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Le Téléphone au Métropolitain
Le système de communications téléphoniques
Dardeau, destiné aux Compagnies
de chemins de fer et aux grandes Administrations,
permet de desservir jusquà vingt-cinq postes. Le problème
qua résolu M. Dardeau est le suivant :
Envoyer dans un poste quelconque et dans celui-là seulement un
appel continu ; en cas de non-réponse, supprimer cet appel ;
Appeler un nombre quelconque de postes embrochés sur la ligne
et les mettre simultanément en communication ; Indiquer à
tous les postes si la ligne est libre ou occupée et permettre,
en cas durgence, à un poste quelconque de rentrer dans
le circuit pour en appeler un autre; Enfin assurer le secret des communications.
A l'Exposition de Paris de 1900, on pouvait voir
l'appareil Dardeau, qui fonctionne sur les stations du chemin
de fer métropolitain.
Ce système, admirablement exécuté par la Société
industrielle des téléphones, répond à
toutes les exigences du service; par contre il est assez compliqué
et d'un prix fort élevé. Un réseau
téléphonique, système Dardeau, mettait en communication
les stations, un poste intermédiaire établi dans l'avenue
de La Motte-Picquet, la sous-station de transformation et les bureaux
de la compagnie.
Sauf le cas d'urgence, les chefs de station, les inspecteurs de l'exploitation
et les ingénieurs avaient seuls la disposition des postes téléphoniques.
En cas d'urgence, l'arrêt pouvait être ordonné simplement
par la sonnerie du téléphone, au moyen d'un signal réglementaire.

Tous les appareils sont semblables; la photo en montre une vue densemble.
Un mouvement dhorlogerie porte sur son dernier rouage une aiguille
qui peut se déplacer sur un cadran divisé [fig. 143). Le
mouvement dhorlogerie permet de donner 2 000 communications avant
dêtre de nouveau remonté.
Au repos, laiguille est bloquée sur la croix ; elle peut
être dégagée par le jeu dun électro-
aimant.
Les différents circuits sont fermés par un jeu de cames
adaptées au mouvement dhorlogerie, mais calées différemment
dans chacun des postes.
Lenvoi dun courant positif sur la ligne débloque toutes
les aiguilles par le jeu de léchappement G (fig. 144). Toutes
les aiguilles se placent alors sur la case déclenchement du cadran.
Si on envoie ensuite une succession de courants négatifs, laiguille
avance dune division à chaque émission.
Dès que laiguille est sur la case qui porte le numéro
du poste appelé, il suffit denvoyer un courant positif pour
faire fonctionner la sonnerie de ce poste. La sonnerie cesse de tinter
aussitôt que le poste appelé répond, ou bien, en cas
de non-réponse, lorsque le poste appelant a ramené laiguille
à la croix ; pour cela, il lui suffit de produire autant démissions
négatives quil existe de cases entre le numéro du
poste appelé et la croix.
Outre le mouvement dhorlogerie, chaque poste comporte : un transmetteur
téléphonique complet (microphone, bobine dinduction
et récepteurs), dont les communications ont été légèrement
modifiées; un relais Ader à simple enroulement RL, une sonnerie
à trois bornes DD', deux clés dappel à double
fil SD, AL, une pile microphonique, une pile dappel et une pile
locale.
La manuvre de la clé SD oriente le relais Ader RL à
gauche ; la manuvre de la clé AL loriente à
droite.
Lorsque le levier AD, qui est larmature de lélectro-aimant
AH, est appuyé sur les vis AF, AE, le poste téléphonique
est en court-circuit, ainsi que le montre le tracé en pointillé.
Tout poste dans cette position ne peut participer à la conservation
ni la surprendre.
Le contact entre AD et AE peut être rompu en b électriquement
ou mécaniquement : électriquement par laction de lélectro-aimant
Ail : cest le cas du poste appelant; mécaniquement par la
poussée de la came e agissant sur le renflement f : cest
le cas du poste appelé.
Lorsque le poste appelant abaisse la clé SD, le relais RL est orienté
à gauche dans tous les postes, le circuit de lélectro-aimant
T est fermé ; larmature, mobile autour de laxe Z, est
attirée, la roue F devient libre et laiguille quelle
commande passe de la case croix sur la case déclenchement. Là,
elle est arrêtée par léchappement G. On peut
dailleurs appuyer plusieurs fois sur la clé SD qui reste
sans effet si le déclenchement sest produit du premier coup.
Le poste appelant abaissant ensuite la clé AL, le relais RL est
orienté vers la droite dans tous les postes ; il ferme le circuit
local de lélectro-aimant IL Cet électro-aimant, dont
larmature se termine par lancre déchappement
G, fait avancer d'une dent la roue F et fait aussi avancer dune
division laiguille du cadran à chaque émission négative
provoquée par labaissement de la clé AL. Mais, dans
le poste appelant, et dans celui-là seulement, le circuit de lélectro-aimant
AM est également fermé, ce qui a déterminé
lembrayage du bras de levier AI par le crochet g et ce qui a rompu
en h le court-circuit du poste téléphonique.
Lorsque, par un nombre démissions négatives convenable,
les aiguilles de tous les postes sont sur le numéro du poste appelé,
le poste appelant abaisse la clé SD et oriente ainsi les relais
RL vers la gauche. Cette manuvre na deffet que dans
le poste appelé, car, dans tous les postes, le circuit local est
ouvert; mais, dans le poste appelé, la came e est en contact avec
le rendement f (cela dépend de lorientation des cames dans
chaque poste), et ce contact ferme le circuit local sur les bornes 2 et
3 de la sonnerie. Larmature de celte sonnerie est attirée
et, d s cette première attraction, grâce à sa disposition
ingénieuse, elle fonctionne à la manière dune
trembleuse.
