaient la voie ferrée et par le confluent
de la Seine et de lOise, lieu géographique oh combien stratégique
pour lacheminement de lénergie et des produits liés
à la construction de lusine. Car il faut se souvenir que
nous sommes seulement 2 ans après la fin de la première
guerre mondiale et que les conditions de circulation, dapprovisionnement,
de main duvre, de communication nont rien à voir
avec ce quont connu les dernières générations
actuelles.
La surface de lusine passera de 5 000 m²
à lorigine à plus de 160 000 m² dans les années
1970 pour une superficie bâtie au sol de 64 000 m².
Les effectifs, suivant le cours des divers évènements
industriels et politique progressera dune manière pratiquement
continue allant de moins de 500 personnes en 1921 pour atteindre près
de 4 800 personnes sur lensemble des sites, il y a une trentaine
dannées. Le potentiel humain à Conflans dans les années
70 atteint environ 4000 employés dont un quart dingénieurs
et de techniciens.
En même temps que saccroît de façon
continue les surfaces et les effectifs, de nombreuses réalisations
sociales voient le jour : restaurant dentreprise, crèche,
colonies de vacances. Une attention particulière a toujours été
portée à la surveillance médicale du personnel ainsi
quà la prévention des accidents. Cette action de sécurité
sera prépondérante et adaptée au fil des décennies.
Les principales activités et réalisations.
Lactivité de câblerie est bien le point
de démarrage de lactivité des LTT. Lhistoire
de la société est jalonnée par les grandes réalisations
qui ont marqué le développement des télécommunications
en France.
1925 premier câble téléphonique souterrain
français à grande distance ; Paris Strasbourg
1927 création dun atelier de noyaux magnétiques
pour bobines pupins
1930 premier matériel normalisé pour stations de
répéteurs
1932 premier câble téléphonique français
comportant des circuits à plusieurs voies ; Lyon Marseille
II
1936 premiers équipements de stations protégés
sur le câble Paris-Metz
1938 premier câble coaxial à grande distance (Paris-Vierzon)
et premier à courants porteurs comportant les deux sens de transmission
dans le même câble (Paris-Calais)
1940 premiers amplificateurs multiplex pour circuits 12 voies
1947 mise au point dun procédé original de
fabrication continue du câble coaxial à disques moulés
sur le conducteur central
1953 avec la collaboration du CNRS, LTT développe la fabrication
de matériaux magnétiques du type « ferrites »
1955 lancement dune activité détude et
de développement de transistors au germanium
1957 transmission de données 75 /1500 bauds pour la protection
aérienne STRIDA
1959 développement des condensateurs au tantale
1960 première liaison de transmission de données
par Tradan exploitée commercialement
1963 mise au point des techniques épitaxiques et planes
nécessaires aux transistors silicium et aux circuits intégrés
monolithiques
1970 réalisation de la première mémoire rapide
à film magnétique pour une capacité de 4 000 mots
de 18 digits, cycle de 200 ns
1979 première liaison expérimentale de 140 Mbits
1980 première liaison française par câble optique
dans paris sur 7 km. LTT utilise un câble à fibres optiques
permettant dassurer la transmission de 30 000 voies téléphoniques
en utilisant comme source lumineuse un laser
1983 après la ville de Biarritz, cest la communauté
urbaine de Lille qui confie aux LTT la réalisation de son réseau
de vidéocommunications par fibres optiques
Nul doute que la vie Conflanaise a vécue
des années 20 aux années 80 au même rythme que celui
de lusine des LTT. Premier pourvoyeur demplois, ce fut pendant
plus de 50 années le poumon de Conflans Ste Honorine. Derrière
lusine Simca de Poissy, LTT participa au développement de
la ville ainsi que des nombreuses communes avoisinantes. Une ville qui
possède un bassin demplois est une ville qui ne peut aspirer
quà se développer, à être dynamique et
à vivre mieux.
Lannion, ville bretonne des Côtes dArmor,
était dans les années 60 en situation de devenir une des
premières places fortes de lélectronique française.
En 1965, afin de faire face à la fois aux
augmentations de programme prévues par les PTT et aux directives
gouvernementales en matière de décentralisation, LTT créait
donc une nouvelle usine en bretagne. Dune surface de 11 000 m²
de bâtiments sur un terrain de 10 hectares, le site fut inauguré
une première fois le 18 juin 1965 par Jean-Marie Archange PDG des
LTT, puis une seconde fois le 16 mai 1966 en présence du ministre
des PTT M. Marette, du directeur du CENT P.Marzin et des élus locaux.
