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Compagnie générale
de télégraphie et de téléphonie CGTT
La CGTT Compagnie Générale de Téléphonie
et de Télégraphie créée en 1908, était,
en 1927 une filiale française de Siemens.
C'est une société française à capitaux allemands,
denvergure réduite, fabrique en France sous licence des commutateurs
Strowger Siemens & Halske. et a obtenu
une licence pour fabriquer des téléphones jusqu'en 1938,
Le journal officiel de Monaco évoque la CGTT :
créée en 1908, elle était présidée
en 1911 par Paul Doumer (qui deviendra, pendant dix mois,
président de la République française jusquà
son assassinat en 1932).
Elle fut transformée en 1914 et 1919.
En 1929, s'achève la construction de la première ligne de
câble à grande distance entre Paris, Tours et Bordeaux.
Dans les années 1930, dix départements étaient équipés
de matériel CGTT.
La CGTT était un constructeur relativement mineur en France ; pour
des raisons politiques, Siemens n'a jamais pu s'implanter durablement
en France et à Monaco.
En 1935, Siemens absorbe la compagnie Générale de Télégraphie
et de Téléphonie et devient la filiale française
de Siemens pour lexploitation des brevets Siemens et Halske. 23
rue des Usines, 15e arrondissement de Paris.
En 1937 Création de Siemens Phonophore.
À la déclaration de guerre en 1939, Siemens France est placé
une année sous séquestre.
La deuxième guerre mondiale met en péril la société
Siemens. C'est cette fois-ci Marcel Frange, à la tête de
Samering, qui sauve l'entreprise. Il en devient un
représentant essentiel. Les produits Seimens peuvent être
ainsi de nouveau distribués en France grâce à l'intervention
de Samering.
À la libération, nouvelle mise sous séquestre.
En 1949 la société reprend ses activités.
En 1952, Samering reprend le nom et la marque Siemens et devient "Siemens
Société Anonyme Française" en 1956. Il étend
son marché avec le disque en rachetant en 1957 les maisons de disques
Polydor et Polyphon.
En 1960, Siemens SAF crée la division Energie et Matériel
d'Installation et en 1962 la division Composants. OSRAM, filiale du groupe
part à la conquête du marché français en rachetant
Neolux et fabrique des ampoules à incandescence...
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L'automatisation du téléphone de Paris
Dans le cadre du plan 1923/1926 commence la consultation pour l'équipement
du réseau de Paris en centraux automatiques
pour lequel plusieurs techniques sont en présence.
- La première (dont le brevet de base date de 1889) est le système
Strowger installé à Nice en 1913.
Eli Noam, dans son ouvrage « Telecommunications in Europe »
, à propos de lautomatisation parisienne (1925) écrit
:
« La Compagnie Générale de Télégraphie
et de Téléphonie était également en lice,
mais son système reposait sur un brevet Siemens, et le gouvernement
français ne souhaitait pas que les téléphones parisiens
dépendent de la technologie allemande. »
Les 2 entreprises françaises, la Compagnie des Téléphones
Houston-Thomson et la Société Industrielle du Téléphone,
utilisaient aussi le matériel Strowger.
- La Société des Téléphones Ericsson, elle,
présentait un matériel suédois et la Société
LMT rachetée par ITT, un matériel Strowger.
- Quant à la CGTT en 1926 elle possédait un Strowger fabriqué
sur brevets Siemens. Elle était donc exclue d'avance, l'administration
refusant dépendre d'une technique allemande.
Après une véritable bataille, racontée avec talent
par lun de ses principaux protagonistes, Maurice Delorraine les
arguments de LMT l'emportent.
Le système Rotary se montrait plus complet et plus fiable. D'autre
part LMT proposait de construire en France dans la banlieue de Paris à
Boulogne-Billancourt une usine aux capacités de production importantes.
Enfin le système était beaucoup plus avantageux.
Dans le cadre de l'automatisation en France,
1 - Le Système Anglais "tout
relais" fabriqué
par la Compagnie Générale de Télégraphie et
Téléphonie (CGTT), capable de gérer jusqu'à
1000 abonnés est installé à Fontainebleau
le 30 juillet 1927 .
Ce système n'a pas été retenu pour le plan national.
2 - Le système Rotary de grande capacioté
ouvre le premier centre rotatif semi-automatique Rotary 7A à
Angers en 1915. Il sera retenu pour les grandes villes.
Le Rotary 7A1 a été utilisé dans le réseau
parisien, Il servit à préparer lautomatisation de
linterurbain automatique.
3 - Le système Strowger sera étendu
encore quelques années pour des moyennes capacité, il a
été retenus uniquement pour la province. .
4 - Le R6 N1 (normalisé type 1) pour l'automatisation
des centres ruraux, sera déployé sur les centres de plus
petite capacité.
Il a été mis en service en France en 1949 à Rouen,
par la CGCT.
Vers 1934, lorsque Monaco a commencé à envisager
l'automatisation de son réseau, la question cruciale était
: Thomson-Houston ou CGTT ?
Monaco disposait déjà de quelques
systèmes PTT manuels (1924).
En 1929 la CGTT avait déjà équipé Saint-Malo
d'un central téléphonique rurales semi-automatique Siemens,
qui fonctionnait de manière très satisfaisante.