Lorsque le poste appelant répond en abaissant la clé SD,
des effets analogues se produisent au poste appelant; mais le circuit
local est fermé par le contact du crochet g avec le bras de levier
AI.
Dès que les deux postes intéressés ont reçu
lappel et la réponse, ils décrochent leurs récepteurs,
les leviers-commutateurs se relèvent et rompent le circuit local
entre les bornes 3 et 4 des transmetteurs, ce qui arrête le fonctionnement
des sonneries. Dans tous les autres postes, le transmetteur reste en court-circuit
; ils ne peuvent donc surprendre la conversation engagée. Ils sont
dailleurs avertis que la ligne est occupée, laiguille
de leur cadran restant sur le numéro du poste appelé, tant
que lun des deux postes en communication ne la pas ramenée
à la croix.
Lorsque laiguille passe entre la case du cadran portant le numéro
du dernier poste de la ligne et la case qui porte lindication appel
général, la goupille X rencontre un ressort AM. La durée
de ce contact passager suffît pour actionner lélectro-aimant
AH. Si, lorsque laiguille est sur la case appel général
, position qui na aucun effet si elle est suivie du rappel à
la croix, le poste appelant abaisse sa clé SD, le circuit local
est fermé dans tous les postes par le contact de g avec AI et toutes
les sonneries fonctionnent simultanément. Chaque sonnerie s'arrête
dès quon décroche le récepteur ; les transmetteurs
cessent dêtre en court-circuit et tous les postes du réseau
peuvent prendre part à la conversation.
Dailleurs, si un poste ne répond pas, sa sonnerie tinte jusquà
ce que le poste qui a pro voqué lappel général
ait ramené toutes les aiguilles à la croix. La seule précaution
à observer dans le montage des postes consiste à faire pénétrer
le courant dans chaque poste par la même borne.
Mai 1900 dans "L'éclairage
électrique" on trouve un trés bel exposé
sur ce système (en pdf) avec plus de détails.
APPAREIL COMMUTATEUR DARDEAU APPLICATION A LA TÉLÉPHONIE
Le système Dardeau réalise un certain nombre de desiderata
importants, dont les principaux sontles suivants :
Il permet
1° De donner un appel continu dans un posto quelconque et dans celui-là
seul
2° De supprimer cet appel si le poste n'a pas répondu au bout
dun certain temps :
3 De recevoir la réponse par sonnerie du poste appelé;
4° D'appeler et. de mettre en correspondance collective un nombre quelconque
de postes embrochés quel que soit l'ordre de ces postes ;
5° Dappeler tous les postes à la fois pour lotir transmettre
simultanément des ordres. (V n poste quelconque pouvant effectuer
cet appel) ;
6° De faire connaître dans tous les postes si la ligne est libre
ou occupée et. le poste qui est appelé ;
7° Dans le cas doccupation prolongée de la ligne, de permettre
dans un cas urgent à un poste quelconque davertir au moyen
dun signal convenu quil y a nécessité de lui céder
la ligne nécessité pour appeler le poste voulu;
8° Dassurer le secret absolu des communications entre les postes
occupés.
Ajoutons que les appareils sont tous identiques de façon à
pouvoir être répartis indifféremment sur le réseau
et être facilement interchangeables
Il est à remarquer daugmenter sans difficultés sérieuse
le nombre des postes dans une installation déjà en service
une disposition ingénieuse de la roue d échappement permet
de la retirer et de la remplacer par une autre roue spécialement
divisée par nouveau nombre de postes à desservir.
Cette substitution se fait sur place en quelques minutes sans qu'il soit
nécessaire de démonter lappareil sasn interrompre le
service.
La manoeuvre de l'appareil est d'une extrême simplicité.
Elle consiste à presser sur deux boutons; lun, le bouton blanc
sert à faire déclencher lappareil et aussi à
lancer l'appel quand on est arrivé par la manoeuvre du bouton noir
sur le secteur du cadran correspondant au poste avec qui on désire
entrer en communication.
Larrêt d'un ou de plusieurs appareils ne peut en quoi que gêner
le fonctionnement des autres.
On voit déjà par ce qui précède que c'et appareil
réalise un très grand progrès sur ses devanciers :
l'un des avantage sur le système Dardeau sur la plus part des appareils
dits pendulaires connus jusquici, est de pouvoir assurer le secret
de la conversation entre les deux postes en communication.

Fig. A. Vue de l"appareil Dardeau.
Description de l'appareil.
L'appareil Dardeau vue d'ensemble figure A correspond comme organes
essentiels un télégraphe à aiguille et un mouvement
dhorlogerie, ce dernier est représenté de face, en figure
1, le cadran et la platine étant enlevés pour permettre de
voir le mouvement. La figure 2 est une vue de derrière. La figure
3 une vue de coté.
Figures 1 à 3 Vue de face arrière et de côté.
La figure 4 représente le cadran.
Le dernier rouage e du mouvement d'horlogerie commandé par un échappement
s esl en temps normal bloqué par un levier darrêt r que
bon peu actionner au moyen dun électro-aimant a. Après
chaque tour complet, ce rouage c, se trouve bloqué par le levier
d'arrêt c ce qui assure le synchronisme de tous les appareils.
L'arbre sur lequel il est monté porte dautre part.une aiguille
q se déplaçant devant un cadran (flg. 4) On peut donc suivre
avec précision ses déplacements dailleurs identiques
clans tous les postes.