Les effectifs grimpèrent régulièrement
pour atteindre 1 500 personnes en 1975.
3 activités principales sont développées
sur le site de Lannion :
les composants :
- fabrication de condensateurs au polystyrène de grande précision
et de fiabilité élevée destinés aux filtres
de voies
- fabrication de condensateurs au tantale à électrolyse
solide pour équipements de transmission et calculateurs
- fabrication dinductances et de transformateurs
les équipements : montage déquipements
téléphoniques destinés aux transmissions par câbles.
la câblerie : spécialisée dans
la fabrication des câbles urbains (câbles en quartes étoile,
isolés au polyéthylène avec ou sans porteur excentré).
Le désir dentreprendre la fabrication et
la pose de câbles hors métropole amène Georges Viard
à se tourner vers les colonies françaises. Cest tout
naturellement en Algérie, grande comme quatre fois la France,
quil est décidé de développer cette activité.
Une usine est donc créée à Maison Carrée,
à une quinzaine de km à lest dAlger.
La construction qui commence début 1929 sapparente
en certains points à lusine de la métropole. Elle
est aussi entourée de murs et sa superficie est de 15000m².
Toutefois elle présente des spécificités
telles que des plantations de palmiers et un château deau
qui sert aussi de minaret dans les années 1943 et 1944.
Lusine est uniquement une câblerie ;
il ny aura pas de fabrication déquipements ou de composants.
La production seffectue sur différentes chaînes :
Les câbles « classiques »
Les câbles « coaxiaux » :
Le premier câble sort des ateliers en 1930.
En 1950, leffectif de la société est
denviron 800 salariés. Pendant ses 40 années dexistence,
la répartition fut toujours sensiblement la même, à
savoir un quart de français pour trois quarts dalgériens.
Lentreprise a connu des périodes difficiles,
en juillet 1933, lors de la grande crise mondiale et surtout en 1965,
après lindépendance de lAlgérie. Dun
maximum de 800 personnes en 1950, leffectif est tombé à
350 personnes en 1966. En 1968, la nationalisation de lusine par
létat algérien met un terme définitif des LTT
en Afrique du nord.
Usine de Dinard
LTT , après la mise en route de l'usine
de Lannion, a voulu, pour répondre aux besoins en équipements
téléphoniques du moment, la construction d'une seconde usine.
Après avoir envisagé la vallée du Rhône puis
le sud Finistère le choix s'est arrêté sur Dinard,
qui en fait était proche de Lannion (120kms) et aussi sur l'axe
Conflans Lannion.
La construction de l'usine de DINARD a débuté
en 1974 sur un site de 20 ha raccordé au réseau ferré
Dinan Dinard. Ce site, situé en périphérie de Dinard
occupait la moitié de la Zone Industrielle de la ville. Il était
prévu un effectif global de 1200 personnes. Les bâtiments
devaient se composer de 4 halls pour les équipements soit 4 x 3000m2
et 5 halls soit 5x 7500m2 pour la câblerie urbaine cuivre, 1 bâtiment
pour la maintenance et les fluides, 1 bâtiment pour la cantine.
La zone de stockage pour les câbles représentait le tiers
de la surface globale. La construction a été supervisée
par Mr DOUSSAULT.
Le premier directeur Mr BOISSENOT procéda aux premiers recrutements
et mit en route l'atelier de formation de fabrication des équipements
dans un local situé en centre ville, prêté par la
Mairie de Dinard. Les formateurs se déplaçaient de Lannion
ou de Conflans. M. BOISSENOT a été fait citoyen d'honneur
de la ville de Dinard à son départ à la retraite.
Mr GUILBERT fût le second directeur son départ a correspondu
à la reprise de LTT par Thomson(1978). M. GAUCHARD lui succéda
jusqu'en 1987. Le côté Câblerie étant dirigé
de Conflans par Mr POMARET avec une délégation pour Lannion
et Dinard à Mr CRUCIFIX. L'effectif n'a pas dépassé
90 personnes pour les équipements et 130 pour la câblerie
. LTT a pris possession des locaux destinés à la fabrication
des équipements en 1977.