Puis en France, les marchés sont notifiés par l'administration
en Juin 1932 pour un Ensemble de commutateurs mis en service à
partir du 10 juillet 1932 (Inauguration officielle le 15 octobre 1932)
pour automatiser la zone de Saint-Malo et des communes voisines
: Rocabey, Saint-Servan, Paramé, Dinard, Cancale, Rothéneuf,
Dol, Saint-Lunaire et Saint-Briac en système Siemens. Il s'agira
pour la première fois en France de réaliser la mise en essai
de communications interurbaines entièrement automatiques dans une
zone de densité moyenne voire réduite de population.
- Pour Monaco, l'offre de CGTT R6 était légèrement
moins chère que celle de Thomson a été retenue (lire
la page Monaco ).
1937-1938 : Le premier commutateur téléphonique automatique
de type R6 avec
Enregistreurs fut implanté à Monaco circa (Monaco
Grimaldi R6) d'une capacité 3.500 lignes.
L'installation est disparate car elle est constituée à la
fois d'une chaîne R6 desservant
1.500 abonnés et d'une chaîne Strowger
- Siemens desservant 2.000 abonnés. Initialement, la
numérotation téléphonique à Monaco est à
5 chiffres et s'inscrit dans le schéma directeur d'automatisation
de la côté d'azur avec les centres téléphoniques
R6 avec Enregistreurs déployé avant la seconde guerre mondiale.
Le réseau intra-monégasque suit donc le développement
du téléphone automatique français, en y étant
totalement intégré de facto.
Le système SIEMENS & HALSKE, installé en France par
la CGTT, filiale de Siemens ne sera
pas étendu à d'autres communes. D'après les débats
parlementaires de l'époque il appert que la provenance d'Allemagne
de ce système ait pesé en sa défaveur en France,
eu égard à la situation politique depuis la guerre de 1871.
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La Société Siemens
Du premier atelier berlinois de dix employés fondé
le 12 octobre 1847 par Werner Siemens, au groupe international avec ses
300 000 collaborateurs en 2014, Siemens est une saga à lui tout
seul. Peu dentreprises peuvent se prévaloir dune aussi
longue histoire. Linvention du télégraphe à
index électrique contribua dès 1848 à lessor
de la société « Telegraphen Bau-Anstalt von Siemens
& Halske » .
Quelques années après, les premières succursales
Siemens voient le jour hors dAllemagne.
En 1878 est fondé au 11, rue de Châteaudun , la société
"Siemens Frères-Ingénieurs-Electriciens".
Les ateliers fabriquent principalement des machines et appareils destinés
à léclairage électrique.
En 1879, nouveau coup de génie du duo allemand qui dépose
en France le brevet de la dynamo électrique.
La Première Guerre mondiale interrompt ses activités en
France.
Elles redémarrent en 1920 à Suresnes avec la création
du bureau Electrotechnique.
En 1925 Siemens débute ses activités dans le médical
avec sa filiale SIAM.
En 1927 « Siemens France SA » est créé.
En 1935, Siemens absorbe la CGTT (Compagnie générale de
télégraphie et de téléphonie).
À la déclaration de guerre en 1939, Siemens France est placé
une année sous séquestre. À la libération,
nouvelle mise sous séquestre.
En 1949 la société reprend ses activités et retrouve
son nom en 1952.
En 1956 lentreprise devenue Siemens SAF déménage rue
du Faubourg-Saint-Honoré. Un an plus tard, elle rachète
les maisons de disques Polydor et Polyphone.
En 1966 elle crée sa division informatique.
En 1970 Siemens SAF quitte ses locaux trop exigus et installe son millier
de salariés boulevard dOrnano à Saint-Denis, dans
le quartier Pleyel.
Le 26 septembre 2014 , ellee transfère ses activités au
40 avenue des Fruitiers.
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En 1986, la CGTT est privatisée et ses actifs
sont répartis entre Alcatel-Thomson et Matra.
LE démantèlement, au début de 1984,
du monopole dAmerican Telegraph & Telephone (ATT) ne visait
pas seulement à introduire une concurrence interne aux Etats-Unis
dans le domaine des télécommunications. Lobjectif
était aussi de permettre aux géants américains ATT
et IBM de sattaquer à titre de réciprocité
aux marchés étrangers protégés, tel
celui de la France.
La privatisation de la CGCT offre ainsi une magnifique occasion à
ATT de sinstaller dans lHexagone. Le groupe allemand Siemens
sest cependant, lui aussi, porté candidat. Le gouvernement
français devra choisir entre lamorce dune intégration
des PTT à une stratégie mondiale, qui se décide outre-Atlantique,
et la création, in extremis, du noyau dur dune Europe des
télécommunications.
Choix symbolique, lourd de conséquences, qui va
bien au-delà du simple rachat dune société
nationalisée. Car, derrière les deux principaux candidats,
laméricain ATT et lallemand Siemens, ce sont deux
options politiques différentes qui se profilent.
Dun côté, lalliance avec le géant doutre-Atlantique
qui rêve de devenir, aux côtés dIBM, le grand
communicateur de lan 2000 ; de lautre, le renforcement de
laxe franco-allemand, point de passage obligé dune
construction européenne qui marque le pas.
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