Sur larbre p sont également fixées les cames k et n
pouvant pendant la rotation du système rencontrer des pièces
métalliques, et ainsi fermer ou ouvrir des circuits.
La came k est dailleurs dans chaque poste placée dans une position
différente par rapport à la position d'arrêt (la croix),
cest ce qui nous explique que les appels puissent être réalisés
dans un poste quelconque et dans celui-là seulement.
Lenvoi dun courant de sens négatif actionne le levier
darrêt c et libère le mécanisme.
Toutes les aiguilles sont portées sur le déclenchement.
Lenvoi successif de courants du signe positif actionne léchappement
s et laisse avancer le dernier rouage e dautant do dents quil
y a eu d'émissions.
Lorsque l'aiguille est en regard du chiffre voulu, lenvoi d'un courant
négatif provoque le déclenchement de la sonnerie du poste
correspondant, à ce chiffre.
Larrêt de la sonnerie a lieu quand lagent du poste appelé
répond, ou quand le poste appelant ne recevant pas de réponse
remet les aiguilles à la croix en continuant lenvoi de courants
de sens positif.
Examinons maintenant lagencement et le fonctionnement de lappareil
appliqué à la téléphonie.
Cas dun poste complet.
Chaque poste comprend :
1° Un appareil téléphonique qui peut être dun
modèle quelconque disposé comme il est indiqué (fig.
5) ;
2° Un relais polarisé ;
3° Une sonnerie à trois bornes ou une sonnerie trembleuse ordinaire
suivant le cas ;
4° Deux clés d'appel à deux lames (16-41) et (17-37) ;
5° L'appareil Dardeau dont les organes sont représentés
au centre de la figure :
6° Une pile de ligne (21), une pile locale (26) et une pile pour le
microphone.
Fonctionnement de l'appareil.
La clé 16 fait manuvrer l'armature du relais de ligne.
10 à gauche. La clé 17 fait manuvrer l'armature du relais
de ligne 2e à droite.
Lorsque les points 14-18 du relais l sont en contact, le pont est fermé,
cest-à-dire que les deux bornes 19 de l'appareil téléphonique
sont mises en court-circuit par ses deux points (circuit 52 en pointillé
sur Le schéma figure 5) et par conséquent aucune conversation
ne peut être surprise.
Ces deux contacts 14. 18, peuvent être rompus de deux façons
:
1 ° Lorsque lélectro aimant fonctionne et attire le levier
lequel soulève au moyen du crochet g' le levier qui retombe ensuite
derrière lui pour l'enclencher (cas du poste appelant, figure 7).
2° Lorsque la pointe de la came k vient pousser o et par suite l'armature
de lélectro l (cas du poste appelé, fig. 8).
Poste appelant.
1 ° En appuyant sur la clé 16 dans un des postes, le relais de
ligne est attiré à gauche ; son circuit est fermé sur
la pile de ligne ai par : pile de ligne 21, fil 22. ligne vers la
droite, traversée de tous les postes, retour par la ligne de gauche,
fils 23, bornes 19 et. fils 24 de lappareil téléphonique,
relai de ligne 3.5 et + pile de ligne 21.
Le relai de déclenchement (t fonctionne, son circuit étant
fermé sur la pile locale 26 par : pile 26, fil de masse du
mouvement 28, roue e, goupille d goupille r3. levier c commandé par
lélcctro a, électro a, fil 29, contact 3o du relais
de ligne aa, masse 3i du relais de ligne et -f- pile locale 26; l'armature
de l'éleclro a est attirée, la goupille i3 fixée à
lextrémité et qui arrêtait le mouvement par 1.
est soulevée. le mouvement est libre, la voue e tourne d'une dent
vers la gauche et se trouve arrêtée par le système d'échappement
(fîg. 10) 11).
L'aiguille du cadran (fixée sur le même arbre) qui était
au repos sur 1'indication + (croix) (fig. 4) se retrouve portée devant
l'indication « déclenchement» : la came n fixée
sur larbre p est portée dune dent vers la gauche (fig.
6), le crochet j est retombé, et son extrémité vient
tomber entre g et l'armature f sans y toucher (fig.6). Donc, en appuyant
une première fois sur la clé 16, l'aiguille de chacun des
postes se trouve sur l'indication « déclenchement » :
dans cette position, une nouvelle pression sur la clé 16 naurait
aucun effet, les contacts d et i3 étant rompus; on pourra donc appuyer
une ou plusieurs fois pour produire le déclenchement par la clé
r6.
En appuyant sur la clé 17 dans l'un des postes, le relais de, ligne
25 est attiré vers la droite, son circuit étant fermé
sur la pile de ligne 21 comme pour la clé 16, mais de sens inverse
et vient fermer le circuit de la pile locale 26 sur léleclro
r davancement par : pile 26. fil 27, électro r. fil
32, contact 33, masse 3i du relais de ligne a5 , et. + pile a6; l'armature
de lélectro r est attirée, le svstème déchappement
fonctionne, la roue échappe d'une dent, l'aiguille avance dune
division et se trouve alors dans tous les postes devant lindication
« poste, n° 1 » (fig. 4) ; de plus, dans le poste appelant
seulement, l'électro l a fonctionné, son circuit étant
formé sur la pile locale 26, par pile 26, fil 27, contact de
passage 34 dans la clé 17, fil 35. électro cl -|- pile 26
; son armature est altirée, l'extrémité du crochet
j est retombée en arrière de g et maintient l'armature. Dans
cette position les deux contacts 14 et 18 étant rompus, le contact
j g permet de recevoir la réponse de sonnerie du posle appelé
(fig. 7).