Dans la réalité les constructions s'arrêtèrent
a 2 bâtiments pour les équipements et 2 pour la câblerie,
le bâtiment de maintenance et fluides et uniquement la superstructure
de la cantine. Cela s'explique par le fait que, à cette époque
les PTT ont décidé le changement de technologie de la commutation
et pour le câble ils envisageaient une autre orientation (fibre
optique). Cette technique s'avérant chère, les PTT ont décidé
de continuer sur le câble urbain cuivre.
Le département équipement a survécu en transférant
des activités de Conflans et Lannion sur le site de Dinard ceci
jusqu'en 1978 année de reprise par Thomson ou l'activité
s'orienta vers le "Militaire". En 1987 ce département
est sorti du groupe et a été repris par un privé
qui lança la production de téléviseurs.
En ce qui concerne la câblerie, câble urbain plastique, le
matériel mis en place dans les ateliers provenait de ce qui avait
mis en service à Conflans (atelier Pomaret à côté
des ferrites). Après son démontage ce matériel est
resté stocké pendant une année dans des locaux à
Dinard en attendant leur remontage dans l'usine.
Ce potentiel matériel représentait 4 lignes
de production auxquelles ont été ajoutées 2 lignes
pour l'installation à Dinard, 1 ligne correspondant, en principe,
à 1 tréfileuse du cuivre et isolation du fil en simultané
à 2000m/mn 4 machines de torsion du fil 1 câbleuse
et 1 ligne de gainage. Cet ensemble permettait de fabriquer 60.000kms
de fil de cuivre isolé par semaine, ce qui représentait
la consommation de 500 tonnes de cuivre pur et 500 tonnes de matières
plastique diverses par mois. Le plus gros investissement de LTT (12MF)
décidé en 1978 pour Dinard a été une SZ Nokia,
machine qui torsadait, à partir du fil unitaire l'élément
de transmission (la quarte: 4 fils) ainsi que l'élément
de câble (14 quartes) en simultané à 150m/mn. Le poste
d'alimentation, le seul construit au monde, alimentait la SZ en poste
double de bobines de Diamètre 600mm (50kms de fil par bobine).
Le stockage, la gestion du stock ainsi que la mise en place des bobines
était entièrement automatisé(Robot). Cette machine
était capable d'absorber la production de fil de 5 lignes d'isolation
soit 50.000kms de fil par semaine en horaire 3x8.
Dans les années 1978/95, compte tenu de la diminution
des besoins PTT , les commandes se sont tournées vers l'exportation,
les gros marchés étant l'Egypte réseaux du Delta
du Nil, l'Arabie saoudite (voir photo), le Métro de Mexico auxquels
se sont ajoutés nombre de petits marchés. Par contre, la
quantité à produire étant moindre le personnel et
passé en horaire 2x8 avec une longue période (18 mois) en
chômage technique partiel. Puis en 1986 reprise par "Les Câbles
de Lyon" la câblerie n'ayant pas ou peu évolué,
les nouveaux besoins PTT ainsi que l'exportation ont fait monter les effectifs
jusqu'à 165 personnes. Les besoins étaient tels que l'horaire
de travail est repassé en 3x8 avec une production partielle en
horaire continu 7jours/7. L'encadrement se composait de 4 personnes Mrs.
SIMON André Direction SIMON Christian Entretien , MAHE Qualité,
et TOUCHARD Production Contrôle Expéditions.
La fermeture sous le nom d'Alcatel a eu lieu fin juillet
1996, pour cause de rationalisation à l'échelle européenne
de l'outil industriel de ALCATEL CABLES. L'effectif à cette date
était de 135 personnes.
Les grandes étapes du développement des
câbles interurbains
1923 LTT fabrique le premier câble à
Grande Distance français à quartes combinables . Dune
contenance de 28 QC 1,3mm et 64 QC 0,9mm,sous enveloppe de plomb et armure
métallique, il sera installé entre Paris et Strasbourg.
1938 LTT fabrique le premier câble coaxial français
pour application interurbaine.Il sagit dun câble composite
monocoaxial à paire 5/18mm et quartes combinables. Ce câble
sera installé entre Paris et Vierzon, sur laxe Paris-Toulouse.