La clé dappel 17 est agencée de manière que le
fonctionnement, de l'électro r ait lieu avant celui de lélectro
l ; à cet effet, la grande lame de, la clé 17 touche Je plot
36 allant ail -j-de la pile, avant que la petite lame 37 touche au contact
de passage 34. Celte disposition particulière a pour but déviter
que la conversation soit surprise par un autre poste, si ce dernier appuyait
doucement sur la clé 17 de façon à enclencher seulement
lélectro l et à détruire le court-circuit établi
entre les bornes de lignes et venant se fermer au 1.4-18 ; nous appellerons
ce court-circuit pont téléphonique.
Chaque fois que l'on appuiera sur la clé 17, les mêmes effets
se produiront.; dans chaque poste laiguille avancera dune division,
et dans le poste appelant, le circuit do la pile locale 26 se fermera sur
l'électro L mais larmature de ce dernier ne fonctionnera plus
puisquelle est enclenchée par la première pression (voir
fig. 7).
Lorsque laiguille se trouve sur le numéro du poste avec lequel
on désire converser, le posle appelant appuie alors sur la clé
r6 ; dans tous les postes, le relais de ligne est attiré à
gauche ; ce fonctionnement ne prodnil aucun effet sur les électros
locaux des autres postes et du poste appelant, le circuit de la pile locale
étant ouvert dans tous ces postes.
Poste appelé.
En admettant, par exemple, que ce soit le numéro 5, la came k est
calée sur larbre p de manière qu'elle soit sur 20 lorsque
l'aiguille de ce poste et des autres postes se trouve sur lindication
numéro 5; de mémo au poste 4- cette came est fixée
sur l'arbre p. de manière qu'elle soit sur 20, lorsque l'aiguille
des postes se trouve sur 4, et ainsi de suite pour les autres postes, la
position est alors celle représentée fig. 8. La came k pousse
donc l'armature f par 20, sans pour cela que j vienne enclencher larmature
par g ; les contacts 14 et 18 sont rompus, le pont téléphonique
est ouvert, la came k est en contact avec le circuit de la pile locale 26
et ferme sur les bornes 38 et de la sonnerie par : pile 26. fil 27.
masse 28 du mouvement, arbre p. came k. pointe 20, armature f petit ressort
i, borne 38. sonnerie, électro 4r sonnerie, borne 3p. sonnerie petite
lame 41 + de la clé 16. contact 42 fil 43, contact 44 du relais de
ligne 25. masse 3i du relais 2a et pile 26 : larmature 4a de la sonnerie
est attirée comme dans un électro ordinaire ; lorsque le poste
appelant lâche la clé 16. le circuit de la pile locale 26 est
rompu, dans le poste appelé, sur les bornes 38 et 3p de la sonnerie,
puisque le relais de ligne 2a est revenu à sa position de repos;
le couvant cesse de circuler dans lélectro de la sonnerie par
les bornes 38 et 3p ; mais lorsque larmature de la sonnerie sest
éloignée de son électro Q, son ressort précédemment
tendu par lattraction de larmature 45 est. venu par son élan
loucher la borne 4b, la sonnerie fonctionne alors en trembleuse par :
pile locale 26, fil 27 masse du mouvement 28, arbre/y, canne k. pointe 20,
armature f, petit ressort i, til et borne 38!, sonnerie., électro
sonnerie, contact. 43, ressort, de l'armature 45, borne 4. sonnerie, fil
48, bornes 4f 50 de l'appareil téléphonique, et + pile locale
26.
Le poste appelé averti par la sonnerie répond au poste appelant
.en appuyant sur la clé 16. il produit an' poste appelant les mêmes
effets quau poste appelé ; mais le circuit de la pile locale
26 au lieu d'être fermé par k 20, comme au poste appelé
(fig. 8) se ferme par f g, (fig. 7). Il est à remarquer que lorsque
le poste appelant appuie sur la clé 16 pour sonner le poste appelé,
il coupe le circuit de sa sonnerie par le contact 42 et la petite lame 4i
de celle clé. La sonnerie du poste appelant est restée au
repos.
Communication téléphonique.
Les deux postes (appelant et appelé) prévenus par la sonnerie
décrochent le récepteur de lappareil téléphonique
; dans chacun d'eux, le circuit de la pile locale. 2b est rompu entre les
deux ressorts 5i et les bornes .49 cl 5o de l'appareil téléphonique
et la sonnerie s'arrête.
La conversation peut sengager puisquau poste appelant, le pont
téléphonique est ouvert entre' 14 et 18 (fîg. 7), ainsi
quau poste appelé (fig. 8). Les autres postes peuvent écouter
la conversation, puisque dans ces derniers le pont est fermé (fîg.
7).
Pendant la conversation, les autres postes sont avertis que la ligne est
occupée puisque laiguille est arrêtée sur le numéro
du poste appelé.
Lorsque la conversation est terminée, le poste appelant ou appelé
(suivant la convention appuie sur la clé 17 autant de fois qu'il
est nécessaire pour remettre les aiguilles à la croix ; si
par inadvertance, lorsque les aiguilles sont à la croix, on appuie
une ou plusieurs fois de plus, les aiguilles restent maigre cela à
la croix puisque la goupille d est venue se heurter a la goupille i3 du
levier c et qu'il faudrait alors appuyer sur la clé ib pour déclencher
de nouveau les aiguilles. Cette inadvertance serait même utile, car
en admettant qu'une ou plusieurs aiguilles soient restées en retard
pour une cause quelconque, le nombre, de coups supplémentaires de
la (de 17 rattraperait ce retard, et assurerait le synchronisme de la position
des aiguilles à la croix.
Lorsque le poste appelant vient de faire l'appel au poste appelé,
et qu'après quelques instants qu'il juge suffisamment longs, il ne
revoit pas de réponse, il peut en conclure que le poste appelé
est absent, il appuie alors sur la clé 17 pour remettre les aiguilles
à la croix dans tous les postes ; il a do ce fait arrêté
la sonnerie au poste appelé par la rupture des contacts k 20 (fig.
5).
Appel collectif.
Pendant le cours d'une conversation entre deux postes, il peut y avoir nécessité
den introduire un ou plusieurs autres ; les manuvre sont les
suivantes." Admettons dabord que ce soit le poste i.qui appelle
le 3 ; le postes 1 étant appelant a pris la position figure 7 et
y reste jusquà ce que l'aiguille revienne à la croix
; le poste 3 appelé a pris la position figure 8. On veut introduire
le poste 0 par exemple. Le poste appelé 3 appelle le 5, le 3 devenu
poste appelant a pris la position figure 7 et le 0 appelé la position
figure 8, et ainsi de suite pour en mettre plusieurs autres successivement
en ligne.
Appel général de tous les postes.
Entre lindication du numéro du dernier poste et la croix, chaque
cadran porte l'indication « appel général », la
position de laiguille lorsqu'elle se trouve en face celte indication
correspond à celle de la goupille d qui vient de rompre le contact,
avec la lame m ; le contact, passager se produit en effet lorsque laiguille
passe entre lindication du dernier poste et l'indication « appel
général »; il est cependant d'une durée suffisante
pour actionner l'électro l, le circuit de la pile locale 26 étant
fermé sur ce dernier par : pile 26, fil 27, masse 28 du mouvement,
arbre /;, goupille d, lame électro l, et + pile 26.
Ce fonctionnement a lieu même dans la marche normale, mais lorsque
laiguille revient à la croix (fig. 4), l'enclenchement g,j
qui a eu lieu par ce contact passager (fig. 7) est détruit par la
came n soulevant le levier (fîg. 5), mais lorsque laiguille
de chacun des postes se trouve amenée devant lindication et
appel général » par le poste appelant et que dans cette
position le poste appelant appuie sur la clé 16, la sonnerie fonctionne
dans tous les postes, le circuit de la pile locale 26 étant fermé
sur la sonnerie par j et g, tous les postes sont dans la position figure
7, les ponts sont ouverts étions les postes peuvent converser ensemble.
Chaque sonnerie sest arrêtée lorsquon a décroché
le récepteur du commutateur de lappareil téléphonique.
Si un des postes est absent au moment de lappel général,
sa sonnerie fonctionnera pendant la durée de la conversation de tous
les autres et le tout sera remis à la position de repos par le poste
appelant, qui après la communication générale remettra
les aiguilles à la croix (fig. 4) au moyen de la clé 17.
Poste dintercommunication.
Le poste dintercommunication représenté schématiquement
(flig. 9) comprend : deux appareils Dardeau ordinaires A et R avec relais
et sonnerie; une sonnerie fin de conversation C, un appareil téléphonique
D et deux commutateurs E et P.
Chaque appareil Dardeau est muni de sa pile locale PL.
Une pile d'appel PA est commune aux doux circuits.
Le commutateur de réseau E est destiné :
1° A placer lappareil téléphonique sur le circuit
sur lequel on doit converser ;
2° A placer la pile dappel PA sur l'appareil correspondant à
ce circuit ;
3° A bouderie circuit avec lequel lon il na pas à
échanger de conversation.
Le commutateur dintercommunication F a pour but :
1" De séparer les deux circuits ou de les réunir en un
seul ;
2 Dinterrompre les eireuitsdes sonneries dappel
des deux postes ;
3" De fermer le circuit de la sonnerie fin de conversation G.
Fonctionnement.
Le commutateur d'intercommunication F étant au repos, cest-à-dire
poussé vers la flèche G, les deux circuits sont indépendants.
La figure représente à titre d'exemple un circuit de 6 postes
et un de 12 postes.
Le poste double est à la fois poste n° 4 sur le réseau
1 et poste n° 8 sur le réseau 2.
Supposons que le poste double soit appelé par le réseau 1,
l'agent de ce poste poussera le commutateur de réseau E vers la flèche
H, ce qui est le cas de la figure. Lappareil téléphonique
est mis en relation avec le réseau 1 de même que la pile d'appel
PA. Il répond ensuite au posté appelant en appuyant sur le
bouton blanc comme dans un poste ordinaire, décroche les récepteurs
et engage la conversation.
La correspondance terminée il raccroche les récepteurs et
abandonne lappareil sans sinquiéter de la position du
commutateur de réseau.
Il est à remarquer que la disposition de ce commutateur est telle
quil soit sur le réseau 1 ou sur le réseau 2, le poste
peut recevoir lappel de sonnerie, soit du réseau 1 soit du
réseau 2. et même des deux à la fois. Il ny a
donc pas à craindre dêtre isolé pur suite de la
négligence dun employé qui naurait pas remis le
commutateur en place pour lattente après une communication.
Si l'on avait à répondre au réseau 2, on pousserait
le commutateur vers la flèche I, les lames de contact j prendraient
la position en pointillé et leffet serait le même que
précédemment.
En résumé, soit pour répondre, soit pour appeler, il
devra d'abord pousser (à moins quil n y soit déjà)
le commutateur de réseau K sur IL ou sur I, suivant que lon
veut communiquer avec l'un ou l'autre réseau.