1949 Fabrication de câbles composites à base de paires
coaxiales cuivre/cuivre 2,6/9,4. Les premiers câbles seront installés
entre Lyon et La Côte-Saint-André puis entre La Mure et Gap
sur la liaison Lyon-Marseille et Nice.
1960 Fabrication de câbles composites à base de paires
coaxiales cuivre/cuivre 1,2/4,4. Fabrication des premiers câbles
à enveloppe daluminium soudée longitudinalement et
ondulée. Ces câbles remplaceront progressivement les câbles
à enveloppe plomb.
1972 Fabrication de câbles homogènes à paires
coaxiales 1,2/4,4. Le premier câble sera installé entre Paris
et Clamecy, sur lartère Paris-Lyon 3éme.
1974 Fabrication de câbles homogènes à paires
coaxiales cuivre/aluminium 3,7/13,5. Le premier câble sera installé
entre Saint-Quentin et Maubeuge sur lartère Paris-Bruxelles.
1978 Fabrication de câbles homogènes à paires
coaxiales cuivre/aluminium 2,8/10,2. Le premier câble sera installé
entre Bordeaux et Nérac sur lartère Bordeaux-Toulouse.
Ces câbles constituent la dernière génération
des câbles métalliques à grande distance.
1983 LTT fabrique le premier câble à fibres optiques
français pour application interurbaine. Il sagit dun
câble à structure de joncs rainurés avec des fibres
multimodes 50/125µm. Ce câble sera installé entre La
Flèche et Angers.
Bref historique du développement des transmissions
optiques à Conflans
1975 : Lancement des premières études au Département
Hyperfréquences.
1976 : Premiers brevets sur les câbles à jonc rainuré.
1977 : Début de la mise au point des câbles à jonc
rainuré - Appel doffre des PTT pour la première liaison
à fibres optiques.
1978 : La première liaison PTT Tuileries Philippe Auguste est attribuée
à LTT Thomson CSF dans le cadre dun marché détude
de 2 ans. Transfert à Conflans des activités de fabrication
de fibre mises au point au Laboratoire central de Recherches Thomson CSF
de Corbeville. Création du Service Etude et Développement
des Transmissions Optiques (SEDTO).
1980 : Première liaison à fibres optiques opérationnelle
en France : Vincennes - Noisy le Grand pour la RATP (avril) Première
liaison PTT Tuileries - Philippe Auguste (août). Liaison SNCF surveillance
des trains en marche à Ancenis (octobre).
1981 : Répartition des activités du SEDTO entre les Divisions
Câbles et Equipements. Création de FOI, Fibres Optiques Industrie,
pour la production des fibres.
1982 : Réseau câblé expérimental à fibres
optiques de Biarritz.
1983 : Première réalisation de réseau câblé
optique à Lille.
1984 : Première liaison interurbaine Angers La Flèche.
1985 : Lancement des réseaux câblés de Vidéocommunications
sur fibres.
1986 : Fusion - absorption des activités communications de Thomson
CSF et de la CGE : la partie équipements optiques est rattachée
à CIT Alcatel, la partie câbles aux Câbles de Lyon.
INSTALLATIONS CABLES
Cest, avec la câblerie interurbaine de Conflans,
lactivité la plus ancienne de LTT, puisque dès 1923
le Service Pose, Epissures et Bobines (cétait son nom à
lépoque) installait entre Paris et Strasbourg le premier
câble interurbain souterrain français commandé par
lAdministration et fabriqué à Conflans.
Cest également la plus méconnue de la grande majorité
du personnel de LTT car, par essence, cette activité sexerce
en dehors des sites industriels.
LES REALISATIONS
Lactivité principale des Chantiers fut linstallation
des Lignes à Grande Distance en France. Les Chantiers accompagnèrent
également le développement de lactivité de
LTT.NA. avec la construction des grandes artères Nord-Africaines
et du câble du Canal de Suez.
Après-guerre, tout en poursuivant la construction du réseau
interurbain français en quelques soixante ans, LTT aura
réalisé environ le tiers du réseau -, les Chantiers
construisirent également des réseaux urbains en France et
à létranger (les réseaux du Cameroun et de
lEgypte ont eu un grand retentissement).