Intercommunication.
Supposons qu'un poste du réseau 1 veuille communiquer avec un poste
du réseau 2 ou inversement.
Il appelle dabord le poste d'intercommunication et lui demande le
poste avec lequel il désire être mis en relation.
L'agent du poste d'intercommunication appelle lui-même le poste demandé,
et établit rinlereommunication en poussant le commutateur vers la
flèche L, les deux sonneries des postes sont supprimées, ce
qui permet aux postes en relation de savertir réciproquement
par la sonnerie sans déranger le poste d'intercommunication.
Fin de conversation.
A la lin de la communication l'un quelconque des deux postes ou les deux
à la fois appuient sur le bouton noir pour remettre les aiguilles
à la croix.
A chaque coup de bouton, une sonnerie spéciale fin de conversation
C fonctionne au poste d'intercommunication et avertit le préposé
qu'il peut rétablir les deux circuits en remettant le commutateur
F au repos.
Nous ne voudrions pas terminer cette étude de lappareil sans
dire quelques mots davantages spéciaux au système.
Le dispositif s'applique aussi bien au simple fil quau double fil.
Il suffit de relier les fils de ligne de manière à ce que
le courant circule dans ce même sens à travers tous les appareils
. (fig 10 et 11)
Il est à remarquer également que les seuls enroulements des
relais de résistance appropriée à celle de la ligne,
sont en série sur celle-ci dans chaque poste, ce qui constitue un
avantage au point de vue téléphonique. Lappareil est
très peu encombrant. Il permet d'obtenir 2000 tours de cadran sans
remontage à la main. Le remontage électro-automatique serait
tout aussi simple. Il consomme cependant une quantité d'électricité
assez forte et nécessiterait un renforcement des piles. Il suffirait
pour cette modification de remplacer le mouvement d'horlogerie par un système
électro-magnétique agissant par un cliquet pour la commande
de l'arbre p.
Applications
- Bien que très récent, l'appareil Dardeau a été
adopté par plusieurs compagnies.
Il fonctionne sur les tramways de Tours (ce postes : ligne de Saint-Martin
à Tours), 17 postes desserviront les trottoirs roulants de lExposition,
et 20 les gares du chemin de fer métropolitain.
Dans les installations précédentes tous les postes sont en
série.
Appareil omnibus Breguet
- La Compagnie générale des Omnibus,
à la suite dessais heureux sur la ligne d'Ivrv-les-Hallcs,
a décidé lapplication des appareils Dardeau à
son réseau téléphonique qui comprend plus de 60 km.
Cette installation est très intéressante au point de vue des
nombreux postes d'intercommunication que présentera ce réseau
et grâce auxquels deux postes quelconques du réseau pourront
communiquer entre eux.
- La Compagnie du chemin de fer sur route de Paris à Arpajon possédera
de même trois circuits indépendants comprenant en tout 11 postes
dont quatre dintercommunication.
1914 Le chemin de fer métropolitain
Le téléphone occupe au Métropolitain
une large place et le développement de ces lignes téléphoniques
atteint 777 kilomètres pour les 78 kilomètres de voies actuellement
en exploitation. Lorsque le réseau Métropolitain sera complet,
le développement de ces lignes téléphoniques dépassera
1.000 kilomètres.
Sous la conduite de l'aimable ingénieur du Métropolitain,
M. Dardeau, nous avons pu voir en détail cette organisation si
complexe et résolue de façon si simple.
M. DARDEAU Ingénieur
en chef des Services Electriques du Métropolitain
Le problème qui se posait était en effet de pouvoir faire
un appel dans un poste quelconque et dans celui là seul, de supprimer
ce appel si le poste n'avait pas répondu au bout d'un certain temps;
d'appeler et de mettre en correspondance collective un nombre quelconque
de postes embrochés; d'appeler tous les postes à
la fois pour leur transmettre simultanément des ordres et ceci
à partir d'un poste quelconque; de faire connaître dans chaque
poste si la ligne téléphonique est libre ou occupée
et par quel poste celle-ci est occupée et, en cas de prolongation
de l'occupation, pouvoir donner aux postes communiquants un signal leur
demandant de céder la ligne; au besoin,en cas d'urgence, les interrompre
pour appeler le poste voulu et dans tous les cas assurer le secret absolu
des communications.
Ces différents points ont été résolus par
le poste Dardeau que l'on peut voir dans les cabines de chef de gare des
stations du Métropolitain.
Dans les installations télégraphiques et téléphoniques
généralement employées dans les chemins de fer, tramways,etc.,
le ou les fils partent d'un bout du réseau pour s'arrêter
à tous les postes intermédiaires, sectionnant ainsi la ligne
en autant de tronçons. Il est donc nécessaire pour communiquer
d'un poste -à l'autre d'attaquer successivement tous les postes
intermédiaires et de demander à chacun d'eux la communication
pour le poste suivant. Ceci exige la présence de tous les employés,
immobilise les lignes pendant un temps très long et ne permet d'avertir
les intermédiaires que lorsque la ligne est redevenue libre.
L'Appareil Dardeau pour le métro Parisien
Les appareils Dardeau sont tous identiques, de façon à pouvoir
se répartir sur le réseau et d'être complètement
interchangeables. De plus si par la suite le nombre des postes devait
être augmenté le simple remplacement de la roue interchangeable
par une autre divisée en un plus grand nombre de crans serait la
seule opération nécessaire et cette substitution se ferait
sur place en quelques minutes sans démonter l'appareil et sans
interrompre le service.