Enfin, dans les dernières années de LTT, les Chantiers installèrent
des liaisons et des réseaux à base de câbles à
fibres optiques : le câble de la Tour Eiffel, la première
liaison optique française entre les centraux parisiens Tuileries
et Philippe Auguste, ainsi que le réseau expérimental de
Biarritz et les réseaux de Vidéocommunications 1G pour lesquels
les Installations Câbles assurèrent la maîtrise duvre
de la construction des réseaux de câbles sont dans toutes
les mémoires.
LES INSTALLATIONS CABLES DANS LTT
A partir des années cinquante, les Installations
Câbles sont rattachées à Henri PECH, Directeur Technique
Câbles de la Société.
Jean Aubert en fut jusquà son départ en 1977 le dirigeant
emblématique.
Dans les années soixante, leffectif des Chantiers
était denviron 200 agents permanents (hors embauche locale
estimée du même ordre de grandeur), chiffre à rapporter
à un effectif global de lordre de 4000 personnes pour lensemble
de la Société.
Le chiffre daffaires engendré par les Installations Câbles
représente environ 15% de celui de la Société.
LES MISSIONS ET MOYENS DES INSTALLATIONS CABLES
Les Chantiers étaient structurés autour
de deux services :
le Service Pose regroupant les métiers de topographes et de génie
civilistes
le Service Raccordement avec les métiers délectriciens
et de transmetteurs
1- Le Service Pose.
Le Service Pose avait en charge :
dune part les études préliminaires de tracé
des artères de câbles sur le terrain et la confection des
plans de pose pour la réalisation proprement dite. Cest la
mission de la section Etudes et Piquetage.
dautre part les travaux de génie civil et de pose du câble
proprement dite. Cest la mission de la section Travaux de Pose.
1-1. Etudes et Piquetage .
Il sagit, à partir dun itinéraire
sommaire, de déterminer lemplacement exact du futur câble,
en concertation avec le gestionnaire de la voirie et les autres concessionnaires
du sous sol. Le projeteur procède au levé de plan de litinéraire
ainsi retenu, matérialise le tracé sur le terrain, effectue
un chaînage précis du tracé et implante les différentes
épissures et points de charges ou points damplification qui
seront insérés sur la liaison. Le tout est reporté
sur un plan minute où sont indiquées la profondeur de pose,
les cotes de passage et les protections à apporter au câble.
Ces plans minutes sont mis à jour au bureau de dessin qui confectionne
les dossiers de plans qui seront communiqués aux services extérieurs
intéressés et remis au chantier pour exécution.
Le bureau de dessin élabore également des documents annexes,
tels que le mémento de pose, bien connu des services de lusine,
et létat des longueurs de câbles à fabriquer.
1-2 . Travaux de Pose.
Ce sont des travaux dinfrastructure lourds qui nécessitent
des engins de travaux publics et de transport appropriés.
En règle générale, ils comprennent louverture
dune tranchée, le transport de câbles, la pose du câble
et le remblaiement de la tranchée.
Des ouvrages particuliers sont construits aux points de charges et damplification.
Des passages singuliers nécessitent la mise en uvre de techniques
particulières.
Enfin une mise à jour des plans de pose permettra létablissement
des plans de récolements nécessaires à lexploitant
pour la maintenance de la liaison.
1-2a. Louverture de tranchée.
Les méthodes utilisées sont fonction des
époques de réalisation, de critères économiques,
de lenvironnement (bord de route, terrain privé, pente, bord
de voie ferrée, etc) et de la dureté du terrain.
Quelques exemples :
ouverture manuelle le long dune route
ouverture à la pelle à câbles
ouverture à la pelle hydraulique
ouverture à lexcavateur à chaîne sur chenilles
ouverture à lexcavateur à roue sur chenilles
ouverture à lexcavateur à chaîne sur pneus
ouverture le long de voie ferrée avec train de travaux
ouverture manuelle en forte pente
ouverture de terrain rocheux à la main
ouverture de terrain rocheux au marteau piqueur années 30
ouverture de terrain rocheux au marteau piqueur années 70
ouverture de terrain rocheux au wagon drill
ouverture de terrain rocheux au rock cutter
1-2b. Le transport des câbles.
Les tourets sont généralement expédiés
par chemin de fer depuis lusine de Conflans jusquà
la gare la plus proche du site de pose. Puis ils sont acheminés
sur le chantier à laide de véhicules appropriés.