Le poste des stations du Métropolitain se compose d'un appareil
téléphonique d'un modèle quelconque, d'une sonnerie,
d'une pile de ligne ou pile locale et une pile pour le microphone, de
deux clés d'appel et de l'appareil Dardeau. Le fonctionnement en
est extrêmement simple et il est impossible, par suite de l'absence
totale de fiches ou de commutateurs à manuvrer, qu'une personne
inexpérimentée entrave le fonctionnement de la ligne. Et
même commandé par un échappement bloqué, en
temps normal, par un levier d'arrêt que l'on peut actionner au moyen
d'un électro-aimant.
Chaque fois que l'aiguille a fait un tour de cadran elle se trouve bloquée
en face d'un certain signe et comme chaque aiguille dans chaque appareil
a fait le même mouvement elles se trouvent bloquées toutes
au même endroit. Le synchronisme des appareils se trouve réalisé.
L'arbre qui porte l'aiguille comporte une came calée différemment
pour chaque poste et qui peut pendant sa rotation, rencontrer des pièces
métalliques et ouvrir ou
fermer les circuits. La position de cette came correspond à une
position d'aiguille en face d'un certain chiffre ce qui permet,en amenant
l'aiguille en face du chiffre correspondant, de converser avec le poste
dont la came se trouve dans ce cas l'arrêt de plusieurs appareils
ne peut en quoi que ce soit gêner le fonctionnement des autres.
Un cadran sur lequel se déplace une aiguille est fixé à
la partie supérieure de l'appareil et indique à celui qui
le manuvre si la ligne est libre et lorsqu'il fait un appel si celui-ci
correspond bien au numéro du poste désiré.
Cette aiguille est commandée par un arbre monté sur un mouvement
d'horlogerie qui est calée pour cette position d'aiguille et avec
celui-là seulement.
Il suffit pour actionner l'appareil d'agir sur deux boutons; l'un porte
le signe 4- , l'autre le signe . L'envoi d'un courant de sens négatif
actionne le levier d'arrêt et libère le mécanisme.
Toutes les aiguilles sont alors portées sur le signe dèclenchement
du cadran. L'envoi du courant du signe + actionne l'échappement
et laisse avancer l'aiguille d'autant de dents qu'il y a d'émissions
de courant. Ainsi, l'envoi de trois courants positifs ferait occuper à
l'aiguille la position marquée3 sur le cadran.
Lorsque l'aiguille est en regard de ce chiffre, l'envoi d'un courant négatif
provoquera le dèclenchement de la sonnerie du poste 3.
Celle-ci s'arrête lorsque l'employé répond ou quand
le poste appelant ne recevant pas de réponse remet les aiguilles
au signe d'arrêt en continuant l'envoi de courant dans le même
sens.
Dans le Métropolitain, cette émission de courant se fait
par un pendule électro-magnétique placé au central
téléphonique de la Bastille, ce qui assure la régularité
des émissions et évite les émissions précipitées
qui pourraient se produire si celles-ci étaient faites à
la main en appuyant sur le bouton autant de fois pour produire le chiffre
voulu.
Le cadran comprend, en outre, un numéro correspondant à
l'appel général. Chaque sonnerie fonctionne alors dans tous
les postes, et celle-ci n'est arrêtée que lorsqu'on en décroche
le récepteur. Si un des postes est absent, sa sonnerie fonctionnera
pendant toute la durée de la conversation, jusqu'à ce que
tout soit remis à la position de repos par le poste appelant.
Dans ce cas comme dans les autres, le poste appelant donne un courant
positif pour ramener toutes les aiguilles à la position de repos,
et ceci en appuyant sur un bouton jusqu'à ce que l'aiguille du
cadran qu'il a devant lui se trouve ramenée à sa position.
Si par inadvertance on maintient le bouton appuyé plus longtemps
qu'il est nécessaire, les aiguilles restent malgré tout
à la position de repos, puisqu'un cran spécial les arrête
dans cette position jusqu'à ce qu'en donnant un courant négatif,
c'est-à-dire en appuyant sur l'autre bouton, elles se trouvent
à nouveau déclenchées. Cette inadvertance serait
même utile, car en admettant qu'une ou plusieurs aiguilles soient
restées en retard par une cause quelconque, le nombre d'impulsions
supplémentaires permettrait de rattraper ce retard et assurerait
le synchronisme de toutes les aiguilles par rapport à cette position
de repos.
Chaque ligne métropolitaine est desservie par de nombreuses lignes
téléphoniques qui mettent en relation immédiate les
stations entre elles, les différents services entre eux et avec
le service central de l'exploitation.
Les sous-stations de transformation du courant électrique sont
également en relation immédiate avec la station la plus
voisine du point qu'elles alimentent et avec l'usine génératrice
de Bercy.
En principe, chaque ligne métropolitaine est desservie de la façon
suivante :
Une ligne directe relie entre elles les deux stations terminales pour
régler le départ des trains.
Ensemble du Réseau Téléphonique
Chacune des stations intermédiaires est reliée directement
à sa voisine par une ligne dite omnibus qui permet, le cas échéant,
de suppléer aux signaux du bloc système.
Une ligne dite d'appel général relie à la fois toutes
les stations pour la transmission simultanée des communications
collectives.
Certains signaux éloignés dans le tunnel sont reliés
aux stations intéressées. Les sous-stations de transformation
du courant électrique sont reliées à la station la
plus voisine du point qu'elles alimentent.
Enfin, une ligne de postes Dardeau relie entre elles les stations les
plus importantes et les stations d'échange.
Le central téléphonique est installé dans un local
spécial à la station de la Bastille sur la ligne n°
1, où toutes les lignes de postes Dardeau prévus au nombre
de 20 pour l'ensemble du réseau aboutissent sur un standard de
dispositions particulières. Celui-ci comporte en outre des lignes
ordinaires reliées au standard desservant les bureaux du service
central de l'exploitation, de telle sorte que les différents services
peuvent être mis en n relation avec un point quelconque du réseau.

Le Central Téléphonique du Métropolitain (Station
de la Bastille)
TÉLÉPHONE ET AVERTISSEURS D'ALARME
1° Réseau téléphonique.
Le réseau téléphonique comprend :
une ligne directe entre les stations « Place de l'Étoile
» et « Gare d'Orléans » ;
une ligne de postes omnibus de station à station ;
une ligne de postes Dardeau permettant aux stations les plus importantes
(Quai de Passy Avenue de La Motte-Picquet Gare Montparnasse
Place Denfert-Rochereau Place d'Italie Gare d'Orléans),
de communiquer entre elles et avec le Service central, quai de la Rapée,
n° 46.
La ligne de postes Dardeau est reliée à celle des postes
de même type de la ligne n° 1, au moyen d'un poste d'intercommunication
situé à la station de la Place de l'Étoile ; elle
est pourvue aussi d'un poste Dardeau spécial installé
au Service central.
Enfin un poste Dardeau est installé dans chacune des sous-stations
Denfert-Rochereau et La Motte-Picquet, et relié au réseau
général des postes Dardeau des sous-stations.
Chaque poste téléphonique comprend : un microphone Bailleux
avec récepteur Ader, une sonnerie du type de celles du service
des Postes et Télégraphes, et un annonciateur pour chacune
des directions desservies.
Les postes Dardeau sont munis, en outre, d'un appareil Dardeau avec
les relais nécessaires.
Chaque conducteur est composé d'un iil en cuivre
rouge étamé haute conductibilité, de 0,001 m. de
diamètre, une couche de caoutchouc naturel, une couche de caoutchouc
vulcanisé, un ruban enduit, un guipage coton.
Les câbles sont à cinq paires depuis la station Avenue
de Villiers jusqu'à la sous-station Opéra, et à
six paires depuis ce point jusqu'à la station Place Gambelta
; sur toute la ligne, il y a dans ces câbles deux paires en attente.
Chaque paire comprend un fil noir et un fil de couleur; ce dernier est
de même nuance que le guipage qui recouvre la paire dont il fait
partie : c'est-à-dire qu'une paire recouverte de coton rouge
se compose d'un fil rouge et d'un fil noir, etc.
Les fils d'une même paire sont câblés ensemble au
pas de 0,20 m. ; les paires sont ensuite câblées entre
elles au pas de 0,30 m.; le câble ainsi formé est recouvert
d'un ruban tanné et d'un tube de plomb de 0,002 m. d'épaisseur
Avertisseurs d'alarme.
L'installation des avertisseurs d'alarme comprend les dispositifs
ci-après :
a. Un système permettant l'ouverture automatique des disjonceurs
des sous-stations, avec sonneries annonciatrices de disjontion ;
b. Des postes téléphoniques reliant respectivement les
sous-sta°ns Denfert-Rochereau et La Motte-Picquet aux stations les
plus voisines qui, dans l'espèce, portent chacune le même
nom que la sous-station correspondante.
Le système permettant l'ouverture automatique des disjoncteurs
des sous-stations comprend principalement :
1° Dans les centres d'alimentation : des relais avec piles et sonneries
;
2° Sur la voie : des boutons ordinaires de sonneries placés
dans es boites en fonte plombées, avec couvercle en verre.
Les boîtes ont distribuées à raison de une par gare,
et de une tous les 100 mètres environ en voie courante.
Les postes téléphoniques reliant les sous-stations aux
stations voisines sont du système Dardeau avec sonneries d'appel.
La composition des câbles du réseau téléphonique
et des avertisseurs d'alarme est identique à ceux de même
destination de la n° 3 ; ils sont à 8 paires entre les stations
« Place de l'Étoile » « Place du Trocadéro
» ; à 9 paires depuis cette dernière jusqu'a la sous-station
de La Motte-Picquet; à 11 paires entre les sous-srations Motte-Picquet
et Denfert-Rochereau ; à Paires, entre cette dernière sous-station
et la place d'Italie ; à 14paires au delà jusqu'à
la station « Gare de Lyon » de la ligne r toute l'étendue
de la ligne, Sur toute la ligne deux câbles supplémentaires
ont été posés en attente.
Sur la voie, des boutons ordinaires de sonneries placés
dans des boîtes en fonte plombées, avec couvercle en verre.
Les boîtes sont distribuées à raison de une par station
et une tous les 100 mètres en souterrain courant.
Les postes téléphoniques placés dans le tunnel et
reliés aux stations sont du système Bailleux avec sonneries
d'appel ; ils sont installés près des signaux intermédiaires
et enfermés dans des boîtes en tôle. Sur la ligne n°
3, ces postes sont au nombre de quatre : à savoir :
Deux entre les stations « Place de la République »
et « Avenue Parmentier » ils sont, par suite, reliés
l'un avec la première, l'autre avec la seconde ;
Deux entre les stations « Père-Lachaise » et «
Place Martin-Nadaud ».
Le conducteur d'un train en détresse peut ainsi appeler le chef
de station et inversement.
Les postes téléphoniques reliant respectivement les sous
stations « Opéra » et « Père-Lachaise
» aux stations les plus voisines, « Rue Caumartin »
et « Père-Lachaise », sont du système Dardeau
avec sonneries d'appel.
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