Après pose du câble les tourets sont de nouveau transportés
en gare et réexpédiés à lusine.
transport de tourets dans les années 20
transport de tourets dans les années 30
transport de tourets dans les années 50
transport de tourets dans les années 60
1-2c. La pose des câbles.
Les câbles sont généralement posés
en tranchée, soit par déroulage, soit par tirage. Cette
pose nécessite un ensemble de pose constitué dun tracteur
pourvu dun treuil ou dun cabestan et dune remorque dérouleuse
munie dun bras de déroulage.
ensemble tracteur + 2 remorques dans les années 20
ensemble tracteur et remorque dérouleuse dans les années
20
ensemble tracteur et remorque dérouleuse dans les années
30
ensemble tracteur et remorque dérouleuse dans les années
50
ensemble tracteur et remorque dérouleuse dans les années
60
ensemble tracteur et remorque dérouleuse dans les années
70
tirage en tranchée à laide dun cabestan
Certains environnement nécessitent des équipements
particuliers pour la pose en tranchée.
Pose en zone désertique
Pose le long de voies ferrées
En agglomération le câble est tiré
en conduite multitubulaire construite préalablement, avec lutilisation
dun treuil.
treuil mécanique
treuil pneumatique
treuil hydraulique
Lorsque lenvironnement le permet, le câble peut être
enfoui directement dans le sol, sans ouverture préalable de tranchée.
On utilise alors un Cable Layer ou charrue fileuse qui ouvre une saignée
à laide dun soc et dépose directement le câble.
Enfin, dans les zones inaccessibles à tout engin, le câble
est posé par portage.
1-2d. La pose des pots Pupin et des cuves damplification.
Avant-guerre, les pots Pupin en fonte étaient particulièrement
lourds, de lordre de la tonne. Des véhicules particuliers
ont été développés afin dassurer leur
manutention et leur mise en place.
pose de pot Pupin Western
pose de pot Pupin LTT années 30
pose de pot Pupin LTT années 50
Plus récemment, dans les années 1970, la
pose des cuves damplification pour câbles coaxiaux, généralement
installées en pleins champs, a nécessité lemploi
dun engin adapté.
1-2 e. Les passages particuliers.
Le franchissement de points singuliers tels que les fleuves
et rivières, les voies ferrées importantes ou les autoroutes
seffectue soit en sous-terrain, soit en empruntant des ouvrages
dart. Des techniques appropriées ont été mises
au point :
traversée par forage horizontal
traversée sous fluviale :
câble directement immergé
tuyaux posés dans une souille
tuyaux enfouis sous pression
passage douvrage dart : - en encorbellement
- avec dispositif antivibratoire
2- Le Service Raccordement
Le raccordement, ce sont ces petites tentes que l'on voyait
en ville sur les trottoirs ou quelquefois au milieu de la rue, à
la campagne en bordure de route ou dans les terrains privés.
Sous ces tentes qui le protègent des intempéries, le personnel
effectue le travail de raccordement qui consiste essentiellement à
effectuer des mesures préparatoires, à épissurer
des longueurs de câbles directement entre elles ou par lintermédiaire
dun matériel déquipement, à raccorder
le câble aux matériels dextrémité et
à entreprendre les mesures de réception finales.
2-1. Les mesures préparatoires
Exécutées en liaison étroite avec
les travaux d'épissurage, ces mesures sont destinées à
sélectionner des circuits dont la diaphonie entre eux soit la plus
faible possible, dont les impédances soient les plus homogènes
et les plus régulières possible et dont l'affaiblissement
présente les mêmes caractères d'homogénéité
et de régularité.
Elles nécessitent bien entendu de disposer d'appareils de mesure
fiables, portatifs et performants, mais surtout de techniciens et d'ouvriers
extrêmement spécialisés qui ont fait l'objet d'une
formation et d'une sélection très poussées. Ils sont
en fait les garants de la qualité finale de la liaison.
mesure de déséquilibre de capacité années
1930
mesure de déséquilibre de capacité années
1940
mesure de déséquilibre de capacité années
1950
mesure de déséquilibre de capacité années
1960
Dautres mesures et essais permettent de s'assurer
de l'intégrité du câble après transport et
opérations de pose [essais d'isolement et de tension de claquage,
éventuellement essais de pression,...]. Les liaisons expérimentales
de câbles à fibres optiques, par exemple firent lobjet
durant les opérations de pose de mesures par rétrodiffusion
pour sassurer du bon comportement des fibres.
2-2 . Le raccordement de longueurs de câble entre
elles
Ce travail comporte différentes opérations
:
la préparation qui consiste à dépouiller le câble
de ses différentes protections de façon progressive (feuillards
ou fils d'acier, polyéthylène, plomb ou aluminium ou acier),
ceci suivant des cotes extrêmement précises.
le raccordement des conducteurs entre eux, après mesures et sélection.
le raccordement des enveloppes métalliques .
la protection du manchon plomb par mise en place d'un manchon fonte.
2-2a. Le raccordement des conducteurs
raccordement des conducteurs dun câble
à quartes, où les conducteurs isolés par du papier
sont raccordés par torsade avec reconstitution de lisolation
par un manchon également de papier [la cigarette]
raccordement des paires coaxiales 2,6/9,4, par sertissage des pièces
dassemblage et soudure
raccordement des paires coaxiales 1,2/4,4, par sertissage des pièces
dassemblage et soudure
raccordement des paires coaxiales 3,7/13,5, par brasure du conducteur
intérieur et montage mécanique des coquilles extérieures
raccordement des fibres optiques, par épissurage global des dix
fibres dun jonc rainuré
2-2b. Le raccordement des enveloppes
Lensemble du faisceau raccordé est
dabord protégé par enrubannage ou par manchon cartonné,
puis la continuité métallique du câble est assurée
par lintermédiaire dun manchon de plomb ou dun
manchon de laiton soudé à ses extrémités sur
lenveloppe métallique.
Enfin le tout est mécaniquement protégé par une boîte
fonte qui est remplie par du compound coulé à chaud.
2-3. Le raccordement des câbles aux matériels
en ligne
Le raccordement des câbles à une boîte
de charges s'effectue sur des amorces préparées en usine
raccordées aux bobines de charge et installées dans une
boîte laiton, elle-même positionnée dans le pot Pupin
en fonte.
Le raccordement des câbles dans une cuve d'amplification s'effectue
par mise en place de pièces de division, sur lesquelles sont raccordés
les cordons coaxiaux souples reliés aux amplificateurs.
Dans les applications de réseaux urbains, les câbles
de transport sont raccordés à des sous-répartitions,
généralement installées dans des armoires sur trottoir.
2-4. Le raccordement des câbles au matériel
dextrémité
En général, dans les bâtiments
dextrémité, les câbles sont raccordés,
par lintermédiaire dune pièce de division, aux
câbles amorces des têtes de câble
Dans les applications de réseaux urbains,
les câbles de distribution sont raccordés à des points
de concentration.
LES HOMMES SUR LES CHANTIERS
Les Chantiers, ce furent essentiellement des hommes, des
topographes, des spécialistes de Génie Civil, des électriciens
qui, en déplacement permanent, quelle que soit l'époque
et quelles que soient les conditions de travail, étaient là,
dans telle région française ou à l'étranger,
pour étudier, installer, sauvegarder ou réparer "leur"
Câble.
Cette vie de groupe, nomade, organisée autour du Chantier, fut
au côté de l'attachement à un travail soigné,
considéré comme étant au service de l'intérêt
général, le ciment d'un esprit de corps particulièrement
développé.
Les installations mobiles dont étaient dotés
les Chantiers témoignent aujourdhui des conditions de vie
tout à fait particulières des personnels qui ont participé
à la grande aventure des Installations Câbles de LTT.
les roulottes hébergement du personnel se déplaçaient
avec le chantier et étaient, dans un premier temps, installées
directement le long des routes. Plus tard, avec la mise à disposition
de remorques transporteuses de personnel, ces roulottes formèrent
des cantonnements fixes.
les roulottes LTT.NA, fabriquées à Conflans, furent acheminées
à Alger à la création de LTT.NA en 1931 pour assurer
le logement des techniciens de chantier détachés de la métropole.
Elles seront remplacées vers 1949 par des wagons de chemin de fer
aménagés .
Le personnel autochtone est, lui, hébergé dans un camp de
toile .
ladministration du chantier doit, elle aussi, se plier aux conditions
locales, que ce soit sous la tente ou dans une roulotte bureau.
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